Fantastique, Lectures "La tête dans les étoiles"

Hiver Noir par Céline Rosenheim

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Editions Flammèche

Collection Flamm’blanche

117 pages

Paru en 2014

Quatrième de couv’ :

« Est-ce qu’être sombre signifie forcément être mauvais ? »

Voilà longtemps que Mélisande rêvait de découvrir les vastes paysages glacés d’Islande. Accompagnée de Liv, sa meilleure amie, l’étudiante espère que ce voyage lui permettra de panser les blessures laissées par ses récents échecs.

Mais le destin ne semble pas vouloir lui accorder de répit. Dehors, la terre tremble tandis que des cendres noires viennent couvrir la lande. Le caractère de Liv change brusquement, sans raison apparente, et Mélisande s’inquiète. Qui est cette jeune femme qu’elle seule semble voir ? Peuvent-elles vraiment faire confiance à Ármann, ce jeune homme qui leur offre l’hospitalité ?

Troublée, déboussolée, Mélisande cherche un bref soulagement dans les antidépresseurs. Elle ne sait plus ce qu’elle doit faire ni ce qu’elle doit croire. Car comment savoir où s’arrête la réalité et où commence la folie ?

Mon avis :

Deuxième livre acheté aux Halliennales dans le contexte des mythologies nordiques, celui-ci se base sur la fin du monde autrement appelé le Ragnarok (yeah ^^ j’ai envie de dire).

Comme antihéroïne, Mélisande se pose là quand même. On se retrouve avec un personnage principal totalement mou, dépressif et introverti. En plus de tout ça, Méli commence à voir une femme qui marche sur l’eau ou sur la lave, visions ou folie ? Liv est au contraire une véritable optimiste inconsciente, prête à l’aventure. Un rayon de soleil tout en gaité et émerveillement, elle croque la vie à pleines dents.

Leur rencontre avec l’étrange Armann va changer tout ça et surtout changer profondément le caractère de Liv qui va devenir très agressive envers Mélisande. Battant le chaud et le froid avec Méli, cet homme surnommé « l’elfe » par son visage et sa stature, va profondément la déstabiliser au point de la rendre très mal à l’aise en sa présence.

C’est un récit très sombre et froid avec lequel je n’ai pas eu d’affinité particulière malheureusement. C’est le troisième livre de Céline Rosenheim que je lis et sûrement celui qui m’aura le moins plu. Malgré les magnifiques paysages décrits (je veux y aller ^^), l’héroïne qui se bourre de cachets comme si c’était des bonbons m’a agacée. Le sujet est au final trop survolé en aussi peu de pages.

En bref, l‘évocation en elle-même des volcans et leur signification pour les islandais ainsi que leur rôle dans la fin du monde m’a bien plu mais le personnage de Mélisande m’a plombé le moral. Liv et Armann sont bien plus intéressants !

Bonne lecture !

Fantastique, Lectures "La tête dans les étoiles"

Sagas des Neuf mondes, intégrale par Pierre Efratas

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Flammèche Editions

Collection Flamm’dor

168 pages

Paru en juin 2016

Quatrième de couv’ :

Au cœur de notre vaste univers se dresse un majestueux frêne au tronc solide et aux branches vigoureuses sur lesquelles reposent neuf royaumes. Son nom : Yggdrasil.

Ami, prenez place ! En cette froide nuit d’hiver, Bjarni Steingrim, le scalde vagabond du Nord, a fait halte à notre porte pour nous conter l’histoire de ces mondes merveilleux où vivent de puissants dieux, de courageux mortels et d’étranges créatures.

Tremblez devant la colère de Thór ! Indignez-vous des fourberies de Loki ! Partagez la douleur de Freyja… Mais n’oubliez pas : côtoyer les dieux peut s’avérer dangereux.

Lire la suite « Sagas des Neuf mondes, intégrale par Pierre Efratas »

Fantastique, Lectures "La tête dans les étoiles"

Le Songe d’Adam par Sébastien Péguin

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Editions de l’Homme sans nom

386 pages

Paru en 2011

Quatrième de cour’ :

Allemagne, Forêt-Noire, de nos jours.

C’est dans ce cadre magnifique que s’installent Hugo, chercheur dans le domaine des lettres, et sa fille Morgane, inventive adolescente. Mais la Forêt-Noire est également le cadre de légendes ancestrales, dont certaines seraient peut-être bien plus que de simples légendes…
Et lorsque Morgane commence à percevoir des choses qui ne devraient pas exister et que les fantômes du passé du père et de la fille semblent devenir plus que des souvenirs, l’horreur surgit, et les disparitions au cœur des bois trouvent une explication que l’esprit humain ne peut concevoir…

Mon avis :

Ce livre est sorti rapidement ma PAL pour une fois, acheté au Salon fantastique de février dernier, sa référence à Simetierre de Stephen King m’avait beaucoup intrigué. Une fois le livre refermé, je suis un brin mitigée (pour la 2ème lecture consécutive ça m’ennuie un peu…). Je m’explique :

Le manque de rythme est le point majeur en tout cas sur les 250 premières pages ce qui fait beaucoup quand même avant que l’action commence. 3 scènes majeures, la première à près de 100 pages qui fait planer l’inquiétude, les 2 suivantes à environ 190-200 pages et 300 pages plus gores l’une que l’autre, faut avoir le coeur bien accroché à partir de là…mais la pression retombe comme un soufflé après chacune des 2 premières scènes glauques.

Le pourquoi du soufflé : le père, Hugo, est un chercheur, il fait une thèse sur Dionysos et son parallèle avec Jésus et Dieu puis d’autres éléments viennent se surajouter aux premiers complexifiant petit à petit l’intrigue entre mythes, religions et philosophie, ces passages de recherche sont longs, en but avec des protagonistes qui soit cherchent à lui faire abandonner ses recherches soit lui donnent de la matière en racontant telle ou telle anecdote, tel document ou tel mythe dont Hugo ne savait rien. Ce sont ces passages très longs entre les courtes scènes d’action qui me font parler de « soufflé », ils coupent totalement l’élan du récit (bien que nécessaire, c’est le fond de l’histoire).

Sa fille, Morgane, a des jeux pour ses 15 ans qui me laissent perplexe, ils ne sont absolument pas en adéquation avec son âge pour jouer dans le sable de la carrière je trouve, a contrario, à d’autres moments elle a une force créatrice incroyable pour le dessin ou la poésie donc une plus grande maturité, peut-être la dualité entre l’enfance qui se termine et l’âge adulte proche… Hugo est hanté par sa défunte femme et à un moment elle lui reproche de ne pas avoir dit à Morgane toutes ses origines et à la fin du livre on n’est pas vraiment plus avancé sur ce point qui aurait pu être plus exploité.

Le final qui rattrape le tout : A partir de la 3ème scène beurk beurk ^^l’intrigue s’accélère et se démêle enfin pour notre plaisir, l’ambiance autour des protagonistes et de la Forêt Noire devient de plus en plus inquiétante comme je l’aurais souhaité depuis le début (ou bien je ne suis pas assez impressionnable ?? ^^) , entre les recherches d’Hugo qui aboutissent mais de façon inattendue lui laissant présager le pire, le drame concernant Morgane, les points de vue s’enchainent et se télescopent pour prendre un rythme effréné.

Les mélanges de mythologie grecque, nordique et chrétienne avec leurs ressemblances sont très intéressantes tout de même.

En bref, longuet mais bien glauque sur les 100 dernières pages, mitigée au final je m’attendais à une ambiance plus inquiétante tout du long du roman mais c’est une lecture qui s’est somme toute bien passée tout de même.

Ce livre compte pour le Challenge de la Littérature de l’imaginaire.

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Bonne lecture !