Lectures "Les pieds sur Terre", Thriller / Polar / Policier

Oh, my dear ! par T. J. Middleton

9782266244961

Editions Pocket

383 pages

Paru en mai 2013 aux Editions du Cherche Midi

Quatrième de couv’ :

A 50 ans, Al Greenwood n’aspire plus qu’à une chose dans la vie : la tranquillité. Chauffeur de taxi dans un paisible petit village côtier d’Angleterre, rien ne l’empêche de parvenir à son but, si ce n’est son encombrante femme, Audrey. Aussi décide-t-il  un jour de s’en débarrasser. Le scénario est vite trouvé : profitant d’une de ses promenades quotidiennes, il la précipitera du haut d’une falaise.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Tout s’est passé comme prévu, ou presque : en rentrant à la maison, Al découvre Audrey tranquillement assise devant la cheminée. Qui a-t-il alors jeté dans le vide ?

Commence pour Al un long cauchemar, dont il est encore loin de soupçonner l’issue. Mais une chose est sûre : sa tranquillité s’éloigne à vue d’oeil…

Mon avis :

Al et Audrey sont dans la phase critique du vieux couple, leur fille unique s’est tirée du village pour vivre l’amour en Australie et donne peu de nouvelles, leur couple est plus que routinier, son entreprise de taxi tient vaille que vaille grâce à quelques habitués, un ancien collègue étant devenu un concurrent coriace. Al est fatigué et veut pouvoir penser à lui, être peinard jusqu’à l’heure de tirer sa révérence.

Pour cela, on peut dire qu’il est radical le pépère, asticotant sa femme un jour de tempête, il sait comment l’amener à la crise de nerf lui faisant claquer la porte direction la falaise, son point  de vue favori. Il sort par derrière pour ne pas être repéré des voisins, un ciré jaune au bord du précipice, il pousse, problème réglé et revient tel un sioux dans son foyer. Quand il tombe nez à minou avec sa femme en chaleur dans le salon, on peut dire qu’il a failli se chier dessus ^^

Voilà pour le ton employé que vous aurez tout le long du bouquin, autant certaines scènes m’ont amusé, autant vanne sur vanne surtout au premier tiers du livre, ça m’a paru un peu lourd mais il y en a moins ensuite ce qui m’a fait mieux apprécier les pointes d’humour, j’ai rigolé surtout à 2 scènes d’anthologie je trouve, la première quand il se trouve chez La Fouine (une voisine) devant une certaine sculpture en chocolat et aussi quand ladite voisine prépare des boulettes de viande très… spéciales ^^

Pour être tranquille on peut dire que c’est raté, entre les quiproquos et la recherche de la vérité, où était sa femme cet après-midi-là ? Autant de questions qui vont le maintenir sur le qui-vive. Un aspect inattendu aura lieu, la flamme se sera rallumée au sein de son couple, Al et Audrey changent tous les 2, ils se redécouvrent une nouvelle jeunesse et s’éclatent bien. Reste une question qui taraude notre tueur amateur…

Qui a-t-il poussé de la falaise ?

Parce que oui, il a bien tué quelqu’un ce jour là, et lorsqu’une disparition est annoncée c’est le coup de tonnerre qui le fait trembler de l’intérieur. Miranda, jeune femme pleine de vie qu’il a vu grandir, qu’il adorait comme sa propre fille, ne donne aucun signe de vie, ses parents sont effondrés. Al cherche à savoir si c’est bien elle qu’il a poussé et tout au long du récit, il va croiser ceux qui l’ont vu les derniers jours et dresser un portrait de Miranda qu’Al n’apprécie pas beaucoup, une autre facette plus sombre qu’il n’avait jamais entr’aperçu.

On s’attache un peu à ce filou, ni tout blanc ni tout noir, sa personnalité change tout de même du tout au tout à la fin quand il doit bien finir par répondre de ses actes et on peut dire que cette fin, elle m’a laissé sur le cul, je ne m’attendais pas à ça mais chut.

Dans l’ensemble ça m’a plus, bon c’est surtout pour le divertissement que je l’ai lu et je m’attendais à rire beaucoup plus, sur ce point, l’humour anglais est un peu lourd pour moi mais il y a de bonnes vacheries tout de même. J’adore la vieille Alice et son stock de Marie Jeanne notamment.

Bonne lecture

Fantasy, Lectures "La tête dans les étoiles"

Légendes Faës, Tome 1 : La chienne de l’ombre par Manon Elisabeth d’Ombremont

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Editions Lancelot

301 pages

Paru en avril 2015

Quatrième de couv’ :

Cette histoire n’est absolument pas féérique et n’a pas une fin heureuse. À peine donne-t-elle une morale. De toute façon, qui s’en soucie encore ?

Le passé n’apprend plus rien, puisque personne n’en tire des enseignements !

Vous tenez entre vos mains le récit de la chute des mondes, provoquée par une poignée d’êtres aveugles. Des acteurs aisément remplaçables, animés par leurs désirs futiles de vengeance, de pouvoir et de sang. C’est une course éternelle, un cycle condamné à se répéter.

Dans le nôtre, il n’aura fallu qu’une guerrière fomoire, un Seigneur noir, une reine Banshee et un dieu-dragon pour déclencher une fin programmée.

Ensemble, ils m’ont fait écrire l’Histoire en lettres de sang…

Mon avis :

J’ai acheté ce livre lors du festival des Trolls & Légendes en avril dernier. Pendant que Frédéric Livyns me dédicaçais son livre, sa p’tite voisine, notre futée Manon donc, m’a tout de suite accrochée par un « vous aimez les histoires de Fantasy non manichéennes ? » « Ouiiii » et voilà, un nouveau précieux avait rejoint ma PAL (oui, je suis faible ^^).

Pour le coup, si vous aimez les ambiances très noires et avez l’estomac bien accroché, ce roman est fait pour vous. Torture, viol, loi du plus fort sont les règles dans cette histoire.

On se retrouve dans la cour des Faës Unseelies qui composent la cour sombre, ennemis des Seelies. Les 2 principales héroïnes sont les princesses Melyan et Elyalë, filles du roi Unseelie Fenrir. Ne vous imaginez surtout pas de mignonnes petites princesses pour qui tout leur est dû, non. Fenrir n’en a rien à faire de ses filles, il est extrêmement cruel, beaucoup de ses héritiers sont morts, tuer par ses soins pour la plupart. Melyan est le fruit d’un viol avec une fée et Elyalë est le résultat d’un pacte avec la reine Banshee. Vous souhaitez une histoire d’amour ? Passez votre chemin, cette faiblesse n’a clairement pas sa place dans ce monde.

Tout commence avec le bannissement d’un dieu-dragon, Elcmar, ses pouvoirs lui sont arrachés par les autres dieux-dragons et il en sauve une parcelle confiée à son allié Fenrir. 1000 ans plus tard, Melyan et Elyalë seront les instruments du destin, manipulées par Elcmar qui prépare sa vengeance au péril de la bonne marche du Monde. Chacun protège ses intérêts en premier lieu, se fichant royalement de l’avenir du Monde.

Melyan est mi-fomoire mi-fée, son souhait est de devenir une grande guerrière pour devenir maitresse de son destin, son pouvoir de guérison la rend résistante face aux coups, les effaçant pour la laisser comme neuve. Son camarade Telbrin s’en donne donc à coeur joie pour la battre comme plâtre (pas par plaisir hein mais c’est comme ça, seuls les forts doivent survivre).

Elyalë est une magicienne, prise pour faible par son père et son peuple. Elle est également sous-estimée par le peuple ennemi, ce dont elle saura tirer avantage…Sa soeur est la seule en qui elle a confiance. Une fois Melyan prête en tant que guerrière, elle deviendra une protectrice et le bras armée « la chienne de l’ombre » de sa soeur Banshee.

L’histoire est sombre dans le texte mais également au sens littéral du terme, la cour Unseelie se trouve dans une grotte, son peuple est nyctalope, la lumière, arme des Seelie, les aveugle et les handicape dans les combats.

En bref, j’ai adoré ce roman, il s’est lu très vite, les actions et complots s’enchainent, on n’a pas le temps de s’ennuyer. Si je devais émettre un bémol, c’est le prix du livre, 15 € pour un poche d’à peine 300 pages ça fait cher quand même. Mais c’est tout, le contenu lui est excellent tout simplement.

Le tome 2 est déjà dans les mains de l’éditeur, à paraitre en 2016.

Bonne lecture

Autour du livre, TAG / Award

Blogger Recognition Award

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J’ai été nominée par Esoriak des Pérégrinations d’Eso (oui ça fait plus d’un mois ^^ oups).

Je dois donc vous expliquer la naissance de ce blog… 

Au départ, c’est en faisant connaître la booktubosphère à mon chéri que l’idée a commencé à faire son chemin « avec tout ce que tu lis, tu devrais faire pareil ». Heu, mettre mon visage sur internet…non merci (le risque de se faire voir par quelqu’un qu’on connait, famille, collègues, bof bof) mais l’envie était là (de façon plus pressante et présente, ça me titillait déjà faut avouer) et quand je me suis décidée à me lancer sur la blogo, un petit espace rien qu’à moi pour partager ma passion première, il a été à fond derrière moi et est mon premier lecteur (kikoo chéri ^^)

Ma motivation suivante fut également le fait de voir toujours les mêmes livres ad nauseam sur toutes les chaînes / blogs, notamment énormément de Young et Nu adult et dystopie (tout ce que je n’aime pas en somme), je veux mettre en « lumière » (ouais là j’ai les chevilles qui gonflent ahah) la littérature de l’imaginaire « pour les grands » (je me suis tout de même laissée influencer sur les séries des Chroniques Lunaires et Autre-Monde).

Je dois ensuite donner un conseil aux nouveaux blogueurs :

Heu, comment dire, j’ai commencé ce blog il n’y a que quelques mois, je ne me permettrai pas de dire faut faire ceci et cela.

Par contre, voici les conseils que j’ai suivi en commençant : apprendre à partager, ne pas tenir son blog dans son coin c’est sans intérêt. Aller voir les autres, laisser des commentaires (je le fais pour des livres déjà lus, ou qui m’intéressent, je laisse peu de traces de mon passage mais je souhaite le faire de façon pertinente pour un réel partage). Aller sur les réseaux sociaux pour partager vos chroniques et vous faire connaitre en plus de faire connaissance avec d’autres personnes qui partagent vos centres d’intérêt.

Je rajouterais également de participer à des Challenges / Swap qui rendent le partage plus vivant et dynamique, j’en ai enfin trouvé un qui correspondent à mon goûts en plus de ne pas être « en cours » comme souvent. Ce sera pourquoi pas l’occasion de faire de nouvelles rencontres entre passionnés.

Je devrais nominer d’autres blogueurs mais je n’aime pas imposer alors pour ceux qui ont envie de répondre, faites-vous plaisir.

Bisous et merci à Eso

Autour du livre, Challenges / Défis

Challenge Littérature de l’Imaginaire 4e édition sur Livraddict

 

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Coucou,

Le Challenge Littérature de l’Imaginaire a été repris par Amaruël pour cette 4e édition sur Livraddict. Etant donné que c’est mon genre de prédilection et que ma PAL en est blindée, autant se faire plaisir.

Ce challenge aura lieu du 1er décembre 2015 au 1er décembre 2016.

Pour en savoir plus, c’est par ici que ça se passe
Le but du challenge :

L’objectif de ce challenge est de lire et de chroniquer des ouvrages appartenant à la littérature de l’imaginaire, à savoir :
– la Fantasy
– la Science-Fiction
– le Fantastique
(avec leur sous-genres comme la dystopie, la bit-lit etc.).

Les ouvrages peuvent être des romans, des nouvelles (anthologie complète), des essais, des mangas, des bandes dessinées… En format papier ou numérique.

L’échelon et la catégorie choisis pour ce challenge :

Échelon 3 : Plongée dans l’inconnu – au moins 36 livres (possibilité de changer d’échelon en cours de route en prévenant l’organisatrice).

Catégorie B : Banshee de la Double page : Fantasy/Fantastique tous supports confondus (je n’ai que des romans et recueils).

Voilà, avec un peu de chance j’espère en même temps descendre ma PAL de moitié sur l’année 2016. Venez nous rejoindre si la littérature de l’imaginaire vous botte bien.

A bientôt

Fantastique, Lectures "La tête dans les étoiles"

Willow Hall par Cécile Guillot et Mina M.

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Editions du Chat noir

Collection Graphicat

46 pages

Paru en novembre 2015

Quatrième de couv’ :

Willow Hall… Les murs semblent me chuchoter des prières que je ne comprends pas… Les ombres s’allongent, chaque coin paraissant cacher quelque monstre à l’affut… Tout ici n’est que ténèbres et désespoir. La fillette dont je dois m’occuper reste plongée dans un silence indifférent. Elle est parfois entourée d’étranges papillons sortis de je ne sais où… créatures magnifiques mais qui m’arrachent à chaque fois un frisson involontaire ?

Mon avis :

Je ne suis pas branchée BD/Manga dans le sens où ça devient rapidement onéreux pour le temps de lecture avec très souvent des séries à rallonge, la blogo comme la booktubosphère m’ont tout de même fait repérer quelques titres que je me garde sous le coude au cas où l’envie de changement me prendrait. Pour les livres illustrés c’est différent, peu de textes mais des dessins en général à couper le souffle qui nous en donnent pour notre argent, c’est le cas de cet artbook.

Mina M. a par exemple réalisé les couvertures de la trilogie Néachronical de Jean Vigne (excellente série dont le rythme va crescendo en mélangeant les genres littéraires au fur et à mesure des tomes) et de Diabolus in musica (présent dans ma PAL). Dans cet opus, elle allie son talent à la plume de Cécile Guillot (Fille d’Hécate et The Pink tea time club) pour le plus bel effet (sa galerie pour un aperçu de son coup de crayon). Tous les titres cités sont dispo chez le Chat noir.

Cette histoire se situe à Willow Hall un manoir familial qui a vu passer nombre de tragédies, le sort s’acharne au fil des générations sur cette famille. Emily est gouvernante d’une petite fille bien étrange, évanescente, qui la plonge dans le malaise, d’abord tentée par la fuite elle va finir par s’attacher à la fillette jusqu’à se perdre.

Cécile fait parler son héroïne à travers un échange épistolaire adressé à son fiancé (dont on n’a pas les réponses ça n’apporterait rien de plus au récit), ce qui nous permet de suivre son cheminement dans ses interrogations, ses doutes puis sa décision de tout faire pour se faire accepter par la petite Lorena, entrer dans son monde, jusqu’à l’issue tragique relatée par une coupure de journal.

On est plongé dans une ambiance gothique, sombre, douce et mélancolique, avec des dessins magnifiques qui illustrent parfaitement la plume poétique de Cécile dans cet ouvrage.

Encore un artbook que j’ai adoré, petit à petit, ma collection s’agrandit. Je vous le recommande chaudement.

Bonne lecture

Fantasy, Lectures "La tête dans les étoiles"

Powerful, Tome 1 : Le Royaume d’Harcilor par S. N. Lemoing


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Auto-édition

E-Book

Paru en juin 2015

Résumé :

Depuis douze ans, le pouvoir a été usurpé au royaume d’Harcilor.
Cyr, un homme de savoir, et son fils adoptif, Kaaz, ont constitué une école secrète.

En effet, dans ce monde certaines personnes naissent dotées de pouvoirs magiques : les Silarens.
Seulement, il n’est pas toujours aisé de déceler ses pouvoirs.
Ils seront bientôt rejoints par une jeune femme bien mystérieuse qui a beaucoup à leur apprendre.

Alors que Litar, reconnu comme l’être le plus puissant du royaume s’absente durant quelques temps, ils entrevoient pour la première fois la possibilité d’agir.
Parviendront-ils à retrouver leur liberté ? Feront-ils les bons choix ?

Mon avis :

J’avais repéré ce livre sur le blog de Riz-Deux-ZzZ et il m’avait bien intéressé puis l’auteure m’a contacté en titillant un peu plus ma curiosité vu que je m’intéressais au végétalisme et à la médecine naturelle, deux thèmes présents dans son roman en plus du côté imaginaire, ça devrait me plaire. Même si j’ai préféré me payer son exemplaire, tout travail méritant salaire, je la remercie tout de même d’avoir pensé à moi, c’était très sympa.

Plusieurs points m’ont tout de même gêné dans ma lecture mais je n’irai pas non plus jusqu’à dire que c’est un mauvais roman (je ne me permettrai jamais de cracher sur le travail de quelqu’un de toute façon, si vraiment j’avais détesté je n’en parlerai tout simplement pas).

Tout d’abord, le style est simple et agréable, le roman se lit très vite, l’auteure va droit au but. Il y a beaucoup de personnages mais ça peut aller, je m’y suis retrouvée assez facilement car ils reviennent régulièrement sur le devant de la scène, les adultes comme les ados. L’évolution de la relation entre Selna et Kaaz est un peu en dents de scie et pas suffisamment travaillée dans la profondeur, un jour ils s’aiment bien, le lendemain c’est à couteaux tirés et le pompon c’est quand Kaaz fut gravement blessé et a reproché à Selna d’avoir protégé le gamin innocent incapable de se défendre seul plutôt que lui (qui a 2 pouvoirs et qui a de son propre chef quitté le bouclier de Selna au mépris de ce qu’elle lui avait dit) et s’est permis de lui sortir un pathétique « je croyais que tu m’aimais » pff là ça fait plus gamin que  guerrier hein.

J’ai beaucoup aimé Cyr, le sage érudit de l’histoire qui enseigne aux enfants et aux adultes, une épaule sûre et discrète, même s’il fait parti de ceux qui n’ont pas de pouvoir inné (Iesilarens) il a appris la magie « matérielle » on va dire, contrairement aux « Silarens » qui sont dotés de pouvoirs (un ou plusieurs ça dépend) dès leur naissance et le découvre plus ou moins à l’adolescence ou pendant l’enfance c’est selon. Le nouveau roi a fait en sorte que le savoir ne soit plus prodigué et c’est le système D pour l’apprentissage. L’auteure a crée toute une langue dont quelques termes sont distillés au fil du récit, avec un glossaire en fin de livre.

J’ai bien aimé suivre Ty et Chellis, 2 adolescents aux personnalités bien approfondies, pas niais, ils sont très actifs dans la rébellion fomentée, Chellis veut se battre pour ce qui est juste même si ses opinions politiques diffèrent radicalement de celles de son père avec un dénouement somme toute heureux pour le coup.

Et c’est peut-être là que ça me chiffonne, chaque problème trouve une solution trop simpliste, pas suffisamment réaliste, je pense notamment à Litar et Selna. Elle le prive de ses pouvoirs, de sa situation, le laissant estropié en partie et ils papotent …. on me fait ce coup-là désolée mais le gus je lui tiendrai un chien de sa chienne, je l’aurais mauvaise. Soyons honnêtes, même les tyrans sont persuadés de faire ce qu’il faut pour leur jouet peuple. Sans compter que Ty se découvre un pouvoir super rare et hyper pratique à la fin, ça aurait pu être mieux exploité en créant un doute au moment de son Exploration par Selna et des petites tensions au fil du récit.

Pour ce qui est du récit en lui même, il oscille entre le présent et le passé sous forme de flash back surtout concernant Selna mais aussi l’attaque du château par Relan et quelques flashs concernant Kaaz. Quelques améliorations également à apporter de ce côté, les flash back sont rarement identifiés, même si on s’y retrouve en quelques phrases il serait plus judicieux de l’annoter en début de chapitre (c’est fait quelques fois alors je ne sais pas si c’est plutôt un problème de fichier Amazon ou quoi), mais là c’est juste un détail.

De même, ce n’est qu’à 80 % du récit qu’on a une explication sur la façon de vivre du peuple d’Harcilor, pourquoi les habitants n’exploitent pas la Nature et vivent avec, il aurait été plus judicieux de trouver ce thème au début entre le prologue et le chapitre 3 même s’il y a beaucoup de choses à mettre en place effectivement, dans un roman de fantasy tout est créé de bout en bout.

Pour ce qui est de la fin, je trouve que je peux m’arrêter là, c’est suffisamment ouvert pour s’en contenter, chacun va faire sa vie, Litar repartir de zéro, tout comme il est possible de lire le tome 2, c’est selon. Comme c’est un Royaume découpé en 3 morceaux, je pense que chaque tome se concentrera sur une partie du royaume.

Bon, j’ai bien aimé sans être emballée, trop de trucs qui tombent à pic quand même mais le roman se lit bien et rapidement, pour un débutant en Fantasy ça peut totalement le faire. Des orphelins, un coup d’état, des traditions intelligentes avec la Nature, le respect des uns et des autres, pas de supérieur encore moins avec le nouveau rôle de Cyr, y a de l’idée malgré quelques facilités mais la fantasy doit bien être le genre littéraire le plus dur à maitriser, tout est à faire de A à Z, alors dans l’ensemble chapeau bas.

Merci à l’auteure et bonne lecture

Fantastique, Lectures "La tête dans les étoiles"

Les Herbes de la Lune, Tome 2, par Anne Laure

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Editions du Chat noir

Collection Cheshire

219 pages

Paru en septembre 2015

Quatrième de couv’ :

« Mon équilibre personnel me faisait penser à un sablier. Il était de mon devoir de garder la même quantité de sable de chaque côté de l’ampoule en verre. Vie humaine. Vie druidique. En franchissant la ligne, je me perdrais. »

Après avoir embrassé sa véritable nature, Abigail va faire face à ses ambivalences pour gagner sa place au sein de la communauté, entre apprentissage et déboires sentimentaux…

Ma chronique du premier tome

Mon avis :

On retrouve Abigail le lendemain de Beltaine en plein désarroi, son révélateur vient de faire surface et la Loi druidique est claire, l’amour est proscrit entre le druide et son révélateur. Timothée disparait sans laisser de signe de vie et ce pendant plusieurs mois, autant dire que le premier tiers du roman se traine en longueur, Abi étant en pleine déprime, le moral oscillant entre crainte et espoir en plus de difficultés d’intégration dans le Cercle druidique.

Les druides peuvent remonter leur lignée avec chacun un descendant bien identifié, le fait qu’Abigail descende d’une orpheline les rend parfaitement hostiles à son intégration de même qu’elle garde des séquelles de sa confrontation avec l’Ennemi dans le premier volume. Une fois arrivée au premier tiers du roman, lors d’une fête druidique qui les réunissait tous, la filiation d’Abigail s’impose à tous et démarre l’action sur les chapeaux de roue, la haine des druides se déchaine, cette filiation est maudite, viennent la fuite… La Traque…

Un dénouement arrive à partir de la moitié du livre on se doute donc que tout n’est pas réglé. Une fois cette moitié passée, on retrouve Abi de nouveau déprimée, très franchement heureusement que le style de l’auteure est hyper fluide car la donzelle pleurniche un peu trop à mon goût rendant le récit assez long au début puis avant la révélation finale mais certains éléments relèvent quand même le tout, sa filiation ambiguë et le pacte scellé lors du 1er volume avec les Seigneurs des Marais qui se conclut à la fin de celui-ci.

Bref, lecture agréable dans l’ensemble malgré une Abi un peu trop molle à certains moments qui se secoue heureusement à d’autres, comme j’attends d’un livre qu’il me fasse passer un bon moment avant tout, son rôle est tenu ^^.

Bonne lecture

Fantastique, Lectures "La tête dans les étoiles"

Les Herbes de la Lune, Tome 1, par Anne Laure

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Editions du Chat Noir

Collection Cheshire

231 pages

Paru en septembre 2014

Quatrième de couv’ :

« Elle est différente, c’est certain. Pas seulement différente des autres filles. Elle est Autre. » Aussi sûrement que ses cauchemars récurrents ne sont pas le fruit de son imagination, l’univers que s’apprête à découvrir Abigail va lui ouvrir les portes de son passé, mais aussi de son avenir.
Les brumes mystérieuses de la lande, la force destructrice de la mer, la célébration du solstice d’hiver et la fête celtique de l’Alban Arthan : autant de secrets que la jeune étudiante ne pouvait soupçonner.

À présent, Abigail devra puiser dans la puissance du cycle lunaire pour affronter son destin qui s’est rapidement mis en marche. Bien trop rapidement…

 

Mon avis :

L’histoire se déroule en Bretagne où l’on suit Abigail, une jeune étudiante en histoire médiévale, qui fait des cauchemars récurrents depuis plusieurs semaines. Ses insomnies commencent à se faire handicapantes pour ses études et elle souhaite se soigner de manière naturelle, son instinct la pousse à se rendre dans une petite herboristerie. Son pendentif attire l’oeil du propriétaire qui lui propose de venir prendre des cours sur les soins naturels. Lors d’une soirée particulière à laquelle elle était invitée, Abigail à un malaise extrêmement violent qui la pousse en pleine nuit à chercher de l’aide auprès de Ler, l’herboriste, qui va lui expliquer qu’elle est une druidesse et s’étonne que sa famille ne l’y ait pas préparé. Débute alors pour Abi un parcours initiatique sur la magie de la nature.

Il ne faut pas s’attendre à un livre rythmé par l’action, c’est très introspectif, Abigail s’interroge sur ses pouvoirs, apprend que sa mère a été adoptée et donc ne connait rien de sa lignée druidique. On apprend avec elle les différentes fêtes druidiques, les vertus de certaines plantes, sa peur du pouvoir en elle. C’est également le temps du choix pour notre héroïne, avec le pouvoir qui la grise en même temps que de l’effrayer, saura-t-elle ne pas franchir la ligne, rester sourde à cette voix intérieure qui la tente vers le chaos ?

Même si l’héroïne passe son temps entre doute, espoir et apprentissage, le style d’écriture est fluide et permet à la lecture de ne pas être ennuyeuse comme on aurait pu le craindre. Le récit est centré sur Abi à 98 % mais il y a de temps à autre quelques petites lignes en italique qui reflètent les pensées de Timothée, on comprendra plus tard pour quelle raison ils sont liés.

Maelann est un autre personnage important lié à notre héroïne (non non pas de panique, il n’y a pas de triangle amoureux même si elle a une pointe de désir, son coeur lui ne se trompe pas et n’hésite pas).

Quelques clichés sont peut-être à déplorer : Timothée, le super canon de l’université, Don Juan qui sort habituellement avec les plus belles et qui jette son dévolu à la surprise de tous sur Abigail (pas qu’elle soit laide non plus hein, mais juste pas le standard habituel du gars). Maelann, le beau mâle ténébreux et énigmatique qu’elle a du mal à cerner et qui l’inquiète en même temps que de refléter un sombre désir de s’affranchir des lois guindées des druides. Morgan, le meilleur ami gay. A part ces légers détails, ma lecture fut agréable dans l’ensemble et j’ai d’ailleurs enchainé avec le tome 2.

Bonne lecture

 

Lectures "Les pieds sur Terre", Société / Témoignage

Sorcières ! Le sombre grimoire du féminin par Julie Proust Tanguy

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Editions des Moutons électriques

Collection « La bibliothèques des miroirs »

248 pages

Paru en juin 2015

Quatrième de couv’ :

Autour du chaudron fumant, trois silhouettes s’activent : les sorcières font frémir à petit feu des mystères parsemés de poils de chat noir. Des cris d’horreur, des frissons enfantins et de sensuelles silhouettes féminines bouillonnent dans leur potion verdâtre. Leurs voix fredonnent des noms familiers : Baba Yaga, Morgane, Médée, Carrie, Esmé Ciredutemps…

Leur sabbat fait danser, depuis des siècles, une litanie de clichés : crapaud, balai, chapeau pointu… Mais qui sont ces envoûteuses dont les doigts crochus lacèrent la toile du temps ? Sont-elles les fiancées du Diable ou de simples révélatrices d’une sombre Histoire du féminin ?

Nécromanciennes redoutables, guérisseuses ignorées, doubles obscurs des fées, femmes fatales livrées au bûcher… Rejoignez-les dans ce grimoire moderne qui vous révèlera les lointaines origines et l’étrange destinée de vos sorcières bien-aimées !

Mon avis :

Cet ouvrage retrace l’Histoire de la misogynie à travers les siècles, car oui, qu’est-ce qu’une sorcière ?

Au départ, on parle de femmes savantes, herboristes, qui traitent les maux féminins, elles sont avant tout reconnues dans l’Antiquité comme étant des sages-femmes – gynécologues vs les hommes médecins, et se transmettent leur savoir de façon orale (l’écriture intervient beaucoup plus tard, manque d’éducation, argent, etc). Le problème prend naissance avec les « penseurs », il est gênant que des femmes puissent posséder un savoir supérieur, les potions à base de plantes (entre autre) finiront par leur porter préjudices et le Moyen-âge finira d’enfoncer le clou avec l’Eglise qui ne fut pas qu’amour pour son prochain pour le coup ^^.

Nous voici donc lancé sur la piste des sorcières les plus réputées de l’Histoire de leur naissance à nos jours, avec différentes parties : Antiquité, Moyen-âge, du XVIe au XVIIIe siècle, le XIXe siècle, du XXe au XXIe siècle. Chaque partie est agrémentée de nombreuses illustrations, citations et références littéraires, musicales séries TV / Anime / Cinéma, bref un ouvrage extrêmement riche avec beaucoup d’annotations permettant d’aller plus loin si l’envie nous en dit.

Dans l’Antiquité, les femmes se transmettaient donc leur savoir de manière orale sur les plantes pour soulager les femmes (enfantement, avortement, mycose etc), les maux féminins étaient un monde inconnu des hommes et étaient même plutôt source de gêne mais la jalousie a fini par pointer son vilain nez, la femme doit restée à sa place d’inférieure : Circé, Hélène de Troie et Médée seront les figures emblématiques de cette féminité dangereuse et sournoise. Vous aimez Homère et Ovide ? Peut-être beaucoup moins après avoir lu quelques lignes…

« Si le magicien reste un personnage positif son double féminin devient menaçant avec un pouvoir qu’il faut étouffer ».

Le Moyen-âge et les femmes avec leur grande amie l’Eglise : La femme a été créée en second lieu à partir d’une côte d’Adam, être inférieur « elle se doit d’être soumise », étymologie fe-mina = moindre par la foi, un concile à Mâcon aura lieu en 581 pour savoir si les femmes font parties de l’humanité (tout un programme…). Ayant provoqué le péché originel, elle n’est pas digne de confiance et se retrouve reléguée au même rang que les bêtes. L’Eglise met l’accent sur l’impureté féminine et sa stupidité « l’âme d’une petite fille naît 40 jours plus tard qu’un garçon », « être chétif et défectueux », bavarde, perfide etc, merci Saint Thomas et Martin Luther.

Le grain de sucre sur la chouquette comme dirait Princesse Soso vient de Bernard de Clairvaux « femme = sachet pour retenir la semence parfaite de l’époux », on l’embrasserait presque.

La femme séduit donc elle est l’instrument du Diable pour pervertir l’âme masculine. Naît la Fée médiévale octroyant dons et malédictions, Morgane étant la plus connue. On retiendra également comme figure emblématique de cette époque Hildegarde de Bingen, religieuse très savante et herboriste. Jeanne d’Arc aurait-elle été brûlée si elle n’avait pas pris les armes comme un homme ? Bonne question.

1215, création de l’Inquisition et de ses interrogatoires musclés aux tortures plus créatives les unes que les autres, toutes les femmes passées entre les mains des bourreaux ont bien sûr avoué être en cheville avec le Diable, participé à des Sabbats, la délations à cette époque fut une véritable épidémie mais l’époque où le bûcher a le plus flambé est…le XVIe, là j’ai appris un truc.

Au XVIe siècle donc, la sorcière est l’archétype de la rebelle qualifiée de « putain du Diable » ; un petit détour à Salem et son hystérie collective bien inspirante pour divers supports (musique, littérature, cinéma) :

Lords of Salem de Rob Zombie

L’ombre des contes : une femme bien = passive, dévouée, soumise vs la sorcière = femme déterminée, ambitieuse, active (met en oeuvre les moyens pour atteindre son but). Baba Yaga est la seule sorcière qui retire son épingle du jeu, bonne ou mauvaise selon le contexte.

XIXe siècle ou la libération : Les écrivains portent un regard critique sur le Moyen-Âge et déboulonne le mythe de la sorcière grâce à la perte des croyances, accusant la bêtise par exemple : femme « trop belle » se refusant à un homme qui pour se venger l’accuse de sorcellerie. Lilith fait son grand retour sous différentes formes, Faust et les oeuvres qu’il inspire. Même s’il y a toujours un relent misogyne, il n’y aura plus l’étiquette de sorcière accolé à la femme. Jules Michelet écrira « Sorcière » offrant une rédemption littéraire fracassante.

XXe et XXIe siècle : Avènement de la sorcière en bonne épouse (Ma sorcière bien-aimée), guide dans l’apprentissage (Mary Poppins) ou victime qui devient vengeresse (Carrie de Stephen King). Création de la Wicca, religion féministe mais qui inclut l’homme pour le libérer de « processus mentaux nocifs ». Plusieurs pages dédiées à l’oeuvre de Terry Pratchett et ses sorcières loufoques.

En bref, j’ai beaucoup apprécié ce livre contenant pas mal de références littéraires comme cinématographiques sur les sorcières tout en me donnant un cours passionnant sur les exactions commises sur les femmes à travers les siècles (la galerie photo sur les instruments de torture fait froid dans le dos), rien que pour piocher des idées lectures ou autre forme culturelle, il vaut le détour.

Bonne lecture !

Lectures "La tête dans les étoiles", Thriller / Polar / Policier, Thriller fantastique

Avec tes yeux par Sire Cédric

large

Editions Presse de la cité

Collection Sang d’encre

550 pages

Paru en octobre 2015

Quatrième de couv’ :

Depuis quelque temps, Thomas fait des rêves atroces. D’épouvantables rêves qui le réveillent en sursaut et morcellent son sommeil qu’il a déjà fragile. Si ce n’était que ça ! Après une séance d’hypnose destinée à régler ses problèmes d’insomnie, il est en proie à des visions. Il se voit, à travers les yeux d’un autre, torturant une jeune femme… Persuadé qu’un meurtre est effectivement en train de se produire, il part à la recherche de la victime. Le cauchemar de Thomas ne fait que commencer.

Mon avis :

Sire Cédric est mon auteur francophone préféré, je dois bien avoir tout lu ou presque depuis les Editions Oxymore autant dire que je le suis depuis un bout de temps. Son style sombre au rythme intense me plait énormément, on le retrouve dans tous ses ouvrages que ce soit fantastique pure comme Angemort ou dans ses thrillers. J’attends chaque sortie avec impatience et lis mon précieux dans la foulée, c’est ce qui s’est passé également avec celui-là.

Dans « Avec tes yeux », je pensais d’abord avoir une suite du tandem Vauvert – Svarta mais non, ce tome est totalement indépendant et peux donc se lire par les novices souhaitant découvrir l’univers bien glauque de notre petit Cédric et se faire une idée.

Pour ce livre comme pour le reste de la bibliographie de Sire Cédric, âmes sensibles s’abstenir, le titre comme la couverture donnent le ton. A peine trois pages tournées, je me disais déjà « oh putain » et quand j’ai terminé la première partie (il y en a 6), la fin m’a de nouveau fait souffler un « oh putain« . J’adore (oui j’aime quand c’est dégueu dans les thrillers et alors ?) ^^

On suit Thomas qui souffre d’insomnie et d’affreux cauchemars, suite à une séance d’hypnose pour essayer de retrouver le sommeil, le problème s’aggrave et il se retrouve connecter à un tueur en série en train d’exécuter sa victime. Grâce à certains détails, Thomas arrive à se persuader que c’est la réalité et chercher à retrouver la victime pour tenter de la sauvée….là ses ennuis commencent et il s’enlise de plus en plus gravement dans les problèmes avec la gendarmerie à ses trousses mais également avec le tueur qui le cherche. Toute aide sera bonne à prendre, celle-ci prendra d’ailleurs un visage inattendu et ne sera pas si désintéressée…

Le deuxième personnage important est Nathalie, gendarme avec des soucis d’alimentation et de communication avec son père qui la surprotège. La victime est son amie d’enfance, elle cherche donc à se venger en même temps que de faire ses preuves face à ses collègues et ce père qui la voit toujours comme une petite fille fragile. Très terre à terre, Thomas reste son principal suspect, elle pense tout d’abord que « ses visions » sont là pour le faire passer pour fou, qu’il n’assume pas son crime, mais des détails la feront peu à peu douter.

L’auteur reste égal à lui-même, l’écriture est superbe même si diabolique ^^, le rythme est palpitant avec des phrases courtes, incisives, elles apportent de l’intensité au récit. Les chapitres sont également courts, accélérant la cadence de lecture, on alterne les points de vue entre le tueur, Thomas est Nathalie. Tout va vite et ce roman qui est tout de même un joli pavé se lit très très vite.

Comme d’habitude une fois un livre de Sire Cédric terminé, vivement le suivant, j’espère y retrouver son tandem dont l’ennemi a refait surface à leur insu.

Bonne lecture