Fantasy, Lectures "La tête dans les étoiles"

Légendes Faës, Tome 1 : La chienne de l’ombre par Manon Elisabeth d’Ombremont

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Editions Lancelot

301 pages

Paru en avril 2015

Quatrième de couv’ :

Cette histoire n’est absolument pas féérique et n’a pas une fin heureuse. À peine donne-t-elle une morale. De toute façon, qui s’en soucie encore ?

Le passé n’apprend plus rien, puisque personne n’en tire des enseignements !

Vous tenez entre vos mains le récit de la chute des mondes, provoquée par une poignée d’êtres aveugles. Des acteurs aisément remplaçables, animés par leurs désirs futiles de vengeance, de pouvoir et de sang. C’est une course éternelle, un cycle condamné à se répéter.

Dans le nôtre, il n’aura fallu qu’une guerrière fomoire, un Seigneur noir, une reine Banshee et un dieu-dragon pour déclencher une fin programmée.

Ensemble, ils m’ont fait écrire l’Histoire en lettres de sang…

Mon avis :

J’ai acheté ce livre lors du festival des Trolls & Légendes en avril dernier. Pendant que Frédéric Livyns me dédicaçais son livre, sa p’tite voisine, notre futée Manon donc, m’a tout de suite accrochée par un « vous aimez les histoires de Fantasy non manichéennes ? » « Ouiiii » et voilà, un nouveau précieux avait rejoint ma PAL (oui, je suis faible ^^).

Pour le coup, si vous aimez les ambiances très noires et avez l’estomac bien accroché, ce roman est fait pour vous. Torture, viol, loi du plus fort sont les règles dans cette histoire.

On se retrouve dans la cour des Faës Unseelies qui composent la cour sombre, ennemis des Seelies. Les 2 principales héroïnes sont les princesses Melyan et Elyalë, filles du roi Unseelie Fenrir. Ne vous imaginez surtout pas de mignonnes petites princesses pour qui tout leur est dû, non. Fenrir n’en a rien à faire de ses filles, il est extrêmement cruel, beaucoup de ses héritiers sont morts, tuer par ses soins pour la plupart. Melyan est le fruit d’un viol avec une fée et Elyalë est le résultat d’un pacte avec la reine Banshee. Vous souhaitez une histoire d’amour ? Passez votre chemin, cette faiblesse n’a clairement pas sa place dans ce monde.

Tout commence avec le bannissement d’un dieu-dragon, Elcmar, ses pouvoirs lui sont arrachés par les autres dieux-dragons et il en sauve une parcelle confiée à son allié Fenrir. 1000 ans plus tard, Melyan et Elyalë seront les instruments du destin, manipulées par Elcmar qui prépare sa vengeance au péril de la bonne marche du Monde. Chacun protège ses intérêts en premier lieu, se fichant royalement de l’avenir du Monde.

Melyan est mi-fomoire mi-fée, son souhait est de devenir une grande guerrière pour devenir maitresse de son destin, son pouvoir de guérison la rend résistante face aux coups, les effaçant pour la laisser comme neuve. Son camarade Telbrin s’en donne donc à coeur joie pour la battre comme plâtre (pas par plaisir hein mais c’est comme ça, seuls les forts doivent survivre).

Elyalë est une magicienne, prise pour faible par son père et son peuple. Elle est également sous-estimée par le peuple ennemi, ce dont elle saura tirer avantage…Sa soeur est la seule en qui elle a confiance. Une fois Melyan prête en tant que guerrière, elle deviendra une protectrice et le bras armée « la chienne de l’ombre » de sa soeur Banshee.

L’histoire est sombre dans le texte mais également au sens littéral du terme, la cour Unseelie se trouve dans une grotte, son peuple est nyctalope, la lumière, arme des Seelie, les aveugle et les handicape dans les combats.

En bref, j’ai adoré ce roman, il s’est lu très vite, les actions et complots s’enchainent, on n’a pas le temps de s’ennuyer. Si je devais émettre un bémol, c’est le prix du livre, 15 € pour un poche d’à peine 300 pages ça fait cher quand même. Mais c’est tout, le contenu lui est excellent tout simplement.

Le tome 2 est déjà dans les mains de l’éditeur, à paraitre en 2016.

Bonne lecture

Fantastique, Lectures "La tête dans les étoiles"

Willow Hall par Cécile Guillot et Mina M.

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Editions du Chat noir

Collection Graphicat

46 pages

Paru en novembre 2015

Quatrième de couv’ :

Willow Hall… Les murs semblent me chuchoter des prières que je ne comprends pas… Les ombres s’allongent, chaque coin paraissant cacher quelque monstre à l’affut… Tout ici n’est que ténèbres et désespoir. La fillette dont je dois m’occuper reste plongée dans un silence indifférent. Elle est parfois entourée d’étranges papillons sortis de je ne sais où… créatures magnifiques mais qui m’arrachent à chaque fois un frisson involontaire ?

Mon avis :

Je ne suis pas branchée BD/Manga dans le sens où ça devient rapidement onéreux pour le temps de lecture avec très souvent des séries à rallonge, la blogo comme la booktubosphère m’ont tout de même fait repérer quelques titres que je me garde sous le coude au cas où l’envie de changement me prendrait. Pour les livres illustrés c’est différent, peu de textes mais des dessins en général à couper le souffle qui nous en donnent pour notre argent, c’est le cas de cet artbook.

Mina M. a par exemple réalisé les couvertures de la trilogie Néachronical de Jean Vigne (excellente série dont le rythme va crescendo en mélangeant les genres littéraires au fur et à mesure des tomes) et de Diabolus in musica (présent dans ma PAL). Dans cet opus, elle allie son talent à la plume de Cécile Guillot (Fille d’Hécate et The Pink tea time club) pour le plus bel effet (sa galerie pour un aperçu de son coup de crayon). Tous les titres cités sont dispo chez le Chat noir.

Cette histoire se situe à Willow Hall un manoir familial qui a vu passer nombre de tragédies, le sort s’acharne au fil des générations sur cette famille. Emily est gouvernante d’une petite fille bien étrange, évanescente, qui la plonge dans le malaise, d’abord tentée par la fuite elle va finir par s’attacher à la fillette jusqu’à se perdre.

Cécile fait parler son héroïne à travers un échange épistolaire adressé à son fiancé (dont on n’a pas les réponses ça n’apporterait rien de plus au récit), ce qui nous permet de suivre son cheminement dans ses interrogations, ses doutes puis sa décision de tout faire pour se faire accepter par la petite Lorena, entrer dans son monde, jusqu’à l’issue tragique relatée par une coupure de journal.

On est plongé dans une ambiance gothique, sombre, douce et mélancolique, avec des dessins magnifiques qui illustrent parfaitement la plume poétique de Cécile dans cet ouvrage.

Encore un artbook que j’ai adoré, petit à petit, ma collection s’agrandit. Je vous le recommande chaudement.

Bonne lecture

Fantasy, Lectures "La tête dans les étoiles"

Powerful, Tome 1 : Le Royaume d’Harcilor par S. N. Lemoing


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Auto-édition

E-Book

Paru en juin 2015

Résumé :

Depuis douze ans, le pouvoir a été usurpé au royaume d’Harcilor.
Cyr, un homme de savoir, et son fils adoptif, Kaaz, ont constitué une école secrète.

En effet, dans ce monde certaines personnes naissent dotées de pouvoirs magiques : les Silarens.
Seulement, il n’est pas toujours aisé de déceler ses pouvoirs.
Ils seront bientôt rejoints par une jeune femme bien mystérieuse qui a beaucoup à leur apprendre.

Alors que Litar, reconnu comme l’être le plus puissant du royaume s’absente durant quelques temps, ils entrevoient pour la première fois la possibilité d’agir.
Parviendront-ils à retrouver leur liberté ? Feront-ils les bons choix ?

Mon avis :

J’avais repéré ce livre sur le blog de Riz-Deux-ZzZ et il m’avait bien intéressé puis l’auteure m’a contacté en titillant un peu plus ma curiosité vu que je m’intéressais au végétalisme et à la médecine naturelle, deux thèmes présents dans son roman en plus du côté imaginaire, ça devrait me plaire. Même si j’ai préféré me payer son exemplaire, tout travail méritant salaire, je la remercie tout de même d’avoir pensé à moi, c’était très sympa.

Plusieurs points m’ont tout de même gêné dans ma lecture mais je n’irai pas non plus jusqu’à dire que c’est un mauvais roman (je ne me permettrai jamais de cracher sur le travail de quelqu’un de toute façon, si vraiment j’avais détesté je n’en parlerai tout simplement pas).

Tout d’abord, le style est simple et agréable, le roman se lit très vite, l’auteure va droit au but. Il y a beaucoup de personnages mais ça peut aller, je m’y suis retrouvée assez facilement car ils reviennent régulièrement sur le devant de la scène, les adultes comme les ados. L’évolution de la relation entre Selna et Kaaz est un peu en dents de scie et pas suffisamment travaillée dans la profondeur, un jour ils s’aiment bien, le lendemain c’est à couteaux tirés et le pompon c’est quand Kaaz fut gravement blessé et a reproché à Selna d’avoir protégé le gamin innocent incapable de se défendre seul plutôt que lui (qui a 2 pouvoirs et qui a de son propre chef quitté le bouclier de Selna au mépris de ce qu’elle lui avait dit) et s’est permis de lui sortir un pathétique « je croyais que tu m’aimais » pff là ça fait plus gamin que  guerrier hein.

J’ai beaucoup aimé Cyr, le sage érudit de l’histoire qui enseigne aux enfants et aux adultes, une épaule sûre et discrète, même s’il fait parti de ceux qui n’ont pas de pouvoir inné (Iesilarens) il a appris la magie « matérielle » on va dire, contrairement aux « Silarens » qui sont dotés de pouvoirs (un ou plusieurs ça dépend) dès leur naissance et le découvre plus ou moins à l’adolescence ou pendant l’enfance c’est selon. Le nouveau roi a fait en sorte que le savoir ne soit plus prodigué et c’est le système D pour l’apprentissage. L’auteure a crée toute une langue dont quelques termes sont distillés au fil du récit, avec un glossaire en fin de livre.

J’ai bien aimé suivre Ty et Chellis, 2 adolescents aux personnalités bien approfondies, pas niais, ils sont très actifs dans la rébellion fomentée, Chellis veut se battre pour ce qui est juste même si ses opinions politiques diffèrent radicalement de celles de son père avec un dénouement somme toute heureux pour le coup.

Et c’est peut-être là que ça me chiffonne, chaque problème trouve une solution trop simpliste, pas suffisamment réaliste, je pense notamment à Litar et Selna. Elle le prive de ses pouvoirs, de sa situation, le laissant estropié en partie et ils papotent …. on me fait ce coup-là désolée mais le gus je lui tiendrai un chien de sa chienne, je l’aurais mauvaise. Soyons honnêtes, même les tyrans sont persuadés de faire ce qu’il faut pour leur jouet peuple. Sans compter que Ty se découvre un pouvoir super rare et hyper pratique à la fin, ça aurait pu être mieux exploité en créant un doute au moment de son Exploration par Selna et des petites tensions au fil du récit.

Pour ce qui est du récit en lui même, il oscille entre le présent et le passé sous forme de flash back surtout concernant Selna mais aussi l’attaque du château par Relan et quelques flashs concernant Kaaz. Quelques améliorations également à apporter de ce côté, les flash back sont rarement identifiés, même si on s’y retrouve en quelques phrases il serait plus judicieux de l’annoter en début de chapitre (c’est fait quelques fois alors je ne sais pas si c’est plutôt un problème de fichier Amazon ou quoi), mais là c’est juste un détail.

De même, ce n’est qu’à 80 % du récit qu’on a une explication sur la façon de vivre du peuple d’Harcilor, pourquoi les habitants n’exploitent pas la Nature et vivent avec, il aurait été plus judicieux de trouver ce thème au début entre le prologue et le chapitre 3 même s’il y a beaucoup de choses à mettre en place effectivement, dans un roman de fantasy tout est créé de bout en bout.

Pour ce qui est de la fin, je trouve que je peux m’arrêter là, c’est suffisamment ouvert pour s’en contenter, chacun va faire sa vie, Litar repartir de zéro, tout comme il est possible de lire le tome 2, c’est selon. Comme c’est un Royaume découpé en 3 morceaux, je pense que chaque tome se concentrera sur une partie du royaume.

Bon, j’ai bien aimé sans être emballée, trop de trucs qui tombent à pic quand même mais le roman se lit bien et rapidement, pour un débutant en Fantasy ça peut totalement le faire. Des orphelins, un coup d’état, des traditions intelligentes avec la Nature, le respect des uns et des autres, pas de supérieur encore moins avec le nouveau rôle de Cyr, y a de l’idée malgré quelques facilités mais la fantasy doit bien être le genre littéraire le plus dur à maitriser, tout est à faire de A à Z, alors dans l’ensemble chapeau bas.

Merci à l’auteure et bonne lecture

Fantastique, Lectures "La tête dans les étoiles"

Les Herbes de la Lune, Tome 2, par Anne Laure

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Editions du Chat noir

Collection Cheshire

219 pages

Paru en septembre 2015

Quatrième de couv’ :

« Mon équilibre personnel me faisait penser à un sablier. Il était de mon devoir de garder la même quantité de sable de chaque côté de l’ampoule en verre. Vie humaine. Vie druidique. En franchissant la ligne, je me perdrais. »

Après avoir embrassé sa véritable nature, Abigail va faire face à ses ambivalences pour gagner sa place au sein de la communauté, entre apprentissage et déboires sentimentaux…

Ma chronique du premier tome

Mon avis :

On retrouve Abigail le lendemain de Beltaine en plein désarroi, son révélateur vient de faire surface et la Loi druidique est claire, l’amour est proscrit entre le druide et son révélateur. Timothée disparait sans laisser de signe de vie et ce pendant plusieurs mois, autant dire que le premier tiers du roman se traine en longueur, Abi étant en pleine déprime, le moral oscillant entre crainte et espoir en plus de difficultés d’intégration dans le Cercle druidique.

Les druides peuvent remonter leur lignée avec chacun un descendant bien identifié, le fait qu’Abigail descende d’une orpheline les rend parfaitement hostiles à son intégration de même qu’elle garde des séquelles de sa confrontation avec l’Ennemi dans le premier volume. Une fois arrivée au premier tiers du roman, lors d’une fête druidique qui les réunissait tous, la filiation d’Abigail s’impose à tous et démarre l’action sur les chapeaux de roue, la haine des druides se déchaine, cette filiation est maudite, viennent la fuite… La Traque…

Un dénouement arrive à partir de la moitié du livre on se doute donc que tout n’est pas réglé. Une fois cette moitié passée, on retrouve Abi de nouveau déprimée, très franchement heureusement que le style de l’auteure est hyper fluide car la donzelle pleurniche un peu trop à mon goût rendant le récit assez long au début puis avant la révélation finale mais certains éléments relèvent quand même le tout, sa filiation ambiguë et le pacte scellé lors du 1er volume avec les Seigneurs des Marais qui se conclut à la fin de celui-ci.

Bref, lecture agréable dans l’ensemble malgré une Abi un peu trop molle à certains moments qui se secoue heureusement à d’autres, comme j’attends d’un livre qu’il me fasse passer un bon moment avant tout, son rôle est tenu ^^.

Bonne lecture

Fantastique, Lectures "La tête dans les étoiles"

Les Herbes de la Lune, Tome 1, par Anne Laure

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Editions du Chat Noir

Collection Cheshire

231 pages

Paru en septembre 2014

Quatrième de couv’ :

« Elle est différente, c’est certain. Pas seulement différente des autres filles. Elle est Autre. » Aussi sûrement que ses cauchemars récurrents ne sont pas le fruit de son imagination, l’univers que s’apprête à découvrir Abigail va lui ouvrir les portes de son passé, mais aussi de son avenir.
Les brumes mystérieuses de la lande, la force destructrice de la mer, la célébration du solstice d’hiver et la fête celtique de l’Alban Arthan : autant de secrets que la jeune étudiante ne pouvait soupçonner.

À présent, Abigail devra puiser dans la puissance du cycle lunaire pour affronter son destin qui s’est rapidement mis en marche. Bien trop rapidement…

 

Mon avis :

L’histoire se déroule en Bretagne où l’on suit Abigail, une jeune étudiante en histoire médiévale, qui fait des cauchemars récurrents depuis plusieurs semaines. Ses insomnies commencent à se faire handicapantes pour ses études et elle souhaite se soigner de manière naturelle, son instinct la pousse à se rendre dans une petite herboristerie. Son pendentif attire l’oeil du propriétaire qui lui propose de venir prendre des cours sur les soins naturels. Lors d’une soirée particulière à laquelle elle était invitée, Abigail à un malaise extrêmement violent qui la pousse en pleine nuit à chercher de l’aide auprès de Ler, l’herboriste, qui va lui expliquer qu’elle est une druidesse et s’étonne que sa famille ne l’y ait pas préparé. Débute alors pour Abi un parcours initiatique sur la magie de la nature.

Il ne faut pas s’attendre à un livre rythmé par l’action, c’est très introspectif, Abigail s’interroge sur ses pouvoirs, apprend que sa mère a été adoptée et donc ne connait rien de sa lignée druidique. On apprend avec elle les différentes fêtes druidiques, les vertus de certaines plantes, sa peur du pouvoir en elle. C’est également le temps du choix pour notre héroïne, avec le pouvoir qui la grise en même temps que de l’effrayer, saura-t-elle ne pas franchir la ligne, rester sourde à cette voix intérieure qui la tente vers le chaos ?

Même si l’héroïne passe son temps entre doute, espoir et apprentissage, le style d’écriture est fluide et permet à la lecture de ne pas être ennuyeuse comme on aurait pu le craindre. Le récit est centré sur Abi à 98 % mais il y a de temps à autre quelques petites lignes en italique qui reflètent les pensées de Timothée, on comprendra plus tard pour quelle raison ils sont liés.

Maelann est un autre personnage important lié à notre héroïne (non non pas de panique, il n’y a pas de triangle amoureux même si elle a une pointe de désir, son coeur lui ne se trompe pas et n’hésite pas).

Quelques clichés sont peut-être à déplorer : Timothée, le super canon de l’université, Don Juan qui sort habituellement avec les plus belles et qui jette son dévolu à la surprise de tous sur Abigail (pas qu’elle soit laide non plus hein, mais juste pas le standard habituel du gars). Maelann, le beau mâle ténébreux et énigmatique qu’elle a du mal à cerner et qui l’inquiète en même temps que de refléter un sombre désir de s’affranchir des lois guindées des druides. Morgan, le meilleur ami gay. A part ces légers détails, ma lecture fut agréable dans l’ensemble et j’ai d’ailleurs enchainé avec le tome 2.

Bonne lecture

 

Lectures "La tête dans les étoiles", Thriller / Polar / Policier, Thriller fantastique

Avec tes yeux par Sire Cédric

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Editions Presse de la cité

Collection Sang d’encre

550 pages

Paru en octobre 2015

Quatrième de couv’ :

Depuis quelque temps, Thomas fait des rêves atroces. D’épouvantables rêves qui le réveillent en sursaut et morcellent son sommeil qu’il a déjà fragile. Si ce n’était que ça ! Après une séance d’hypnose destinée à régler ses problèmes d’insomnie, il est en proie à des visions. Il se voit, à travers les yeux d’un autre, torturant une jeune femme… Persuadé qu’un meurtre est effectivement en train de se produire, il part à la recherche de la victime. Le cauchemar de Thomas ne fait que commencer.

Mon avis :

Sire Cédric est mon auteur francophone préféré, je dois bien avoir tout lu ou presque depuis les Editions Oxymore autant dire que je le suis depuis un bout de temps. Son style sombre au rythme intense me plait énormément, on le retrouve dans tous ses ouvrages que ce soit fantastique pure comme Angemort ou dans ses thrillers. J’attends chaque sortie avec impatience et lis mon précieux dans la foulée, c’est ce qui s’est passé également avec celui-là.

Dans « Avec tes yeux », je pensais d’abord avoir une suite du tandem Vauvert – Svarta mais non, ce tome est totalement indépendant et peux donc se lire par les novices souhaitant découvrir l’univers bien glauque de notre petit Cédric et se faire une idée.

Pour ce livre comme pour le reste de la bibliographie de Sire Cédric, âmes sensibles s’abstenir, le titre comme la couverture donnent le ton. A peine trois pages tournées, je me disais déjà « oh putain » et quand j’ai terminé la première partie (il y en a 6), la fin m’a de nouveau fait souffler un « oh putain« . J’adore (oui j’aime quand c’est dégueu dans les thrillers et alors ?) ^^

On suit Thomas qui souffre d’insomnie et d’affreux cauchemars, suite à une séance d’hypnose pour essayer de retrouver le sommeil, le problème s’aggrave et il se retrouve connecter à un tueur en série en train d’exécuter sa victime. Grâce à certains détails, Thomas arrive à se persuader que c’est la réalité et chercher à retrouver la victime pour tenter de la sauvée….là ses ennuis commencent et il s’enlise de plus en plus gravement dans les problèmes avec la gendarmerie à ses trousses mais également avec le tueur qui le cherche. Toute aide sera bonne à prendre, celle-ci prendra d’ailleurs un visage inattendu et ne sera pas si désintéressée…

Le deuxième personnage important est Nathalie, gendarme avec des soucis d’alimentation et de communication avec son père qui la surprotège. La victime est son amie d’enfance, elle cherche donc à se venger en même temps que de faire ses preuves face à ses collègues et ce père qui la voit toujours comme une petite fille fragile. Très terre à terre, Thomas reste son principal suspect, elle pense tout d’abord que « ses visions » sont là pour le faire passer pour fou, qu’il n’assume pas son crime, mais des détails la feront peu à peu douter.

L’auteur reste égal à lui-même, l’écriture est superbe même si diabolique ^^, le rythme est palpitant avec des phrases courtes, incisives, elles apportent de l’intensité au récit. Les chapitres sont également courts, accélérant la cadence de lecture, on alterne les points de vue entre le tueur, Thomas est Nathalie. Tout va vite et ce roman qui est tout de même un joli pavé se lit très très vite.

Comme d’habitude une fois un livre de Sire Cédric terminé, vivement le suivant, j’espère y retrouver son tandem dont l’ennemi a refait surface à leur insu.

Bonne lecture

Fantasy, Lectures "La tête dans les étoiles"

Charley Davidson, T7 : Sept tombes et pas de corps par Darynda Jones

sept10

Editions Milady

Collection Bit-Lit

476 pages

Paru en août 2015

Quatrième de couv’ :

Douze chiens de l’enfer se sont échappés. Leur but : tuer Charley Davidson, faucheuse hors du commun et détective privée à ses heures, et rapporter son cadavre à Satan. Mais la jeune femme a d’autres problèmes, comme son père disparu alors qu’il menait une enquête des plus étranges. Ou encore une ex-meilleure amie qui la hante nuit et jour, une épidémie de suicides qui laisse les autorités perplexe et un fiancé sexy à mourir qui s’est attiré les faveurs d’une célébrité locale… Le moins qu’on puisse dire c’est que Charley ne passe pas la meilleure semaine de sa vie.
Mon avis :
Difficile de donner un avis sur un tome 7 sans dévoiler beaucoup trop de choses en tuant toute la découverte de la série à ceux qui ne la connaissent pas, alors je vais faire un peu vague et expliquer pourquoi Charley Davidson est ma série préférée.
Dans cette aventure, on retrouve notre Charley toujours aussi excentrique (c’est pour ça qu’on l’aime), menant enquêtes et vie perso mouvementée comme à son habitude c’est-à-dire de façon totalement farfelue mais sans sa caféine chérie, attention aux dommages collatéraux ^^ et pour ce tome, l’ennemi est un très gros morceau, même Reyes (fils de Satan tout de même) se retrouve mis à mal et sans plan de bataille, totalement désarmé, il ne nous avait pas habitué à sa faiblesse le fiston.
La fin nous laisse avec une Charley en état de choc et la vengeance qui bouillonne en même temps que sa peine immense….mais faudra le lire pour savoir ^^
Je n’ai qu’une hâte, lire le tome 8.
Voilà LE truc qui me plait dans cette série, chaque tome est bourré d’action et d’humour, un peu de scènes sexy mais pas trop et la fin est toujours accrocheuse, nous donnant la bave aux lèvres jusqu’à la prochaine sortie (j’exagère un peu là ?).
Les personnages ont tous un petit quelque chose qui nous accroche :
Charley et son attitude loufoque, elle donne des noms à tout c’est à dire que chacun de ses seins, ovaires, cerveau et par extension canapé, douche etc ont un p’tit prénom. Ses réparties très second degré sont à mourir de rire mais on aime aussi son courage (ou son inconscience ??? Elle se met dans de ces situations parfois…souvent) pour trouver les coupables et libérer les âmes des victimes.
Cookie, secrétaire et meilleure amie de Charley, est aussi délire que notre Faucheuse favorite, leurs conversations sont toujours succulentes pour se détendre et rire un bon coup.
J’aime cette nana, c’est le cerveau bis de sa patronne (qui fonctionne pour le coup ahah), c’est une épaule solide sur laquelle s’appuyer, j’en veux une copie dans la vraie vie pour faire les 400 coups (père Noël si tu passes par là…).
Et le 3ème perso principal, c’est Reyes, l’homme ou du moins l’Homme qui met toutes les lectrices en ébullition, les hormones façon bombe nucléaire, félin, beau, chaud comme la braise, hum bref…
Le duo Charley – Reyes se trouve dans mon top 3 des couples de Bit-lit qui me plaisent le plus avec Rebecca et Raphaël (Rebecca Kean) et Elena et Raphaël (Chasseuse de vampires).
Le petit truc en plus de cette série : chaque chapitre est représenté par un message humoristique tiré de T-Shirt, autocollant de voiture etc, quelques exemples :
« Je questionne souvent ma santé mentale. Des fois, elle me répond. »
Tee-Shirt
« Voir propriétaire pour instructions de prise en main. »
Nouveau soutien-gorge
« Tu es la raison pour laquelle je me lève le matin, ça, et parce que dois pisser. »
E-card
« Si je suis en colère, prends-moi dans tes bras et dis-moi à quel point je suis belle. Si je grogne, recule à une distance raisonnable et jette-moi du chocolat. »
Meilleur conseil. Du monde
Ne m’entraîne pas vers la tentation. Suis-moi, plutôt, je connais un raccourci ! »
Tee-Shirt
Avouez, ça donne envie 😉
Bonne lecture
Fantastique, Lectures "La tête dans les étoiles"

Le Ballet des âmes par Céline Guillaume

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Editions du Riez

Collection Vagues Celtiques

224 pages

Paru en juillet 2005

Quatrième de couv’ :

Voilà une fresque pleine de souffle et d’émotion, en cette aube du XIIIème siècle, celui d’un parcours extraordinaire, celui d’Enora, une simple paysanne orpheline, qui depuis son enfance, porte le poids d’une terrible prophétie.
Comme des enluminures: la pourpre et l’acier des chevaliers, l’envoûtante et mystérieuse Bretagne des Légendes, le ferraillement des tournois et des guerres féodales… suivez ces destins enchevêtrés dont Enora tient les fils.

Mon avis :

On suit Enora, jeune orpheline de 12 ans au début de l’histoire, battue par l’aubergiste qui l’a recueilli et chez qui elle travaille. Un jour, dans la forêt, elle se retrouve devant une déesse cerisier et sa vie change du tout au tout. La jeune fille fait un rêve qui se révèle prophétique quand l’attaque de son village survient et son destin l’amène à servir dans le château du seigneur de Kerjean, réputé violent depuis que le malheur a frappé sa vie. Notre jeune orpheline apprend qu’elle porte la marque des âmes éternelles, comprenez une descendante directe d’Adam et Eve (rien que ça).

Le fantôme de la châtelaine hante la jeune orpheline, amie ou ennemie ? Enora à peur mais elle est attirée tout de même par le corps parfaitement conservé dans une tour de la femme du seigneur, Kristell.

L’écriture de Céline Guillaume est fluide et dépeint parfaitement les rapports entre seigneur et vassal, homme et femme, à cette époque, le christianisme qui s’installe et une Linus, sorcière de son état, encore tolérée qui enseigne le pouvoir des plantes et l’alchimie à Urielle et Enora. Notre jeune héroïne est également à la frontière entre réalité et rêve (ou monde parallèle ?) où elle retrouve la déesse cerisier et emprunte des passages secrets qu’on dirait hors du temps. Elle accepte sa condition et ce qui lui arrive avec beaucoup de courage mais surtout comme une chose normale, on lui a toujours répété qu’elle n’était rien et elle se le dit elle-même, là-dessus il n’y aura pas vraiment d’évolution, c’est une jeune fille fragile qui accepte ce qui lui arrive mais sans pleurnicher sur son sort, courageuse à sa façon dans une époque rude où seuls les plus forts survivent.

Un univers envoûtant et sombre où j’ai beaucoup aimé me trouver même si c’est plus dramatique à chaque page tournée.

Bonne lecture

Fantastique, Lectures "La tête dans les étoiles"

Contes du Monde par Collectif

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Editions du Riez

214 pages

Paru en 2012

Recueil de nouvelles :

– Cyril Carau (L’Oiseau Roi & le Lion Magicien)
– Céline Guillaume (Viva Amor)
– Yves Crouzet (L’Echine du Monde)
– Vincent Milhou (Vie & mort du Soleil)
– Ambre Dubois (La fille aux clous)
– Christophe Nicolas (Coccinelle)
– Nico Bally (L’histoire du chanteur mélancolique & de Jacques le dresseur de Feux Follets)
– Charlotte Bousquet (Nach dem Krieg)
– Gabriel Feraud (les Cinq Génies)
– Maëlig Duval (L’aquarium de Jules)
– Andoryss Mel (Miroir Lune)
– Sandrine Scardigli (Tsigana – la Ballade de Katerina)
– Pierre Brulhet (Le Long Puits)
– Olivier Boile (Vassilissa & le cavalier de l’aube)
– Elisa Dalmasso (Des vacances si excitantes)

Mon avis :

Un recueil est toujours une découverte de nouvelles plumes ou la redécouverte de valeurs sûres et c’est de nouveau le cas ici.

Les contes ont tous une morale bien que pas toujours joyeuse, la liberté, l’amour plus fort que tout, l’écologie, histoires tantôt joyeuses et légères, tantôt dramatiques ou horrifiantes, je ne présenterai que quelques textes :

Alors pour les valeurs sûres, il y a Ambre Dubois qui nous embarque dans une histoire vaudou avec une petite fille malsaine, c’est une auteure que je suis de près je ne vous conseillerai jamais assez de lire sa série en quatre volumes Les Soupirs de Londres disponible aux Editions du Petit Caveau, elle a une plume délicate avec des vampires dans le style gothique romantique comme j’aime. Vous trouverez sa nouvelle série en cours Les Damnés de Dana aux Editions du Chat Noir, deux tomes disponibles. Je n’ai pas encore lu de roman de Charlotte Bousquet mais quelques nouvelles et j’adhère à son style également, dans ce recueil, elle nous emmène dans une nouvelle très sombre avec un final absolument tragique dans l’Allemagne ravagée juste après la Seconde Guerre Mondiale et je n’ai qu’une envie, me procurer son roman Là où tombent les Anges, féministe pendant la Guerre (la première il me semble). J’attends également avec impatience son tome 2 de l’Archipel des Numinées qui me parviendra avec le fameux « Jadis », projet Ulule de cet été.

Pour les petits nouveaux qui m’ont séduite, il y a Gabriel Feraud qui maitrise le conte à la Sheherazade à la perfection avec trois récits imbriqués les uns dans les autres, je me suis crue dans les Mille et une nuits sans souci, je ne peux que vous conseiller de le lire. Christophe Nicolas mêle des petites touches du Petit Prince de St Exupéry à son histoire qui est très poignante.

Entre magie et récits contemporains, il y a de tout pour rêver ou pleurer et en plus, avec l’achat de ce recueil, 3€ sont reversés à l’association Bibliothèques sans frontières, de quoi faire une bonne action tout en se faisant plaisir.

Bonne lecture

Fantastique, Lectures "La tête dans les étoiles"

La pelote d’épingles par Cécile G. Cortes

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Editions du Chat Noir

Collection Féline

271 pages

Paru en février 2015

L’histoire :

Notre petite héroïne est une mignonne fée-fleur toute en nuance de violet comme l’indique son nom, de la racine des cheveux jusqu’aux ongles des orteils. C’est la meilleure dans son genre et c’est pourquoi elle se retrouve, à peine rentrée de mission, renvoyée dans le monde des humains pour accomplir sa commande de Grand Amour.

Violette est sûre d’elle et c’est la fleur au fusil et un brin autoritaire qu’elle met tout en oeuvre jusqu’à la rencontre des deux tourtereaux, anticipant les violons et les étoiles dans les yeux, leur traçant un avenir radieux, Sevan (le Prince) et Elisabeth (la Princesse) se retrouvent face à face et … RIEN ! Et quand elle tombe par hasard sur une partie de jambes en l’air bien bestiale entre Elisabeth et le meilleur ami de Sevan pratiquement sous le nez de celui-ci, c’est clair, la petite marraine n’était pas préparée au changement de moeurs du XXIe. Toute bouleversée, elle se retrouve dans les bras de Sevan qui profite de la naïveté de la tendre fée pour batifoler un peu avec.

Suite à ça, la pauvre Violette se retrouve violemment châtiée et expulsée à vie du royaume des fées qui n’est pas aussi rose qu’on pourrait le croire. Elisabeth la prend sous son aile, et la petite fée déchue soigne ses blessures extérieures comme intérieures.

Mon avis :

Dans cette petite romance fantastique, les fées et les muses sont connues des êtres humains, oui, des muses, sexy et prédatrices, elles repèrent les talents de demain, les fées forment les couples, dans les deux cas c’est un honneur que d’être repéré par l’une ou l’autre. Notre « couple » attire les deux créatures.

Elisabeth est une jeune couturière qui stagne dans son boulot, sa supérieure faisant ce qu’il faut pour qu’elle ne progresse pas dans la hiérarchie. Sevan est « chanteur » plutôt comprendre qu’il ânonne des textes sans âme, machine à tubes et à fric, sans possibilité d’être lui-même et empêché de faire ce qu’il aime.

Bien que la mission de Violette capote, Sevan et Elisabeth sont grands amis et la petite fée a le nez fin en repérant le talent de Solène, petite soeur de Gabriel, ce qui ne passe pas inaperçu pour Gigi, la muse de Sevan, qui attendait que son poulain mûrisse son projet, un groupe rock et décalé se crée.

Pendant ce temps, chacun évolue en douceur, pas de mièvrerie ni de bons sentiments qui coulent à flot des pages, c’est une grande amitié avant tout qui mûrit, les liens entre les personnages sont solides, Violette est entre de bonnes mains avec Elisabeth et Solène qui l’aident à se reconstruire. Les projets se dénouent d’eux-mêmes avec de bonnes rencontres et l’amour nait finalement de façon inattendue…deux fois…et même une troisième histoire qui pointe le bout de son nez peut-être.

A la fin, on apprend enfin qui est le commanditaire de la fameuse demande de Grand Amour et pourquoi ça ne pouvait que foirer, bien marrant.

Oh et sur la plage de Normandie, on rencontre aussi des créatures mythiques mais chut…

Bonne lecture