Fantasy, Lectures "La tête dans les étoiles"

Or et Nuit par Mathieu Rivero

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Editions des Moutons électriques

Collection La bibliothèque voltaïque

250 pages

Paru en 2015

Quatrième de couv’ :

Des mille et une histoires que j’ai pu conter, aucune n’est aussi fabuleuse que celle que je m’apprête à te narrer.

On y voyage de cités mortes en jardins luxuriants, de royaumes en déserts et de geôles en palais. On y croise djinns et ghûls, sultans et dragons, reines et démons, et les lignées maudites s’y affrontent autant que les passions se déchaînent. Vois-tu, elle recèle en son cœur une bien plus unique distinction. Cette histoire d’amour et de mort est vraie : je l’ai vécue. Parole de Shéhérazade.

 

Mon avis :

Ce livre se situe 3 ans après le début des Mille et une nuits. Comment ce conte débute : La première épouse de Shahryar est surprise par son mari en pleine orgie sexuelle avec ses servantes et les gardes du palais et dès lors, le sultan décida de se marier le soir et de faire décapiter son épouse à l’aube pour ne pas lui laisser le loisir d’être infidèle (radical le bonhomme ^^). Devant l’hécatombe, Shéhérazade, la fille du vizir (un équivalent du premier ministre face au président pour être plus claire) se dévoue pour être la prochaine épouse avec un plan, elle racontera des histoires imbriquées les unes dans les autres pour captiver Shahryar et offrir un répit aux femmes du royaume aussi longtemps que possible.

Donc, Or et Nuit retrouve Shéhérazade 3 ans plus tard, elle a eu 2 enfants avec Shahryar et a guéri son mari de sa jalousie maladive, elle peut donc voyager librement pour nourrir ses contes. Lors d’un de ces déplacements, Shéhérazade est enlevée par un groupe de brigands et elle va conter la destinée d’Azi Dahaka au chef Tariq sans se douter que cela va éveiller quelque chose en lui qui va les jeter sur les routes pour rejoindre le sultan-dragon.

Je dois dire qu’on retrouve bien le style des contes originaux avec un fil rouge, des chutes donnant envie à Tariq d’écouter la suite et qui permet à Shéhérazade de monnayer des avantages lors de sa détention. Des histoires s’imbriquent dans la principale pour suivre des personnages secondaires et on suit également en parallèle l’histoire de Shéhérazade et Tariq. Contrairement aux textes originaux en vieux français qui peuvent apporter de la difficulté à la compréhension, ici le récit est conter de manière moderne (sans argot non plus hein) mais juste en français actuel.

J’avais énormément aimé les Contes des Mille et une nuits (on y retrouve le conte original d’Aladdin ou d’Ali baba et les 40 voleurs notamment) et c’est avec grand plaisir que j’ai retrouvé Shéhérazade et sa qualité de conteuse enchanteresse.

En bref, Mathieu Rivero a parfaitement relevé le défi de faire une « suite » des Mille et une nuits sans dénaturer la version originale. Je recommande.

Ce livre compte pour le Challenge de la littérature de l’imaginaire.

8760376

Bonne lecture !

Fantastique, Lectures "La tête dans les étoiles"

Vampire malgré lui par Collectif

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Editions du Petit caveau

Collection Sang de brume

243 pages

Paru en 2012

Quatrième de couv’ :

Il est grand et fort, musclé à souhait. Sa beauté fait rêver, son regard ténébreux envoûte chaque femme qui le croise. Il dicte ses propres lois, règne dans l’ombre sur le monde. Il fascine autant qu’il effraie ; on redoute de croiser sa route par une nuit sans lune. Le vampire veille en secret sur le monde des mortels, séduit les masses, inflige la terreur et… Stop.

On rembobine et on recommence. Des vampires à cette image, c’est ennuyant, n’est-ce pas ? Ils ne sont pas tous des héros, des créatures dotées d’une puissance sans limite, ils ont aussi des peurs, des tics, des phobies, des faiblesses. Après tout, ils ont été humains, avant de renaître. Ces vampires malgré eux, ces antihéros, on les oublie bien trop souvent…

Alors aujourd’hui, douze auteurs ont décidé de les mettre sous les feux de la rampe !

 

Mon avis :

Les vampires j’adore ça, en version antihéros ? Pourquoi pas, j’ai tenté l’aventure avec un recueil de nouvelles et…ben j’en ressors plutôt mitigée…Présentation :

J’ai adoré :

Noblesse d’âme par Lydie Blaizot, la grand-mère, Cunégonde, elle déchire tout (malgré son nom à coucher dehors la pauvre ^^), j’ai bien rigolé.

Neverland par Henri Bé, un vampirisme d’un genre particulier sur des enfants ayant bénéficié d’un traitement expérimental alors qu’ils étaient en phase terminale, dérangeant brrr.

Les Naömis par Jean Vigne, récit sur le mythe d’une peuplade amazonienne composée d’enfants étranges et de chauve-souris vampires…un écrivain dont j’ai beaucoup aimé sa trilogie Néachronical, encore un beau récit à son actif.

Pétrus par David Osmay, le vampire est…un chat et on est dans sa tête, c’est lui qui raconte l’histoire, adorant ces petites bêtes je ne pouvais qu’aimer !

Sympa :

Comme un coeur qui bat par Tepthida Hay qui est dans un univers Steampunk, pauvre Nathaniel en proie à de drôle de pulsions violentes et un aspect repoussant ses contemporains.

Cuttle Feesh par Alice B. Griffin, un récit type science-fiction avec plusieurs sortes d’espèces vivantes, de différentes planètes, notre vampire à l’esthétique d’une pieuvre capable de se transformer en humain.

Les dents de Kitty par Patrice Verry, on suit Kitty de son enfance à ses 20 ans environ, qui a une particularité, des canines pointues…récit sur…la folie !

Mademoiselle Edwarda par Vincent Tassy, originalité du héros malgré lui (malgré elle), transsexuel attendant son opération pour être enfin une femme complète, mauvaise rencontre, opération qui foire, fuite, violence, désespoir, on ressent le mal-être d’Edwarda.

Bof :

Si tous les rois de Terre par Olivier Boile, un récit à l’époque napoléonienne où tous les proches de Napoléon et l’empereur lui-même sont des vampires expliquant sa soif de batailles…un style où je n’ai malheureusement pas accroché, mes souvenirs sont très flous à peine quelques jours après lecture, mauvais signe.

Dis-moi qui tu manges par Malaïka Macumi, un vampire allergique obligé de chasser dans les magasins bios avec de bons gros clichés des clients…un final inattendu mais qui aurait mérité d’être plus exploité peut-être.

Déchéance par Patrice Mora, récit post-apocalyptique, héros en mode survie éradiquant un peu tout sur son passage dans un bunker rempli de zombies et de militaires, ça dézingue pas mal, pas mon truc !

J’ai abandonné :

Chapitre Premier (Histoires de Vampires) par Jean-Paul Raymond, je n’ai pas accroché au héros totalement lâche au niveau de la vie réelle, vivant dans ses écrits et le monde peut crever sans souci (l’anti-héros parfait donc mais…pas mon truc à ce point).

En bref, une lecture vraiment 50/50 entre l’excellent à moyen et du bof à l’abandon car héros trop antipathique. Même si les recueils sont rarement chouettes de bout en bout (il en faut pour tous les goûts), c’est un bon moyen d’avoir un aperçu du style d’un auteur, de cette façon j’ai découvert Léa Silhol, Charlotte Bousquet, Estelle Faye, Sire Cédric et Samantha Bailly (j’en oublie forcément).

Ce livre compte pour le Challenge de l’imaginaire

8760376

Bonne lecture !

 

Fantasy, Lectures "La tête dans les étoiles"

La Chasse sauvage, T1 : Les Chants de la Terre par Elspeth Cooper

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Editions Bragelonne

477 pages

Paru en 2011

Quatrième de couv’ :

Gair est condamné à mort.
Il est le seul à entendre le Chant, une terrible magie qui le déchirera de l’intérieur s’il n’apprend pas à la maîtriser.
Pourchassé par les Chevaliers de l’Église qui veulent le jeter au bûcher, Gair a pour seul espoir un ordre secret que des siècles de persécution ont presque anéanti : les Protecteurs du Voile, l’unique rempart contre les démons du Royaume Caché.
Mais le Voile entre les mondes est en train de faiblir.
Bien avant d’y être prêt, Gair devra combattre pour sa propre vie, pour l’Ordre du Voile et pour la femme dont il est tombé amoureux…

Laissez-vous conter l’ancienne légende du monde. Écoutez la musique secrète de la magie.

 

Mon avis :

J’avais déjà eu un aperçu de ce qu’était la Chasse sauvage version petit peuple fantastique avec Faërie de Raymond E. Feist ou encore Les Soeurs de la Lune par Yasmine Galenorn (série que j’ai stoppé faute d’intérêt même si pas mal). Ce livre-ci « m’appelle » depuis des mois à chaque fois que mon regard le croise dans la biblio. Alors, de quoi ça cause ?

Gair est notre héros principal, banni de la cité pour sorcellerie et aidé dans sa fuite par un vieux sage, Alderan, ils arrivent à une école de sorciers pour évaluer le jeune homme (qui a environ 21-23 ans) qui n’a connu que l’Eglise pratiquement et donc ne sait pas gérer son potentiel magique. Les différents maîtres le mettront à l’épreuve et « Ô miracle » Gair possède un don incroyable que Tanith, l’elfe guérisseuse, n’a pu évaluer totalement (ça donne à penser qu’il en a sous le pied le petit).

En parallèle, on suit un peu Mazen qui est un Gardien des portes et du Voile entre les mondes. Ce dernier s’étiole et des « choses » commencent à le traverser qui ne feront pas bon ménage avec les humains…il doit impérativement trouver de l’aide…Le 3ème personnage important est Ansel, Précepteur de l’Eglise et qui doit rendre le jugement concernant notre héros, malade et âgé, il commence à remuer le passé sur les idées fondatrices de son Ordre et navigue rapidement en eaux troubles, les conspirateurs guettent…

On retrouve bien sûr les clichés de la Fantasy, héros orphelin, potentiel surpassant presque tout, l’Amûuuur (hum hum pardon) l’Amour donc ^^, la présentation des différents personnages avec le grand Méchant qui est un ancien de l’école, les crasses qu’il a faites et le pourquoi du comment qui amène à une belle bataille à la fin de ce volume et qui explique la recherche de vengeance de Gair ce qui va conduire au tome suivant. On n’en sait pas suffisamment sur Tanith et Mazen, deux personnages sur lesquels on veut en apprendre plus, ils sont peine ébauchés dans ce volume mais ont également du potentiel (et ouf une femme pourrait être importante cool), quelques éléments distillés par l’auteure nous tiennent en haleine.

Même en étant introductif, j’ai plutôt bien aimé ce livre surtout une fois Gair arrivé à l’école où l’intrigue devient plus prenante. Je lirai le second tome avec plaisir (je l’ai déjà dans ma PAL). Le souci sera plutôt pour la suite, le T3 est sorti en VO en 2013 (date de sortie du T2 en VF), y aura-t-il la suite de traduite ??? j’ai posé la question sur Twitter à Bragelonne, pas de réponse pour l’instant, affaire à suivre…

En bref, de la bonne fantasy classique mais je veux en savoir plus sur Tanith principalement, le rôle de Mazen et est-ce que Gair va basculer vers le Mal ??? Tadam, suspense…

Ce livre compte pour le Challenge de la Littérature de l’imaginaire.

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Bonne lecture !

Fantasy, Lectures "La tête dans les étoiles"

Les Kerns de l’oubli, T1 : L’exil par Feldrik Rivat (LC)

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Editions de l’Homme sans nom

402 pages

Paru en 2013

Quatrième de couv’ :

Plan d’ensemble. Vue d’oiseau. De la brume se dissipe, lentement, laissant percer la masse sombre d’une île. Elle se dresse, souveraine, dans son trône de pierre.

Almenarc’h.

Un vent violent balaye la scène. Assombrissant le ciel. Troublant les eaux du lac. L’Imprenable, forte d’un règne millénaire, vacille, sous la menace d’un simple silence. …peron de roche, fière citadelle, toi dont le nom est porté comme une légende aux confins du monde, pourquoi trembles-tu ? Craindrais-tu les ambitions fragiles de quelques mortels ? Cataxak, l’Ètranger ? Ulnhor, le roi déchu ? Roch, le gardien au cœur rongé par la colère ? Non, plus encore que tout autre nom, Almenarc’h craint le dernier de ses fils. Erkan. Guerrier maudit. Honni. Banni. Eh bien tremble, belle endormie. Car la main aveugle qui guide ce malheureux, elle, n’ignore rien du secret de tes entrailles.

Mon avis :

Une nouvelle lecture commune effectuée cette fois-ci avec Adlyn du blog Livres & petits papiers pendant la semaine passée. La petite coquine m’avait fichu 15 chapitres dans la vue le week-end dernier tellement « c’est trop bien » mais je l’ai rattrapé dans la semaine ^^ et on l’a terminé dimanche 1er mai.

Déjà, chaque chapitre détermine un point de vue différent et il y a plein de personnages, d’ailleurs on était toutes les deux un peu perdues les 3 premiers chapitres jusqu’à ce qu’on se rende compte que les titres des chapitres présentaient le personnage qu’on suivait, à partir de là, tout à été plus simple.

Le vieux roi Ulnhor et le conseiller Cataxak ont un petit humour qui m’a bien plus. Roch c’est le guerrier dans toute sa splendeur, les muscles sans la tête, il nous a un peu déçu d’ailleurs, Milena la reine fait un rapide passage pareil pour Siham la guérisseuse. Les femmes ne sont clairement pas représentées sauf…avec Awana mystérieuse femme aux cheveux d’argent, guerrière, qui à l’air de tout savoir sur le passé et l’avenir mais délivre sa science au compte gouttes. Telleran le vieux Sage-guerrier maitrisant deux éléments, un langage vachement ancien, on a eu du mal avec lui aussi. Alkar, le roi égocentrique, cruel et pleutre à souhait, t’as qu’une envie qu’il claque ^^ et bien sûr….Erkan, la pièce maitresse du récit, baladé dans le monde, totalement amnésique, endurant les épreuves les unes après les autres.

L’Exil est le premier volume de la trilogie Les Kerns de l’oubli et on a trouvé que c’est un tome de présentation, tout se met en place mais on n’a pas vraiment de réponse à la fin, on commence à entrevoir quelques fils, plusieurs personnages cités ci-dessus ont trépassé à la fin ^^donc faut voir pour la suite. On y trouve : Conflit entre dieux, réincarnation, magie, vampirisme particulier, tout ça avec des chapitres courts qui font que la lecture avance assez vite. Je vais essayer de lire le tome 2 d’ici début juillet, je sens que si je laisse trop de temps passer j’aurai du mal à raccrocher les wagons.

Ce livre compte pour le Challenge de la Littérature de l’imaginaire

8760376

Bonne lecture

Fantastique, Lectures "La tête dans les étoiles"

Le Songe d’Adam par Sébastien Péguin

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Editions de l’Homme sans nom

386 pages

Paru en 2011

Quatrième de cour’ :

Allemagne, Forêt-Noire, de nos jours.

C’est dans ce cadre magnifique que s’installent Hugo, chercheur dans le domaine des lettres, et sa fille Morgane, inventive adolescente. Mais la Forêt-Noire est également le cadre de légendes ancestrales, dont certaines seraient peut-être bien plus que de simples légendes…
Et lorsque Morgane commence à percevoir des choses qui ne devraient pas exister et que les fantômes du passé du père et de la fille semblent devenir plus que des souvenirs, l’horreur surgit, et les disparitions au cœur des bois trouvent une explication que l’esprit humain ne peut concevoir…

Mon avis :

Ce livre est sorti rapidement ma PAL pour une fois, acheté au Salon fantastique de février dernier, sa référence à Simetierre de Stephen King m’avait beaucoup intrigué. Une fois le livre refermé, je suis un brin mitigée (pour la 2ème lecture consécutive ça m’ennuie un peu…). Je m’explique :

Le manque de rythme est le point majeur en tout cas sur les 250 premières pages ce qui fait beaucoup quand même avant que l’action commence. 3 scènes majeures, la première à près de 100 pages qui fait planer l’inquiétude, les 2 suivantes à environ 190-200 pages et 300 pages plus gores l’une que l’autre, faut avoir le coeur bien accroché à partir de là…mais la pression retombe comme un soufflé après chacune des 2 premières scènes glauques.

Le pourquoi du soufflé : le père, Hugo, est un chercheur, il fait une thèse sur Dionysos et son parallèle avec Jésus et Dieu puis d’autres éléments viennent se surajouter aux premiers complexifiant petit à petit l’intrigue entre mythes, religions et philosophie, ces passages de recherche sont longs, en but avec des protagonistes qui soit cherchent à lui faire abandonner ses recherches soit lui donnent de la matière en racontant telle ou telle anecdote, tel document ou tel mythe dont Hugo ne savait rien. Ce sont ces passages très longs entre les courtes scènes d’action qui me font parler de « soufflé », ils coupent totalement l’élan du récit (bien que nécessaire, c’est le fond de l’histoire).

Sa fille, Morgane, a des jeux pour ses 15 ans qui me laissent perplexe, ils ne sont absolument pas en adéquation avec son âge pour jouer dans le sable de la carrière je trouve, a contrario, à d’autres moments elle a une force créatrice incroyable pour le dessin ou la poésie donc une plus grande maturité, peut-être la dualité entre l’enfance qui se termine et l’âge adulte proche… Hugo est hanté par sa défunte femme et à un moment elle lui reproche de ne pas avoir dit à Morgane toutes ses origines et à la fin du livre on n’est pas vraiment plus avancé sur ce point qui aurait pu être plus exploité.

Le final qui rattrape le tout : A partir de la 3ème scène beurk beurk ^^l’intrigue s’accélère et se démêle enfin pour notre plaisir, l’ambiance autour des protagonistes et de la Forêt Noire devient de plus en plus inquiétante comme je l’aurais souhaité depuis le début (ou bien je ne suis pas assez impressionnable ?? ^^) , entre les recherches d’Hugo qui aboutissent mais de façon inattendue lui laissant présager le pire, le drame concernant Morgane, les points de vue s’enchainent et se télescopent pour prendre un rythme effréné.

Les mélanges de mythologie grecque, nordique et chrétienne avec leurs ressemblances sont très intéressantes tout de même.

En bref, longuet mais bien glauque sur les 100 dernières pages, mitigée au final je m’attendais à une ambiance plus inquiétante tout du long du roman mais c’est une lecture qui s’est somme toute bien passée tout de même.

Ce livre compte pour le Challenge de la Littérature de l’imaginaire.

8760376

Bonne lecture !

Fantastique, Lectures "La tête dans les étoiles"

Dracula mon amour par Syrie James

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Editions Hachette

Collection Black Moon

545 pages

Paru en 2010

Quatrième de couv’ :

Sept longues années se sont écoulées depuis la fin tragique de l’aventure qui nous a opposés au Comte Dracula, moi, Mina Harker, mon mari, Jonathan, et trois de nos amis.

Et pourtant… je me souviens de chaque trait de son visage, de chaque muscle de son corps, comme s’il n’avait jamais cessé de m’étreindre.

Aujourd’hui, je ne peux plus supporter le poids de la culpabilité et je me dois d’écrire ce qui s’est réellement passé.

Loin du monstre qu’il pouvait être parfois, il était aussi un homme magnifique, d’une beauté terrifiante et d’une intelligence remarquable.

Je l’ai aimé au premier regard, d’une passion dévorante, charnelle et interdite. Et j’aime à croire que cet amour incendiaire fut partagé.

Voici mon journal intime.
Voici la véritable histoire de Dracula.

Mon avis :

J’ai acheté ce livre d’occasion l’an dernier, couverture, titre, synopsis, tout me plaisait et la lecture fût franchement agréable malgré quelques rares coquilles qui n’ont en rien gâché la lecture. Après Dracula de Bram Stocker (dont le film de Francis Ford Coppola est à tomber visuellement et très fidèle au livre), j’ai lu la suite qui se déroule 20 ans plus tard, Dracula l’immortel, écrite par un lointain petit neveu (Dacre Stocker) aidé d’un spécialiste d’après les notes laissées par le grand-tonton et maintenant, je redécouvre le mythe à travers les yeux de Mina, Ô joie ^^

La collection Black Moon est spécialisée pour le public YA mais personnellement j’ai beaucoup apprécié (certainement parce que je suis une fan du mythe, c’est possible ^^). Le ton du récit est parfaitement respecté je trouve (peut-être un ou deux anachronismes dans les réflexions et encore), Mina est tiraillée par sa conscience et les convenances de ce XIXè siècle et même si elle brûle pour Dracula (le mystérieux M. Wagner) elle est amoureuse de Jonathan (oui un triangle amoureux, eurkkkk). Son coeur balance (son corps aussi, coquine).

J’aurais préféré qu’elle choisisse Mr Wagner plutôt que de s’enfermer avec un Jonathan ennuyeux mais on connait tous la fin de l’histoire quoiqu’à la fin…on rattrape le roman de Dacre Stocker, Dracula l’immortel, pour un certain personnage ce qui est très intéressant. Mina vit intensément dans les bras de Dracula, elle devient passionnée et courageuse, alors qu’elle voue plutôt une tendre amitié que de l’amour pour Jonathan je trouve, qui est un ami d’enfance qui lui offre une vie douce et sereine après son enfance à l’orphelinat.

A travers les yeux de Mina, on découvre un autre Dracula, un immortel qui n’a rien du monstre que Van Helsing ou Jonathan ont dépeint, toutes les tragédies traversées dans l’ouvrage de Bram Stocker ont une autre réalité tout aussi plausible dans Dracula mon amour (ainsi que dans Dracula l’immortel que je ne peux que vous conseiller également).

En bref, passion vs raison, action, un couple impossible tellement romantique (ouais je peux être midinette quand y a des crocs ^^).

Ce livre compte pour le Challenge de la Littérature de l’imaginaire.

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Bonne lecture !

Fantastique, Lectures "La tête dans les étoiles"

La Maison de Londres par Lydie Blaizot

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Editions du Petit Caveau

Collection Sang d’Absinthe

354 pages

Paru en 2010

Quatrième de couv’ :

Londres, 1895.

Ruppert Haversham, Arthur Ruterford et Hubert Michel, trois vampires aux caractères aussi différents que marqués, tentent de vivre normalement malgré la malédiction dont ils s’estiment victimes. Affiliés à la puissante Maison de Londres, ils se retrouvent chargés de l’éducation d’un nouveau collègue, Donald Crump.
Malheureusement, ce dernier se révèle être une véritable calamité qui va mettre en péril l’organisation dont il est censé faire partie. Par sa faute, la guerre avec la Maison de Cardiff prend des proportions alarmantes et ses camarades sont contraints de rattraper ses bêtises.
Leurs pérégrinations vont les mener de Londres à Upper Plot, un village qui semble recéler la clé de leur problème… et même peut-être davantage.

Mon avis :

Je vous retrouve à nouveau avec des vampires (et c’est pas fini, comme dirait la pub ^^). Bien que je sois sûre de ne pas découvrir l’auteure je n’arrive pas à retrouver ce que j’ai lu d’elle, par contre d’autres écrits de celle-ci se trouvent dans des anthologies que je lirai prochainement : Vampire malgré lui des éditions du Petit Caveau et Âme ténébreuse, Coeur lumineux des éditions du Chat noir.

Le récit se situe dans le Londres du XIXè siècle. Même si on peut parler de style gothique ce n’est pas « pompeux » sans être un ton familier non plus, nos trois mousquetaires aiment la déconne mais sans vulgarité, on reste cohérent par rapport au contexte avec une plume légère (ne pas s’attendre à du Bram Stocker ou du Anne Rice par exemple). Ce roman est bien ficelé, je n’ai pas trouvé de longueurs même dans les descriptions, ça permet de « se balader » dans le vieux Londres avec plaisir même si on est bien content de ne pas mettre réellement les pieds à Whitechapel par exemple.

Je me suis bien attachée à nos trois mousquetaires (ainsi surnommés par leur chef Jedediah) : ce fameux trio se compose d’Arthur, grande baraque qui aime régler ses problèmes à coup de dynamite (ça à le mérite d’être efficace en plus d’expéditif ^^), puis vient Ruppert, vieux Lord transformé sur le tard, c’est la tête pensante du groupe et la patience incarnée (jusqu’à sa rencontre avec Donald en tout cas) et enfin, Hubert, médecin prometteur avant sa transformation il a gardé ses compétences bien sûr mais c’est également un être plus sensible que ses compères, celui qui a le plus de mal à tourner la page et trouver sa place ce qui ne l’empêche pas d’être fiable et prêt à aider ses amis au moindre problème.

Tous trois sont censés chaperonner un nouveau vampire transformé sans autorisation, Donald. Problème (ça pourrait être son second prénom d’ailleurs), ce type ne s’intéresse qu’à sa personne et n’a aucune envie de suivre les ordres de la Maison de Londres, prenant des risques avec la Maison Cardiff pour assurer la survie de ses fesses. Bref, un être pitoyable qui le sera jusqu’à sa fin et on ne le prend pas du tout en pitié (c’est même assez drôle, mais quel con quand même ^^). Pour régler définitivement le problème avec la Maison Cardiff, ennemie depuis …. ben ils ne se souviennent même plus « c’est ballot », notre trio se retrouve à Uppert Plot, dans un monastère mystérieux où l’hostilité des habitants sera plus que palpable…

En conclusion, humour noir et action, sans avoir eu de franche rigolade c’était un roman agréable à lire, j’ai passé un bon moment en compagnie de nos trois mousquetaires.

Ce livre compte pour le Challenge de la Littérature de l’imaginaire.

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Bonne lecture !

Fantastique, Lectures "La tête dans les étoiles"

A l’encre de tes veines par Céline Rosenheim

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Editions Rebelle

Collection Lune de sang

165 pages

Paru en 2012

Quatrième de couv’ :

A l’image du diable, les vampires sont multiformes et savent dissimuler leur cruauté sous divers masques. Ils peuvent être aristocrates, peintres ou simple rêveurs. Elles peuvent être actrices, comtesses ou filles de joie. Ils arpentent le passé, le présent et l’avenir. Ils se jouent des frontières, de l’Irlande au Japon, de Venise au grand Nord. Ils s’immiscent dans vos rêves de féerie, dans vos cauchemars futuristes. Et s’ils font pleuvoir bien des larmes, ils sauront peut-être vous voler un sourire.
Mais avant de pénétrer dans leur monde, il vous faudra faire une offrande car ce livre s’écrit à l’encre de vos veines.

Mon avis :

Souvenez-vous de cette première rencontre avec Céline Rosenheim (Diabolus in musica), pour un premier rendez-vous, on peut dire que ce fût mitigé… J’avais tout de même un deuxième livre dans ma PAL acheté d’occasion, attirée par le titre et la couverture d’une part, un synopsis qui me vend tout ce que j’aime d’autre part, allez go ! Eh bien, ce fût une agréable lecture (je l’ai torché en moins de 24h quoi) ^^

Premièrement, on y trouve de VRAIS vampires (bon y en a une dans le lot qui est « végétarienne » lol mais le reste sauve l’honneur, ouf), prédateur sensuel, solitaire, homme ou femme, de New-York au Japon, on suit notre sombre personnage mélancolique et cruel chassant sa proie.

Deuxièmement, c’est un recueil de nouvelles regroupant plusieurs formes de textes (théâtre, journal intime, poèmes et nouvelles). Le style est aussi sombre que dans le premier roman que j’ai lu d’elle mais j’ai bien plus accroché cette fois-ci, c’est poétique et macabre, très gothique, tout pour me plaire quoi ^^ (en fait c’est surtout avec le personnage dans Diabolus que j’avais eu du mal).

Pour ne rien gâcher, on peut s’amuser à écouter les chansons qui ont accompagné chacun des écrits (ceux n’aimant pas le Métal passeront leur chemin…à part pour les 2 extraits de musique classique lol).

Bianca est une réécriture de Blanche Neige qui était marrante, j’aurais aimé en savoir plus ; Le sang des Fées mêlait vampirisme et Faëry de manière innovante. L’enfant Lune est sordide brrr ; La main de Dieu représente assez bien ce que je pense de la chose ^^, etc etc, il y en a vraiment pour tous les goûts…macabres…

Déprimé s’abstenir ^^

En bref, le 3ème livre de Céline Rosenheim, Hiver Noir, est dans ma Wish !

Ce livre compte pour le Challenge de la Littérature de l’imaginaire

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Bonne lecture

Fantasy, Lectures "La tête dans les étoiles"

Le Livre de l’Enigme, T1 : Source des tempêtes par Nathalie Dau

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Editions des Moutons Electriques

Collection  » La bibliothèque voltaïque »

E-book (dispo en papier)

Paru le 3 mars 2016

Quatrième de couv’ :

Les ténèbres ont un cœur de lumière.

Je l’ai su quand j’ai vu l’enfant dans la tempête. J’ai entraperçu l’azur de sa magie étrange et intense, mon univers s’est métamorphosé. Moi qui me sentais si seul, si désespéré, j’ai découvert soudain pourquoi j’étais venu au monde : pour protéger celui qu’on m’a donné pour frère. Un frère pas tout à fait humain, pas tout à fait possible. Le protéger des autres et de lui-même : des décisions qu’il voudrait prendre afin de résoudre sa maudite Énigme. Car ce petit est doué pour se mettre – nous mettre – en péril ! Mais j’ai la faiblesse de croire que je suis plus têtu que lui.

Une nouvelle grande saga de fantasy. Les mages bleus, servants de l’Équilibre, ont été décimés, mais l’un des leurs a survécu au prix de son honneur, guidé par le besoin impérieux de transmettre la vie. Ses fils : Cerdric et Ceredawn, nés pour devenir les héros de ce voyage riche en périls, depuis les Marches jusqu’au séminaire d’Atilda.

 

Mon avis :

Je remercie Mérédith des Editions des Moutons électriques pour m’avoir proposé ce livre en service presse. L’extrait envoyé m’avait ferré tel un petit poisson et j’ai énormément apprécié ma lecture, de la fantasy non manichéenne comme j’aime, tout en subtilité, le style est hyper fluide même les descriptions ne cassent pas le rythme du récit, une vilaine fin en suspense bouh, je veux le T2 moi maintenant.

Cerdric est le personnage le plus touchant, abandonné par sa mère dès sa naissance non désirée, un père qui ne connait pas son existence et qui passe pour mort aux yeux de l’enfant pendant de longues années, il manque cruellement d’amour et d’attention. Quand Cerdric reçoit un mot accompagné d’un magnifique présent de la part de son père à l’âge de 16 ans, il fonce malgré l’hiver le rejoindre, son impétuosité aura malheureusement de graves conséquences…

Ceredawn est un magnifique petit garçon qui a une enfance très particulière auprès des fées et d’une étrange gardienne (on connait sa véritable nature bien plus loin dans le récit). Cerdric sera son ancre avec la réalité car le petit Ceredawn est investi d’une immense magie dont la puissance finira par le mettre à mal et obligera les frères à prendre la route vers Atilda. Le Séminaire lui enseignera à contrôler son pouvoir ou…il sera détruit par lui.

Un 3ème jeune homme apparait vers les 2/3 du récit, encore en retrait, on en apprendra beaucoup plus je pense dans le tome 2 mais celui-là est vraiment une âme torturée, flirtant avec la folie et le désir de vengeance, au pouvoir également terrible.

L’auteure n’a vraiment pas fait dans la facilité et on en veut encore en refermant son ouvrage. Complots, trahisons, magie, une histoire menée tambour battant, pas de temps mort et d’une grande richesse tant dans la psychologie des personnages que du décor ainsi que l’Histoire de ce monde. Vivement la suite donc.

Ce livre compte pour le Challenge de la Littérature de l’imaginaire

8760376

Bonne lecture

 

Fantasy, Lectures "La tête dans les étoiles"

Les Immortels, T1 : Les mages de Sumer par Michel Pagel

50239

Editions Multivers

E-book

3,49 €

Paru en 2014

Quatrième de couv’ :

L’histoire commence en 3200 avant Jésus-Christ à Sumer, à l’époque de l’invention de l’écriture. Deux frères -les mages Alad et Eneresh -reçoivent des dieux le don de l’immortalité. Croyant avoir éliminé Alad, Eneresh gravit les échelons du pouvoir jusqu’à devenir le personnage le plus puissant de Sumer après le roi. Alors que les Sumériens sont attaquée par les armées de Sargon, Eneresh fomente un coup d’Etat avec l’aide de la propre fille du roi, devenue sa maîtresse. Mais en dépit de pouvoirs effrayants, le mage va devoir faire face à un adversaire inattendu : son frère Alad. Ce dernier a été secouru par les seuls êtres qui échappent au contrôle des dieux : les esprits féeriques des pierres, de l’air ou de l’eau, qui lui ont enseigné une autre voie, une autre magie, et ont fait de lui leur champion pour la lutte dantesque qui s’engage… A travers les siècles et les civilisations, les deux frères s’affronteront sous des identités différentes, influençant par leur victoire ou leur défaite le devenir de l’Humanité tout entière. Une fresque fabuleuse, érudite, haletante, à découvrir absolument.

Mon avis :

Tout d’abord, je tiens à remercier Julien des Editions Multivers pour m’avoir proposé un livre de mon choix en partenariat. Cette maison d’édition publie au format numérique des auteurs francophones dont les livres ne sont plus édités au format papier, de quoi les découvrir ou les redécouvrir, j’ai d’ailleurs glissé le nom de quelques maisons d’édition malheureusement disparu (d’Oxymore, Cauchemars et Nuit d’avril) qui proposaient de bons textes, à voir. Si vous aussi vous pensez à certains ouvrages d’auteurs francophones qui sont introuvables en papier, vous pouvez toujours en faire la demande.

J’avoue avoir joué la sécurité pour le coup en me tournant vers du Michel Pagel que je connaissais déjà pour avoir lu « Les flammes  de la nuit » qui égratigne un brin les codes du conte de fée.

Dans cet opus, ce qui m’a séduite c’est le contexte avec l’antiquité du Proche-Orient, l’action démarre au moment où l’écriture fait son apparition, c’est LE point qui m’a fait me tourner vers cette lecture même si ce n’est pas l’essentiel dans le roman. On retrouve également la mythologie avec les dieux sumériens et akkadiens, la guerre qui devient imminente entre les deux nations en toile de fond.

L’intrigue en elle-même est somme toute assez classique, l’amour fraternel brisé par la soif de pouvoir d’Eneresh. Alad qui fera tout pour contrecarrer ses projets mégalomanes. Tous deux seront épaulés par leur pendant féminin dans leur projet, entre le sauveur et celui qui veut gouverner pour l’éternité sur le monde (ben ouais, mégalo vous dis-je ^^). Au milieu de tout ça, un petit « couple » créé par les évènements, Nadua et Pirig qui tentent vainement de prendre leur destin en main mais ils ne sont malheureusement que des jouets dans les mains des puissants.

J’ai beaucoup aimé cette lecture qui a été très rapide et simple, pas de longueur descriptive à n’en plus finir. J’aurais peut-être aimé en savoir plus sur la mythologie de ce coin du monde mais ce n’est clairement pas le but du récit, juste un cadre où faire évoluer les personnages et c’est déjà assez dépaysant. Il était marrant d’avoir les opinions opposées des frères quant à cette nouvelle invention, l’écriture, et j’ai apprécié également la mention dans le récit des esprits de la Nature et leurs pouvoirs. Le système métrique de l’époque était également une découverte.

En bref, je lirai le T2 un jour prochain avec plaisir pour avoir la suite et fin (je n’ai pas trouvé de mention d’autres tomes en tout cas ?) des aventures d’Alad et d’Eneresh.

Ce livre compte pour le challenge de la Littérature de l’imaginaire.

8760376

Bonne lecture