Fantasy, Lectures "La tête dans les étoiles"

La Piste des Cendres par Emmanuel Chastellière

Editions Critic 2020

Quatrième de couv’ :

« Telle était la seule chose en laquelle il pouvait avoir encore confiance : le chant du métal et de la poudre. »
1896, Nouveau-Coronado.
Fils illégitime d’un influent propriétaire terrien, Azel fuit son destin, ballotté entre des origines indigènes qu’il renie et une famille qui ne l’accepte pas. Il a préféré rejoindre les montagnes, où il se contente de jouer les chasseurs de primes.
Pourtant, loin des hauts plateaux, la menace d’une guerre se profile dans la péninsule : le Nord, véritable grenier à blé, estime être exploité par le Sud, plus industriel, qui dispose d’un accès à l’océan grâce au port de Carthagène.
Lorsque Azel accepte à contrecœur d’accompagner un convoi d’indigènes décidés à quitter leurs anciennes terres pour le Grand Exil, le jeune homme est loin d’imaginer qu’il va lui-même se retrouver entraîné dans cette guerre civile… et tout ce qu’elle risque fort de réveiller.

Mon avis :

Merci à Emmanuel Chastellière et les éditions Critic pour ce SP :

  • L’intrigue :

Azel, chasseur de prime métis et solitaire est contacté par sa belle-mère, avec qui il a une relation ambiguë, pour l’aider à braver les interdits et guider une caravane de réfugiés jusqu’à la frontière. Il finit par accepter mais une bande de hors la loi contrecarre les projets de tout ce beau monde et Azel est le seul survivant. Sa motivation désormais sera la vengeance.

On retrouve également Artémis Cortellan sur son déclin, exilé sur un rocher et amer au possible, qui finit par être rappelé au Nouveau-Coronado après l’assassinat du Vice-Roi. L’occasion est trop belle et il va tout faire pour contrer sa cousine Constance, reine du Coronado et également du Nouveau-Coronado, qui arrive sur cette terre aride à l’occasion du 25ème anniversaire de la colonie. Artémis désir la vengeance et le pouvoir.

  • J’ai aimé :

La dualité du personnage d’Azel. Il est le bâtard d’une indigène avec un propriétaire terrien, il est traité avec mépris autant par sa propre famille blanche que par les autochtones qui le voient comme un traître potentiel. Azel souffre de la solitude et son métier de chasseur de prime ne lui permet pas de se lier à qui que ce soit, d’ailleurs, étant un métier dangereux on est en droit de se demander s’il n’a pas choisi cette activité justement pour le risque vital qu’elle lui fait courir. Mais malgré cette fuite en avant, il va finir par devoir embrasser un destin qu’il ne désire pas mais que d’autres ont décidé de lui mettre sur les épaules et j’y ai vu une sorte de Zorro dans le personnage qu’il incarnait.

Pas de manichéisme dans la politique du pays. L’Empire du léopard se passait quelques années après l’arrivée des premiers colons, tout était à bâtir et le désenchantement était déjà total. Cette fois, on est 25 ans après l’installation de la colonie au Nouveau-Coronado et les conflits politiques ne divisent pas uniquement les indigènes contre les colons mais bien les colons entre eux, avec ceux qui restent fidèles à la couronne et ceux qui désirent l’indépendance et créer une nation à part entière, c’est la raison pour laquelle la reine se déplace d’ailleurs, 25 ans sans venir asseoir son pouvoir sur ce bout de terre quasi stérile rend ses administrés beaucoup trop téméraires à son goût. Entre Artémis, le Loup gris et les armées de la reine, c’est une guerre civile qui s’en vient.

Zuhaistza. Indigène qui a perdu toute sa famille, elle n’en a rien à foutre ni des colons, ni des indigènes, elle veut son propre bonheur où qu’il soit et c’est bien la plus franche des personnages même si les évènements vont lui faire faire des choix qui feront pencher la balance d’un côté ou de l’autre selon ses actions. Azel ou Artémis, elle se sert des pions dont elle a besoin pour avancer et c’est aussi bien comme ça. Elle reste mon personnage préféré, au moins elle est claire dès le début, tout le monde peut crever, elle n’en a rien à carrer ^^

  • Oh non pas lui :

Artémis, c’est bien le personnage que je ne pouvais pas sentir dans l’Empire du léopard, ben c’est un de nos personnages principaux, crotte alors…ça va être long cette histoire. Autant Azel avait une véritable raison de se venger même si la mission qu’il s’était donnée a finalement fini par le dépasser, mais Artémis…de jeune con arriviste c’est juste devenu un vieux con avec toujours aucune raison valable à mes yeux de faire ce qu’il fait. Il se sent spolié par sa cousine, selon moi c’est uniquement une histoire d’ego mal placé et voilà….bref. Bon il finit par avoir un peu d’empathie pour les pauvres rares personnes qui avaient été de son côté et qui se trouvent en disgrâce par sa faute mais ça ne rattrape pas le mec imbuvable qu’il est à mes yeux.

  • Un tome compagnon :

Alors, je vous parle depuis le début de L’Empire du léopard car cette histoire prend place dans le même lieu et on y retrouve Artémis 25 ans après les premiers évènements. Est-ce qu’on peut se passer de la lecture du 1er tome pour lire La Piste des cendres ? Tout à fait, les faits antérieurs sont rapidement mentionnés et parfaitement intégrés à l’histoire, il n’y a absolument pas besoin d’avoir lu le premier livre pour suivre cette histoire. Est-on spoilé sur le premier volume ? Pas outre mesure, il reste énormément de choses à découvrir dans l’Empire du léopard pour que vous y trouviez votre compte toute l’intrigue et les actions seront toutes neuves, Artémis est le seul personnage que vous retrouvez, Cérès, personnage emblématique du 1er tome est uniquement mentionnée dans le second, il y a donc beaucoup de surprises qui restent à la clé.

En bref :

Dans le premier volume on avait droit à de la gunpowder fantasy et c’est encore le cas ici mais en plus on parle, sans le dire directement si mes souvenirs sont bons, de l’or noir qui commence à faire la richesse de ceux qui ont reniflé le filon, le pétrole, je n’avais pas encore croisé cette notion dans mes lectures de fantasy, peut-être un autre tome compagnon avec une nouvelle technologie dans une autre époque qui sera exploitée qui sait ?

Heureusement qu’Azel et Zuhaitza étaient intéressants à suivre, s’il n’y avait eu qu’Artémis j’aurai été bien en peine mais c’est qu’un avis subjectif, je l’aime pô celui-là ^^ Je note également d’excellentes thématiques bien amenées et traitées comme le métissage ou la colonisation et sa critique.

D’autres avis chez : Laird, Sometimes, Yuyine, Le Chroniqueur, Celindanae, Lutin, Aelinel.

Bonne lecture !

Lectures "La tête dans les étoiles", Science Fiction

L’Accroissement mathématique du plaisir par Catherine Dufour

Editions Le Bélial’ 2008

Quatrième de couv’ :

Catherine Dufour aborde l’ensemble de ces domaines avec un égal bonheur et s’affirme ici comme une nouvelliste de tout premier plan. Au programme: des préfaces signées Richard Comballot et Brian Stableford, vingt récits dont sept inédits, une postface de Catherine Dufour, un entretien, une bibliographie exhaustive. L’Accroissement mathématique du plaisir, qui réunit vingt nouvelles, est son premier recueil.

Mon avis :

J’ai reçu comme colis surprise de la part du Bélial le nouveau recueil de l’autrice, L’Arythmétique terrible de la misère, mais je voulais d’abord découvrir son premier recueil, voilà qui est chose faite :

  • Je ne suis pas une légende : Malo ne s’est jamais intégré dans son entreprise et finit au placard, la stratégie employée est démissionne ou on t’envoie aux Prud’hommes pour faute grave inventée (ça me rappelle le boulot en ce moment je vous raconte pas l’ambiance). Il prépare sa transition en tant que free-lance mais c’était sans compter une épidémie de vampirisme qui frappe le monde. Malo n’est pas du tout un héros et se chie dessus à chaque coucher de soleil.
  • Le sourire cruel des trois petits cochons : Adeline ramène des objets de ses rêves et parvient à mettre la main sur une baguette magique, le souhait tourne au vinaigre, un policier transmet la poudre magique à la floraison d’un cimetière qui devient folle, qui de mieux qu’un enfant pour sauver le monde de la magie 😎
  • L’immaculée conception : Claude a 30 ans et vit dans un petit studio à Ivry sur Seine, seule. Elle n’a jamais connu d’hommes mais au détour d’un régime, surprise, le médecin lui annonce un passager clandestin. En état de choc et après une IVG ratée, Claude va subir cette grossesse cauchemardesque jusqu’à la délivrance et à chaque qu’elle pense, comme nous, qu’elle a touché le fond, la vie en rajoute une couche.
  • Vergiss mein nicht : Dans cette courte nouvelle on suit deux étudiants dans leur institut proche d’un canal fort pollué. Le plus rêveur des deux, Get, aime se promener la nuit au bord de ce canal et voit une nuit un fantôme. Après recherche, ils découvrent qu’au XIXe siècle un couvent était érigé sur l’autre rive et qu’une jeune religieuse enceinte s’était suicidée. Reste à découvrir ce que cherche cette apparition.
  • La lumière des elfes : Le narrateur parle d’un ancien ami artiste qui avait comme surnom Toussaint Settbon et touchait à tout, mais faisait de la merde, beaucoup. Sauf pour la peinture et personne ne s’expliquait ce don incroyable pour les tableaux qu’il était capable de pondre, un en particulier qui avait plongé notre narrateur dans les affres d’une émotion intense, une fée entourée de brume qui semblait sortir du tableau.
  • Rhume des foins : Dans un nuit baignée par la lune des faes évanescents apparaissent sous les yeux de notre héros. De cette rencontre lui arrive malheur et exclusion à jamais de ce jardin des délices.
  • Le jardin de Charlith : André et son petit-fils Alexis se promènent dans un jardin abandonné. André revient sur ses souvenirs, notamment l’attraction qu’exerçait sur lui et ses comparses l’énigmatique Charlotte surnommé Charlith à la beauté empoisonnée. Un récit de désir adolescent mortifère.
  • Mater Clamorosum : A une époque où les croyances dans la réincarnation et les esprits étaient encore vivaces et où la religion chrétienne n’avait pas encore de prise, vivaient une mère et son fils qui seront victimes de la folie des grandeurs d’hommes commençant à rêver d’une postérité.
  • Confession d’un mort : Le narrateur tombe sur un homme mourant dans la nuit glaciale. Sentant son heure approcher, il lui confesse ce qui pèse sur son âme et lui raconte un moment crucial de sa vie, quand il était professeur dans une riche famille dont les deux filles aussi différentes que la nuit et le jour, la blonde et sournoise Rowen et la brune et timide Lageline, lui laissèrent une forte impression et hantèrent définitivement son esprit.
  • Valaam : La narratrice se trouve à Moscou en quête d’icônes religieuses qui se font rares et surtout, la raison qui la pousse à les chercher est illégale. Comme tout ce qui est illégal dans un pays aux autorités pas mal corrompues, on apprend les petits tours de passepasse qui permettent de sortir les précieux du pays. Un jour, elle suit Tania, jeune prostituée, et tente de la protéger de la mafia.
  • Le Cygne de Bukowski : Entre sexe, drogue et alcool, la narratrice nous emmène en road trip sur la fameuse highway entre San Francisco et Los Angeles.
  • Kurt Cobain contre Dr No : Sur une plage de sable blanc se trouve une petite paillote avec un bar où sert No, qui est peu psychologue avec ses clients. Kurt va se laisser aller à lui raconter quelques bribes de sa vie, ses problèmes, son envie de suicide, jusqu’à la révélation de ce qui l’entoure.
  • Une troll d’histoire : Notre narrateur raconte qu’il était à l’auberge du Dragon frit la veille et rapporte ce qu’il s’y est passé, comment le pougnard a dessoudé toute une bande de trolls et surtout pourquoi.
  • La perruque du juge : Une sacrée réécriture du mythe de Peter Pan, les différentes lectures qu’on pourrait y voir et leurs implications juridiques et ce final parfait 👌🏻
  • Le poème au carré : Cette fois on plonge dans le pays des merveilles d’Alice. Elle a 10 ans et s’accroche autant que faire Cé peut à ce statut de « grande » qui doit raisonner et cesser de rêver à d’étranges personnages mais ce n’est pas simple. Bienvenue dans un monde sous acide ^^
  • L’accroissement mathématique du plaisir : Une nouvelle de science-fiction reprenant le mythe de Pygmalion et sa création said que celui qui est séduit par la statue est un confrère, Elsevier, qui en devient obsédé au point d’en perdre la raison.
  • La liste des souffrances autorisées : Attention, il faut avoir l’estomac bien plein avant d’entamer cette nouvelle, toutes les nouvelles se partagent autour d’une table de restaurant atypique. Dans ce monde, plus rien ou presque n’a de réalité palpable ni la bouffe, ni les gens, tout est fait pour être facilité, tout est dosé parfaitement au millimètre pour la santé, les loisirs, etc. Entre Monsk et Protect, les opinions et les plaisirs divergent.
  • L’amour au temps de l’hormonothérapie génique : Hillary aime un homme mais quand elle commence à vouloir plus qu’une relation cachée, Monsieur rétropédale en se la jouant homme de l’ancien millénaire avec des « principes » et ne quittera au grand jamais sa femme et ses gosses. Hillary est généticienne et démarre un test grandeur nature sur les hormones induisant les sentiments…
  • Un soleil fauve sur l’oreiller : Les crises d’ado à l’aire du tout sécurité c’est difficile mais on peut toujours compter sur les ados pour trouver les moyens de faire flipper les plus grands surtout leurs mamans.
  • Mémoires mortes : Dans un monde hyper Hi-Tech où même l’éducation des enfants se fait par l’intermédiaire d’un robot (la relation parent-enfant est très distendue on s’en doute), un nouveau logiciel addictif fait fureur auprès des jeunes, OwnDream. Nylonne est très friande de celui-ci qui permet de vivre ses rêves en 3D et n’a pas hésité à aller au-delà en explorant le Deep, y entraînant son petit frère. A la mort de Foe, elle fera tout pour explorer les indices laissés dans son propre Deep et découvrir la vérité.

En bref :

Ce recueil de nouvelles explore tous les genres de l’imaginaire, les plus classiques comme la science fiction, la fantasy et le côté horreur fantastique mais également la réécriture de contes et une nouvelle d’inspiration gothique dans le style (au moins un peu à mon sens) qui est Vergiss mein nicht. A la fin du recueil on a une postface de la main de Catherine qui compare l’art d’écrire à la sculpture sur bois et nous commente chacune des nouvelles en donnant les éléments qui ont amené à leur naissance. D’ailleurs, j’ai beaucoup aimé retrouver Claude dans la nouvelle Immaculée Conception qui n’est autre que l’héroïne principale du nouveau roman de Catherine, Au bal des absents, et je peux déjà vous dire qu’il n’y a pas besoin de lire L’Accroissement mathématique du plaisir pour lire ce roman car même si un clin d’oeil y est glissé, les 2 ouvrages sont parfaitement indépendants (mais juste parce que c’est Catherine, lisez toute sa bibliographie, je m’y emploie petit à petit ^^).

Pour finir, vous avez un entretien avec l’autrice en fin d’ouvrage, j’y note que je dois impérativement découvrir Noirez, Mauméjean et continuer mon exploration de Kloetzer ainsi que lire Le poids de son regard de Tim Powers.

Est-ce que j’ai besoin de dire que j’ai plus ou moins tout apprécié voire adoré ? Voilà….

D’autres avis chez : Herbefol, Laird.

Bonne lecture !

Fantastique, Lectures "La tête dans les étoiles", Science Fiction

Les Chroniques de Dani Mega O’Malley, T4 : Fièvre enchantée par Karen Marie Moning

J’ai Lu Imaginaire 2019

Quatrième de couv’ :

« Un an et cinq jours après que j’ai posé mon pied sur le sol sauvage de l’Irlande, le Sinsar Dubh a gagné. Il lui a suffi d’attendre l’instant où j’aurais la folie de me croire assez forte pour franchir la ligne rouge… »

Alors que la Terre a plongé dans le chaos,le Sinsar Dubh, un livre maléfique doué de conscience, a pris possession du corps de Mac, et rien ne pourra l’arrêter dans sa quête de pouvoir.

Le seul espoir pour rétablir l’ordre est de recourir au Chant-qui-forme, une mélodie oubliée depuis longtemps. Pour cela, sidhe-seers, clan des Neuf, Seelies et Unseelies devront former des alliances improbables et faire des choix déchirants.

Détruire le Livre ne se fera pas sans sacrifices. Et dans cette bataille pour l’âme de Mac, chaque décision aura un prix.

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Lectures "Les pieds sur Terre", Thriller / Polar / Policier

A présent, vous pouvez enterrer la mariée par Oren Miller

Editions L’Homme sans nom 2017

Quatrième de couv’ :

« Monsieur et Madame Bartoli sont heureux de vous inviter au mariage de leur fille Apolline et de son fiancé Adam à la Cathédrale de Monaco. La cérémonie religieuse sera suivie par un vin d’honneur à 17 h puis par la combustion spontanée de la mariée et son enterrement. » N’ayant aucune confiance dans le travail de la police, le père de la mariée, Hippolyte Bartoli, fait appel au service de deux enquêteurs connus pour résoudre discrètement les affaires les plus étranges.

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Lectures "La tête dans les étoiles", Science Fiction

Fahrenheit 451 par Ray Bradbury

Editions FolioSF de 2016

Quatrième de couv’ :

 

451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s’enflamme et se consume.
Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres dont la détention est interdite pour le bien collectif. Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d’un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l’imaginaire au profit d’un bonheur immédiatement consommable.
Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement pourchassé par une société qui désavoue son passé.

Mon avis :

Je fais ma rentrée avec un classique de la SF, c’était chiant à lire mais sinon j’imagine que ce ne serait pas un classique, au moins ma culture G s’en retrouve grandie :

De quoi ça cause ?

On est dans le futur américain imaginé par l’auteur, un futur où la culture et surtout les livres sont interdits car ça fait réfléchir puis agir les gens de façon potentiellement dangereuse, ça crée des divisions qui peuvent créer des guerres, bref, le gouvernement souhaite la tranquillité durable et opte pour l’option Stop la culture, tous devant la TV. Les livres sont donc strictement interdits et ceux qui sont trouvés sont immédiatement brûlés par les pompiers. D’ailleurs, on va en suivre un de pompier, Montag, qui fait ce métier pour suivre les traces des hommes de sa famille et il en est fier.

Suite à sa rencontre avec Clarisse, une jeune femme fantasque qui pose des questions (truc de fou dans ce monde tu l’auras compris), Montag commence à cogiter…et c’est pas bon ça de cogiter, ça donne envie de poser des questions, de se cultiver…d’ouvrir des livres qui pourraient donner encore plus de questions à se poser, vlà le mal de tête qui se profile. La hiérarchie commence à soupçonner et surveiller Montag, à faire des allusions pour le remettre dans le droit chemin, lui enjoint de se débarrasser d’un potentiel livre ni vu ni connu dans les flammes et on fermera les yeux. Pression du gars qui va pêter un câble, de sa femme tellement transparente qu’on se demande à quoi elle sert et elle aussi vu que son passe-temps s’est s’abrutir sans fin avec des images, de la musique et des pilules….

Du livre au film :

Sur Netflix j’ai regardé l’adaptation VO de Fahrenheit 451 de 1966. Bon, faut pas être très regardant sur la qualité c’est que ça date et les effets spéciaux sont super moches pour nous mais pour l’époque ça devait être cool ^^ Mais est-ce fidèle au livre au moins ? Cette question étant la seule valable au final. Plutôt, il y a bien quelques changements mais comme on n’a pas accès au mental de Montag faut bien trouver des astuces pour permettre au spectateur de suivre les tenants et les aboutissants des risques pris par le héros. Si vous être curieux vous pouvez y jeter un oeil mais je l’ai trouvé perso aussi soporifique que le bouquin ^

Un récit tout de même moderne :

Penchons-nous un peu sur le fond si vous le voulez bien. Bien qu’elle ait été écrite dans les années 1950, on ne peut qu’être bluffé par la modernité des messages glissés dans cette dystopie. Au XXIè siècle, on en est toujours à cette fameuse « guerre » entre la culture littéraire vs les écrans prophétisée par Bradbury, à gémir de désespoir devant cette jeunesse qui ne lit plus ou soit-disant, à vénérer l’objet papier quitte à le collectionner tels des toxicos pour sniffer nos bibliothèques en cas de crise de manque, hum je m’égare…bref on sent l’inquiétude de l’auteur face au plaisir facile offert par les écrans, abrutissant les masses et créant des sujets manipulables à l’envi car sans instruction pas de révolution en cas de gouvernement qui foulerait au pied des acquis sociaux comme ar exemple en grevant les budgets aux pôles les plus importants type santé, éducation, hein ? Quoi ? Je m’égare encore…

En bref :

Ouais le message est encore et toujours d’actualité, faudrait peut-être même en pleurer je ne sais pas…de poésie du style je n’ai point vu et purée que c’est rébarbatif, il n’a pas volé sa mention de « classique de la littérature » ^^ bref, il me reste à lire Le meilleur des mondes et 1984 pour avoir ma base culturelle en SF mais j’ai l’impression que ça va être dans la douleur, heureusement qu’ils sont petits ^^

Vous l’avez lu ? Réussi à apprécier ?

D’autres avis chez : Le Chien critique.

Bonne lecture !

Ce roman valide le mois de septembre du challenge Hold My SFFF 2ème édition

Lectures "La tête dans les étoiles", Science Fiction

Les Abysses par Rivers Solomon

Editions Aux Forges de Vulcain 2020

Quatrième de couv’ :

Lors du commerce triangulaire, quand une femme tombait enceinte sur un vaisseau négrier, elle était jetée à l’eau. Mais en fait, toutes ces femmes ne sont pas mortes. Certaines ont survécu, se sont transformées en sirènes et ont oublié cette histoire traumatique. Un jour, l’une d’entre elles, Yetu, va leur rappeler.

Lire la suite « Les Abysses par Rivers Solomon »
Autour du livre, PAL & Envies

Qu’ai-je foutu cet été ?

By l’application Bitmoji

Coucouuuuu,

Va falloir passer l’aspirateur par ici, ça sent la poussière, allez hop on aère ^^

J’ai hésité longuement entre publier directement une chronique, la bouche en coeur et l’air de rien puis finalement cet été je n’ai pas tant chômé que ça (à part ici) alors attendez que je fasse un point PAL, lectures et Cie.

D’abord, j’ai profité des grandes vacances pour une pause bien méritée….qui n’a été que de façade vue qu’à l’heure actuelle je suis plus épuisée que jamais, je me suis juste retirée la frappe des chroniques et le podcast à mon temps de loisirs et fait plein d’heures supplémentaires ces dernières semaines, mes vacances sont dans 15 jours, autant dire que je les attends comme un assoiffé en plein désert la pluie (l’exagération c’est toujours à peine un soupçon ^^).

Juillet…tristounet :

J’ai abandonné des bouquins à la pèle faisant friser le tensiomètre d’un certain Manu qui m’avait filé peu de temps auparavant son dernier roman en SP ^^

  • La première loi T1 de Joe Abercrombie : On me l’avait vachement vanté ce bonhomme et j’ai poussé jusqu’à 30 % de ma lecture donc c’était pas pourri hein, mais à part l’inquisiteur Glokta, je n’accrochais pas aux personnages, encore moins au jeune parvenu, capitaine grâce à son fric et sa façon clichée et culcul de parler des nanas, avec la FAMEUSE jolie dame qui EN PLUS est intelligente, oh lala. Bref, j’ai lâché là. Mais j’ai encore 2 trilogies de lui à tester, entre La mer éclatée et Terre de sang, n’hésitez pas à me conseiller ce qui peut le faire…ou pas (si c’est sexiste très visible, vraiment, je ne suis plus preneuse quand bien même c’est bien écrit).
  • La Rose de Djam T1 de Sandrine Alexie : J’avoue que je ne m’attendais pas à une telle…colère, voilà un bouquin qui, s’il n’avait pas été en liseuse aurait traversé le mur du son pour s’éclater contre un mur. J’ai également poussé cette lecture à 30 %, jusqu’au fail sans retour en gros. Pourtant ça commençait bien, fantasy orientale, humour, héroïne pas godiche….jusqu’à ce qu’un mec passe par là du moins *soupirs*. J’ai abandonné au moment où son mari remet la main sur elle, la bat comme plâtre et elle….tombe amoureuse de lui…nan mais la blague…
  • Le Bois sans songe de Laetitia Arnould : Réécriture de conte de la Belle et la Bête, quelques pages et ça s’en est arrêté là, la princesse qui s’inquiète de son peuple j’ai du mal à y croire, nos élites nous montrent suffisamment à quel point elles en ont rien à foutre de notre gueule, cynique vous avez dit ? Bref soit c’était pas pour moi soit j’étais pas dans le modo mais vider la PAL même par le vide, ça fait trop du bien ^^
  • Les Larmes d’Artamon T1 de Sarah Ash : Idem, poussé jusqu’à 30 %, plutôt pas mal même si tout est amené de manière trop facile et pratique pour que l’histoire s’enchaine. Un jeune peintre s’entiche d’une jeune noble, mais elle n’est pas de son rang donc inaccessible, ah mais en fait c’est le fils caché d’un seigneur du Nord qui vient de se faire assassiner, faut qu’il monte sur le trône et cherche vengeance et l’âme du Dragon de son peuple le possède. Pratique je vous dis. L’autre personnage c’est la petite bonne boulotte maladroite qui va être trop touchante pour ce jeune noble débutant….moui non arrêtons là, je ne lis pas de la fantasy pour que ça vire en romance encore moins en trio amoureux comme je le sentais poindre gros comme un quartier résidentiel.

Et sinon, t’as réussi à lire un truc ?

Oui heureusement, j’ai pris un tout petit livre qui trainait dans la liseuse, Fahrenheit 451 de Ray Bradbury, chiant comme la pluie mais j’ai +1 en Culture SF, c’est au moins ça et j’ai pu aller au bout, hourra.

Ensuite, j’ai changé de genre avec A présent, vous pouvez enterrer la mariée de Oren Miller, moins drôle au niveau des piques entre les deux enquêteurs mais une très bonne lecture tout de même.

Les chroniques de Dani Mega O’Malley T4 de Karen Marie Moning, l’une des rares séries bit lit encore en cours de lecture chez bibi, un bon moment comme toujours avec plein d’action et de retournements.

La Piste des Cendres de Emmanuel Chastellière…je ne dirai rien histoire de continuer à le faire suer d’anxiété ^^

Les Abysses de Rivers Solomon, waouh lisez-le, j’ai beaucoup aimé les thématiques choisies et comment elles sont exploitées.

Côté perso :

Je me l’étais promis l’an dernier pour mon 33ème anniversaire, c’est décidé, je me fais tatouer. Après avoir traqué sur Instagram les différents comptes de tatoueurs et tatoueuses qui me faisait le plus envie, après avoir décidé ce que je voulais, mes projets perso sont conséquents donc je voulais tester d’abord comment je supporterai la douleur, à quoi m’attendre. En novembre je trouve un flash qui me flashe ^^ après quelques mois de réflexion (oui je ne me précipite pas), le temps de mûrir l’idée, d’être sûre de ce motif, de rassembler mon courage (faut se l’avouer), j’ai contacté la tatoueuse en mars et avec le confinement puis le déconfinement progressif, rendez-vous a été pris le 25 juillet dernier (depuis je fourmille d’idées au grand dam de mamie qui déteste ça, de chéri et des parents qui s’inquiètent que j’en sois couverte sous peu ^^). Bref, voici mon petit chef d’oeuvre dont je suis trop fière :

Réalisé par Virginie Diable au shop de Lou Tatoo à Clamart

Mon deuxième truc perso sur lequel je trime en ce moment c’est le Code de la Route (quand je vois comment les gens conduisent, je me demande pourquoi on s’emmerde autant ^^). Dans deux ans mon entreprise déménage dans la ville d’à côté, il est donc temps à 34 ans de devenir adulte (j’en meurs d’envie….you-pi !).

Bookhaul de septembre :

Deux arrivées surprises du Seuil et Bélial, grand merci à Catherine et l’achat pour le podcast que je commence dès ce soir, L’incivilité des fantômes :

En parallèle, j’écoute mais plus trop en ce moment, happée que je suis par des découvertes musicales qui m’entaillent à fond mais que je vais reprendre : La Roue du temps T2 de Robert Jordan.

Voilà, je m’arrête ici.

J’ai fait beaucoup de ménages dans les mails et feed de blogs, désolée mais rendue à plus de 500 articles à lire c’est impossible ^^ donc m’en veuillez pas mais j’ai réduit à environ 200 et vous risquez plus d’avoir des petits j’aime que de commentaires pour rattraper tout ça.

Et vous, comment ça va depuis le temps ? Quoi de neuf ?

Des bisous !