Fantasy, Lectures "La tête dans les étoiles"

Dragon Master, l’intégrale par Chris Bunch

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Editions Bragelonne

788 pages

Paru en 2011

Quatrième de couv’ :

La région située entre les royaumes instables de Deraine, Sagène et Roche est gouvernée à la pointe de l’épée par les hors-la-loi. Mais pour Hal Kailas, le seul pouvoir authentique est celui des Dragons.
Enfant, son rêve était d’apprendre à voler sur le dos d’un Dragon. La guerre va réaliser son voeu…
Pour la première fois, les redoutables Dragons sauvages sont devenus des armes vivantes, chevauchées par des hommes audacieux à l’ambition féroce.
Et le plus grand de tous ces Dragonniers n’est autre que Hal Kailas.

Mon avis :

En voilà un qui a trainé quelques années dans ma biblio avant que je l’ouvre et quelques mois qu’il « m’appelait », j’avais envie de dragons et je viens enfin de le terminer…je suis…déçue…. (Ouais…enfin il me donne ce que je voulais y trouver à peu près de la page 690 à 788…comment dire…).

Deux tomes où c’est juste la guerre et tactiques de guerre, innovation pour tuer le peuple ennemi etc bon…si vous êtes amateur du genre vous y trouverez votre compte mais moi…je voulais les dragons comme acteurs principaux, des bêtes intelligentes, sanglantes et qui crachent du feu partouuuuut et là rien, même pas une étincelle, ça me démangeait de rentrer dans le bouquin, me pointer devant l’un des bestiaux, lui craquer une allumettes sous le museau et « vas-y pépère, souffle ! ».

Bon, ok ils ne sont pas non plus adorables, tu peux te faire couper en deux d’un coup de dents ou arracher un bras, certes, mais il est décevant qu’ils soient utilisés comme de vulgaires montures pour faire la guerre, surtout au début.

La relation homme-dragon incarnée par Hal et Tempête s’étoffe un peu au fur et à mesure  de l’histoire, l’ingéniosité de notre héros et sa témérité l’amène à grimper les échelons dans l’armée jusqu’à devenir un haut gradé. Il rêvait gamin de voler à dos de dragon, le contexte politique l’exauce, mais après la guerre que reste-t-il…

« Ce que l’Homme ne sait pas plier à sa volonté, il le détruit », amer constat pour Kailas.

Le tome 3 m’a donc un peu plus intéressé, guerre terminée, Hal s’ennuie et devient mercenaire au début. Je commence à me fâcher « ça va pas recommencer zut » et ouf, il se rend compte rapidement que si la cause de la guerre était « honorable » le pays n’aurait pas besoin de financer des soldats pour se battre en son nom, commence donc l’aventure à la recherche des origines des dragons, d’où ils viennent et pourquoi ils s’échouent en piètre état sur les plages de Deraine, qu’est ce qui provoque leur migration ?

Lecture plus que mitigée malheureusement, si vous connaissez des livres avec des Dragons fous furieux utilisant, feu, griffes, crocs et des flots de sang (mais oui ça va bien ^^) je suis preneuse 😉

Heureusement que mes lectures suivantes sont plus entraînantes mais bon, ça arrive d’avoir quelques ratés !

Ce livre compte pour le challenge de la Littérature de l’imaginaire.

8760376

Bonne lecture

Fantasy, Lectures "La tête dans les étoiles"

Les Enfants de Húrin par J.R.R. Tolkien

9782266191838

Editions Pocket

277 pages

Paru en 2013

Quatrième de couv’ :

Des milliers d’années avant les événements relatés dans « Le Seigneur des Anneaux », la Terre du Milieu est en proie aux luttes entre Morgoth, le premier Seigneur Ténébreux, et les Elfes, alliés aux Hommes. C’est contre Túrin et Niënor, les enfants de Húrin, que Morgoth lance une terrible malédiction, les contraignant à une vie errante, pour se venger du héros qui a osé le défier.

Túrin, héros humain qui cherche sa place parmi les Elfes et les Hommes dans un monde en guerre, lutte de manière spectaculaire et tragique contre Morgoth, nous faisant découvrir un passé méconnu de la Terre du Milieu.

Mon avis :

Il y a bien longtemps que je n’avais plus lu du Tolkien, après le Seigneurs des anneaux, Bilbo le Hobbit et le Silmarillion (oui j’ai lu l’histoire des Terres du milieu à l’envers ^^), voici venu le temps des Enfants de Húrin (et vlà t’y pas que j’ai la chanson de Casimir dans la tête maintenant pff).

Un petit lexique de prononciation au début du livre bien pratique, de jolies illustrations au milieu du livre et à chaque début de chapitre, voilà pour l’objet, tout petit au demeurant, si on enlève toutes les notes, arbres généalogiques, préface etc le nombre de pages se réduit grandement mais…ça reste du Tolkien ^^

Le récit s’ouvre sur une bataille épique avec Hommes et Elfes contre les Orques, beaucoup de soldats massacrés, des Ténèbres victorieuses et une malédiction sur la lignée de Húrin condamné par Morgoth à vivre pour voir sa famille se déliter. Le héros est donc Túrin, fils de Húrin, pantin de sa destinée qui sème la désolation et la mort partout où il passe avec son désir de combattre les Orques et reconquérir les terres du Dor-Lomin.

Au programme des réjouissances des batailles très nombreuses entre les simples escarmouches aux guerres à plus grande échelle, l’esclavage des peuples conquis, les descriptions de paysages fabuleux et la majesté des Elfes. Même dans un récit court, on en prend plein les mirettes.

J’aime le style de l’auteur, j’ai 2 autres bouquins de sa bibliographie dans ma PAL, ils y passeront certainement cette année, pour le fond par contre c’est du déjà lu, d’ailleurs un livre présenté dans les premiers mois de ce blog ici à la même thématique et final dramatique, donc pas de surprise et il y a dû y avoir d’autres auteurs inspirés par ce thème également. Je ne peux pas expliciter ledit thème sans gâcher la lecture de ceux qui n’auraient pas lu l’un des deux, je reste donc évasive désolée ^^

En bref, moins bien que Bilbo et le Seigneur des anneaux mais lu avec plaisir tout de même ^^

Ce livre compte pour le challenge de la Littérature de l’imaginaire (de la Fantasy en veux-tu en voilà pour les prochains temps, vous êtes prévenus).

8760376

Bonne lecture

Lectures "La tête dans les étoiles", Science Fiction

Mort aux grands ! par Pierre Léauté

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Editions Le Peuple de Mu

E-book (version papier dispo)

3,99 €

Paru en 2015

Quatrième de couv’ :

1919. La Première Guerre mondiale s’achève enfin et la France doit reconnaître sa défaite face à l’Allemagne. Humiliée, ruinée, la population vit désormais sous le joug du grand Kaiser. Des cendres de la défaite va cependant s’élever un homme qui ne se résigne pas : le soldat Augustin Petit !

Lui seul a compris les raisons de la déroute. Lui seul en connaît les responsables. Lui seul a le courage de les désigner : les grands ! Voici poindre la terrible revanche du plus patriote des rase-moquettes. Vive les petits bruns !

Deuxième roman de Pierre Léauté, Mort aux grands ! est une uchronie drôle et décalée qui n’oublie pas de nous faire réfléchir sur l’incroyable propension des peuples à choisir, parfois, les idées les plus stupides…

 

Mon avis :

Tout d’abord, je remercie l’auteur Pierre Léauté de m’avoir proposé son livre en novembre dernier et permis d’attendre le début d’année pour me plonger dans son roman.

Même si la SF ce n’est pas mon rayon en général (plutôt celui de chéri avec la Hard SF brrr), l’Uchronie et le Steampunk sont des sous-genres de la Science Fiction qui sont suffisamment soft pour moi. Les réécritures j’adore ça, l’Histoire aussi et l’auteur nous réécrit l’Histoire de la Première Guerre Mondiale, rien que ça.

Cette fois, point de Guerre 14-18 ni de France victorieuse. La guerre se termine en 1919, la France écrasée par l’Allemagne. Au peuple français de se résigner, s’estimer heureux de s’en sortir pas trop mal avec le traité de paix, sauf Augustin Petit, une gueule cassée, qui en rentrant chez lui rumine la vengeance. La défaite : c’est la faute des grandes perches ! La France sera sauvée par les petits !

Le ton est donné assez rapidement, imaginez une nouvelle faction politique de petits bruns, flanquant des dérouillées à tout ce qui dépasse le mètre 75 pire si c’est blond aux yeux bleus (une tare c’est sûr) heyhey ça rappelle quelque chose hein 😉

Augustin Petit sera le président du PPP : Parti des Plus Petits avec comme cri de rassemblement de ses partisans des Piou Piou partout où ils se trouvent, là je me suis bien marrée (ouais il m’en faut peu que voulez-vous ^^). Ils sont appelés les poussins, les autres partis se foutent d’eux littéralement et la France aussi au départ mais c’est sans compter la ténacité d’Augustin…et ses magouilles.

Les scènes les plus drôles sont le Tour de France à pied, le duel avec Clémenceau et la bataille de ménagère chez les anglais (un moment épique à lui tout seul). On rencontrera un journaliste s’appelant René Lataupe et d’autres jeux de mots de ce type pour d’autres candidats à la présidence.

Même si le ton est à la dérision, on sent tout de suite que c’est avant tout une satire de la société très actuelle où que l’on soit dans le monde, les dirigeants contre le peuple, le soulèvement du peuple pour un meilleur gouvernement, mais une fois au pouvoir….ne dit-on pas que de bonnes intentions l’Enfer est pavé ?

On rigole et on réfléchit tout à la fois, j’ai passé un bon moment de lecture, le final promet une vengeance froidement planifiée et un second tome.

Merci encore à l’auteur de m’avoir fait découvrir son roman.

Bonne lecture

 

Fantasy, Lectures "La tête dans les étoiles"

Kara Gillian, T6 : La Fureur du Démon par Diana Rowland

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Editions Milady

Collection Bit Lit

762 pages

Paru en 2015

Quatrième de couv’ :

SON MÉTIER : FLIC. SON HOBBY : INVOQUER DES DÉMONS.

Invocatrice de démons et à présent consultante pour le FBI, Kara Gillian a passé plusieurs mois au royaume des démons, à s’entraîner tout en se remettant de la trahison du seigneur démon Rhyzkahl. De retour sur Terre, elle va se lancer à la recherche d’un invocateur retenu prisonnier par les alliés de Rhyzkahl. Les machinations de ce dernier sont plus complexes que Kara n’aurait pu l’imaginer. Pourtant, elle ne peut se permettre d’échouer dans cette quête car le prix à payer serait… son âme.

Mon avis :

On laissait Kara à la fin du tome 5 se remettant de la trahison de Rhyzkahl, physiquement comme émotionnellement. Elle se refait une santé auprès du seigneur Mzatal et apprend à devenir une invocatrice en béton pour survivre et protéger ses proches. Sa nouvelle mission : récupérer Idris enlever par les seigneurs démons ennemis.

De retour sur Terre pour retrouver le jeune invocateur, un cadavre est déjà sur sa route et des mafieux entrent dans la danse. Pas de doute, ce tome dépote encore, y a de l’action. Kara est beaucoup plus mature et plus méfiante aussi. Ses amis anciens et nouveaux devront renouveler leur dévouement surtout ceux qui viennent du royaume de Rhyzkahl.

Le fil rouge, en plus de la recherche d’Idris, sera la lutte contre la perte de son identité qui survient petit à petit, provoquée par un virus démon pour les seigneurs souhaitant faire de Kara une esclave, un objet utile à leur but : régner sur la Terre (ouais rien que ça ^^). On en apprend plus sur Ryan et son hôte, sur Zack et son autre identité, les allégeances mises à mal par la cupidité.

Une série Bit lit sans vampire ni bête à poil, on trouve des invocateurs de démons, des démons et des seigneurs démons, toute une hiérarchie qui n’est pas aussi linéaire que ça, on en apprend un peu plus à chaque tome. A découvrir.

Bonne lecture

Fantastique, Lectures "La tête dans les étoiles"

Il neige sur Encelade par Olivier Moyano

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Editions du Chat noir

Collection Griffe sombre

193 pages

Paru en 2014

Quatrième de couv’ :

Après avoir survécu au meurtre de sa mère, Steven est placé en institution et confié aux bons soins de Sylvère Murat. Une relation particulière s’établit peu à peu entre le psychologue et son patient de quatre ans, obsédé par le mystère du « chat qui s’allume », dernières paroles de sa défunte mère. Cependant, au fil des sessions, le thérapeute décèle dans l’ombre du garçon un énigmatique inconnu qui parle au nom du petit. L’étrangeté de ce phénomène atteint un point de non-retour le jour où l’enfant disparaît sans laisser de traces.

Pour Sylvère, le lien n’est pas pour autant rompu. Au contraire, une série d’inexplicables coïncidences vient le renforcer, poussant le psychologue à mettre sa vie routinière entre parenthèses afin de partir à la recherche de Steven.
Mais ce qu’il trouvera au terme de son voyage sera au-delà de toute imagination…

Avec ce roman aux accents Murakamiens, Olivier Moyano nous offre une fiction empreinte d’onirisme où l’on apprend qu’il n’est jamais trop tard pour trouver sa place.

Mon avis :

Dans la première partie de l’histoire, on retrouve Steven, 4 ans, qui raconte avec ses mots d’enfant ce qu’il a vécu chez lui et les derniers mots de sa mère entendue pendant la dispute conjugale qui reviennent comme un leitmotiv tout au long de son séjour au Foyer de l’enfance. Ces rendez-vous sont rapportés par un expert-psychiatre au début puis par Sylvère Murat, psychologue, fasciné par le petit garçon et l’étrangeté qu’il dégage.

On aurait pu croire que Steven aurait été le personnage principal mais finalement non. Tout le récit est porté par Sylvère, qui s’interroge sur l’étrange apparition qui se superpose parfois à Steven et parle avec sa voix, ce qui fait peur au psychologue et l’interroge beaucoup. Un jour, Steven trouve la réponse à sa sempiternelle question ce qui le peine énormément et le pousse à la fugue.

Sylvère se réveille avec une tâche blanche sur le visage et apprend dans le même temps la disparition du petit garçon. Il plaque tout et part à sa recherche mais au final c’est lui qui va se découvrir, la signification de sa tâche également. Dans cette deuxième partie, le récit devient très onirique avec des rencontres salutaires qui feront avancer notre héros dans sa quête personnelle.

J’ai beaucoup aimé les références entre Peter Pan et Dr Jekyll & Mr Hyde, les constellations contées par Lucie qui donne envie de se procurer un télescope pour voir tout ça. Au moment des explications très scientifiques sur une étrange machine, j’avoue avoir le cerveau qui a plié bagages pendant quelques pages mais heureusement ça ne dure pas. La référence à Murakami est exacte, c’est très poétique comme style.

Cette lecture compte pour le challenge Littérature de l’imaginaire.

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Fantastique, Lectures "La tête dans les étoiles"

Vampires d’une nuit de printemps par Lia Vilorë

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Editions du Petit Caveau

Collection Sang neuf

244 pages

Paru en 2012

Quatrième de couv’ :

Cher journal,

Désormais, mon nom est Fáil, Lía Fáil, et je suis un vampire.
Sans déconner ?
Punaise de pouvoir idiot, et tu réponds à l’écrit en prime !
Ben, depuis le temps, je sais que tu ne sais pas t’empêcher d’écrire tes tracas alors…
Ouais… pas faux…
Alors, vas-y, raconte…
En décembre dernier, je suis devenue un vrai vampire du genre « Kit complet sans les petits inconvénients ». Avec le sexy garde-du-corps écossais en prime.
Tu vas en faire des envieuses ! 
Ouais… surtout qu’à l’heure qu’il est, c’est le seul à ne pas vouloir ma tête pour un crime que je n’ai pas commis !
Qui est ? 
Toute ma nouvelle famille m’accuse d’avoir assassiné notre Maître, celui qui m’a créée. Mais je te jure : j’ai rien fait !
Ça me rappelle quelque chose…
M’en parle pas !

Mon avis :

L’humour décalé y a que ça de vrai pour se détendre. Après un pavé (Oraisons) et un bouquin limite dépressif (Diabolus in musica) j’avais envie d’un truc léger, qui mette le sourire et se lise tout seul sans prise de tête, tous ces défis ont été remportés haut la main par ce bouquin.

J’ai déjà lu la plume de Lia Vilorë dans une anthologie de cette même maison d’édition « Or & sang » avec la nouvelle « Le sang du soleil« , je me garde les autres références sous le coude, j’aime énormément son style.

Lia Fail est la nouvelle et 13ème vampire du Convent Orfhlaith dirigé par Maximilian. Transformée après un accident de bus, elle est emmenée à Los Angeles où vivent ses nouveaux compagnons. Malheureusement pour elle, son nom et son statut réveille un mauvais souvenir pour quelques uns des vampires et un piège va être fomenté pour son élimination.

J’ai beaucoup aimé la mythologie installée par l’auteure, les vampires s’appellent des Eternels et les humains sont des Mortels, pas de toute puissance du prédateur et de sa proie. Leur façon de procéder pour se nourrir de sang est sympathique. On retrouve beaucoup de références cinématographiques comme celtiques, et chacun des vampires a un don plus ou moins dangereux. Celui de Lia est de faire parler et entendre aux autres les objets qui l’entourent ce qui se révèle bien pratique à de nombreuses reprises.

Mon bémol sera pour la quatrième de couv’ qui relate une scène qui n’arrive pas avant plus de 110 pages, elle aurait pu être un peu plus évasive pour le coup mais l’enquête en elle-même est bien cocasse avec les « témoins trouvés ».

Dans l’ensemble j’ai bien souri tout au long de ma lecture et rigolé une fois, je ne comprends pas trop ceux qui ont taxé ce livre de lourd à cause de l’humour étant donné que la quatrième montrait bien ce à quoi on devait s’attendre. Bref, ce livre est chouette si vous voulez vous amuser après une dure journée ou des lectures plus complexes.

Ce livre compte pour le challenge de la Littérature de l’imaginaire.

8760376

Bonne lecture

Fantastique, Lectures "La tête dans les étoiles"

Diabolus in musica par Céline Rosenheim

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Editions du Chat Noir

Collection Griffe sombre

152 pages

Paru en 2015

Quatrième de couv’ :

Yann est un être solitaire pour qui seule la musique compte, ses projets Sjel et Totentanz représentent tout son univers. Si sa timidité et son esprit rêveur ont toujours suscité l’incompréhension et le rejet, le jeune homme sait aussi que ce caractère a forgé sa créativité. Aujourd’hui, alors que les ombres menacent, sa différence pourrait être un don encore plus précieux, bien au-delà de son talent musical, car Yann perçoit une présence qui plane autour de la scène black metal, une aura maléfique qui pourrait bien anéantir l’inspiration et la vie des musiciens. J’ai toujours préféré le mode mineur, plus mélancolique. On dit qu’il est le mode de la nostalgie et c’est une humeur qui me correspond. Je voudrais commencer mon récit par une note de musique et je crois que ce livre s’écrira en sol mineur.

Mon avis :

Yann est guitariste dans un groupe de Black Metal atmosphérique médiéval (en quelques mots, j’ai perdu tous ceux qui ne sont pas branchés Métal je parie ^^) nommé Totentanz. Bon, je ne suis pas très fan de ce genre non plus surtout qu’il crache pas mal sur les « vendus » (ceux qui sont bien connus tels Immortal, Dimmu Borgir etc…si vous allez sur Youtube je vous garantis quelques cauchemars ^^) et vénère les petits groupes underground. Ces groupes dans le récit sont une création de l’auteure avec une rivalité entre Totentanz et Peccatum.

Entre les forêts d’Alsace et les Catacombes parisiennes, on suit notre héros solitaire tentant de protéger les membres de son groupe contre des créatures infernales, sa découverte du coupable et l’utilisation de son don d’Empfand.

J’ai eu beaucoup de mal au début à entrer dans l’histoire que j’ai trouvé plutôt hermétique, je n’ai pas de connaissance musicale alors que c’est la vie de Yann et tout tourne autour dans cette histoire. Le ton est plutôt mélancolique. J’ai finalement plus apprécié à partir de l’agression de Nyx où le récit a décollé enfin et où l’action a commencé.

J’avais pris ce livre tout court espérant me rattraper après mon gros pavé d’Oraisons, et ben non, c’est plutôt dense et j’ai bien trainé une semaine avec. Je n’avais jamais entendu parler d’Empfand donc la mythologie est plutôt pas mal mais ce fut une lecture plutôt moyenne au départ sans être désagréable, je n’ai pas été plus touchée que ça finalement. J’ai un autre livre de l’auteure dans ma PAL, à voir.

Ce livre compte pour le Challenge de la Littérature de l’imaginaire.

8760376

Bonne lecture

Fantasy, Lectures "La tête dans les étoiles"

Oraisons, l’intégrale par Samantha Bailly

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Editions Bragelonne

716 pages (E-Book dispo)

Paru en 2013

Quatrième de couv’ :

En Hélderion, la mort peut rapporter beaucoup… surtout à la famille Manérian, qui procède aux oraisons, les rites funéraires du royaume. Mais la réalité de la mort les frappe de plein fouet lorsqu’on retrouve le corps de leur plus jeune fille dans une ruelle sordide.
Tout désigne les clans, ces dangereux rebelles qui s’opposent à Hélderion. Aileen, prête à tout pour venger sa cadette, se lance dans une enquête qui la mettra à rude épreuve.
Noony, leur soeur aînée, se retrouve quant à elle aux premières loges de l’entrée en guerre de son pays contre le continent voisin. Mais elle est bien décidée à s’opposer à ce conflit qui pourrait tourner en véritable massacre.
Prises dans des intrigues dont les enjeux les dépassent, les deux soeurs devront affronter le système qui les a forgées.

Mon avis :

Ce livre trainait depuis un moment dans ma PAL (pour pas dire 2 bonnes années ^^) et je suis bien contente de l’avoir enfin lu (une intégrale ça prend du temps tout de même) surtout avec tous les bons avis entendus sur la blogo que ce soit sur ce livre en particulier comme sur la plume de l’auteure.

Alors j’avoue avoir eu un peu peur au début en me rendant compte de la jeunesse des protagonistes mais l’histoire prend rapidement de l’ampleur et devient captivante ouf ce n’est pas du Young Adult.

Même si les héroïnes sont avant tout les filles Manérian, Aileen et Noony, on suit plusieurs autres personnages amis comme ennemis dans un monde totalement créé par l’auteure, religions, politique et conflits territoriaux, tout y est.

L’histoire démarre en Heldérion qui est un royaume gouverné par une religion l’Astracisme, ses relations avec Thyrane, un pays vaincu est des plus difficiles, des clans de rebelles provoque des troubles depuis plusieurs décennies. La plus jeune des Manérian, Mylianne, se fait assassiner un soir qu’elle fuit la pension et sa soeur Aileen fera tout (et ira très loin) pour assouvir son besoin de vérité mais les choses ne sont pas si simples et son monde va éclater par de nombreux coups du sort. Elle deviendra dure et déterminée, sa quête prendra un sombre tournant qu’elle n’imaginait pas, l’ennemi n’est pas celui qu’elle pensait.

Noony est l’ainée des Manérian, elle est destinée par son père à devenir oraisonnière (une figure centrale de la religion), elle envoie les âmes vers les astres d’origine (je vous laisse découvrir l’histoire pour plus d’informations ^^). Enfin, ça c’est ce qu’on lui a appris…La guerre qui se prépare entre Heldérion et Rouge-Terre la plonge dans le doute le plus complet et elle fera tout ce qui est en son pouvoir, aidée par Alexian, pour stopper le drame qui se prépare.

Ce qui est astucieux dans l’ouvrage c’est qu’en début de chapitre, on a un mot spécifique ou une notion tirée d’une journal de bord, d’une encyclopédie etc, qui explique en quelques lignes ce qui va se passer dans le dit chapitre ce qui permet de faire un roman de Fantasy sans détail à foison prenant 15 pages rendant le texte parfaitement adapté à des novices du genre. La plume est agréable et le tout se lit facilement. La magie opère.

Dans le tome 2, on en apprend beaucoup plus sur les raisons de la déclaration de guerre d’Heldérion contre Rouge-Terre et les preuves accablantes qui jettent Noony dans le désarroi le plus total. Aileen se trouve de drôles d’alliés et jouera un rôle d’envergure dans l’opération « Chute des étoiles ».

Ce livre compte pour le challenge Littérature de l’imaginaire.

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Bonne lecture

Fantastique, Fantasy, Lectures "La tête dans les étoiles"

Labyrinthes par Christophe Guillemain

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Editions secrètes

E-book

3,99 €

Paru en novembre 2015

 

Quatrième de couv’ :

Labyrinthes est un recueil de nouvelles où les personnages, solitaires, cherchent leur chemin dans leur univers. Tantôt une quête de survie, tantôt une nécessité intérieure, tous sont perdus et se hasardent dans des situations complexes et obscures. En chemin, on rencontrera des Trolls au détour d’une forêt, des fantômes dans un château, des monstres au bord de la mer… De Londres au fin fond de l’Arctique, Christophe Guillemain nous fait voyager et rêver à bord de son imaginaire. Serez-vous assez audacieux pour tenter votre chance dans ces labyrinthes ?

 

Mon avis :

J’ai lu ce recueil dans le cadre du Comité de lecture des Editions secrètes en octobre dernier, avant corrections finales et édition de l’ouvrage, il nous est demandé si oui ou non les textes sont en adéquation avec le titre et de parler de nos impressions et suggestions découlant de notre lecture. Si l’aventure vous tente, c’est par ici.

J’avais lu une nouvelle de Christophe Guillemain « Les frères de la Flamme noire » dans le recueil Feu des mêmes éditions, une nouvelle de Fantasy qui m’avait beaucoup plu. Ce recueil est disponible gratuitement (pour la version numérique) si vous souhaitez vous faire un avis.

Dans Labyrinthes, on retrouve 11 nouvelles :

  • L’étrange renaissance du ver, l’histoire du capitaine Xavion de Blascogne, grandement mutilé à la guerre, surnommé le Wyrm. Dans sa quête, il rencontrera une magicienne à l’aspect particulier qui lui fera chercher des ingrédients peu ragoûtants dans une forêt enchantée infestée de trolls.
  • Fuir le miroir où Uphira est prisonnière d’un palais tapissé de miroirs et autres surfaces réfléchissantes, je vous laisse découvrir leur fonction…
  • L’illusion dans le labyrinthe, Yuz se perd dans un labyrinthe façon toile d’araignée et se retrouve avec une petite communauté qui lui semble être une secte tellement les individus sont apathiques et de laissent diriger par Maogan. Leur terreur : Stragula.
  • L’ombre sous la voûte, Cleder est un jeune homme chétif, rendu chevalier invincible grâce au magicien Ulolidas, il devra traquer ce qui effraie les villageois dans un vieux fort.
  • Apocalypse dans l’océan blanc, la cité d’Agloo est un village qui dérive sur une plaque de banquise, la famine sévit et les adultes font l’erreur d’abattre un morse, la colère de la déesse Selna sera terrible, sa sentence prend une forme inattendue à la fin qui m’a bien surprise.
  • La nuit du bossu, Drel en a marre des moqueries de ses compagnons et se retrouve à chercher asile dans une communauté féminine, le sanctuaire de Sin-Mu, d’étranges nonnes que ces femmes…
  • La clé de voûte céleste, Caliste est obligé de voyager pour trouver du travail, il propose ses talents de restaurateur à un vieil homme dans un château très poussiéreux d’où se passe d’étranges choses…
  • Brouillard sur fond d’énigme, Lester sort dans les rues brumeuses de Bramah, l’esprit obscurci par l’opium, un tigre circule dans la cité…
  • Comme un arrière-goût d’Errantine, à New-Golgotha, un monde post-apocalyptique, de pauvres hères achètent de la drogue aux moines pour trouver le Sentier et un sens à leur existence dans la nouvelle foi…
  • Le ventre d’Ylluleda, Ylluleda est une guerrière traquée par le dieu Kronides, dont ces diverses transformations nous font penser à Zeus.
  • Tellurbis, ici et ailleurs, Arthur hérite de son oncle qui déménage, il trouve étrange d’avoir une semaine pour s’acclimater à l’atmosphère du manoir pour y vivre définitivement ou vendre, d’étranges phénomènes vont rapidement survenir…

 

Vous retrouvez dans cet ouvrage les différents genres de l’imaginaire, Fantasy, Fantastique et Science Fiction et on peut dire que l’auteur les maîtrise tous. Même si dans un recueil de nouvelles il y en a toujours qui nous plaisent plus que d’autres, alors même que je ne suis pas fan de la Science fiction et du post-apocalyptique, j’ai bien aimé L’illusion dans le labyrinthe, son espère d’araignée géante brrr, et j’ai aussi aimé le palais où est retenu Uphira qui a l’air magnifique, je n’ai aucun mal à m’imaginer ses alentours. Ylluleda est vraiment un personnage que j’apprécie beaucoup, mon regret est d’avoir seulement une nouvelle ce qui est frustrant, un roman sur son histoire serait tellement intéressant…

En bref, auteur à suivre, il ne m’a pour l’instant jamais déçue.

Vous trouvez les ouvrage en version numérique des Editions secrètes sur :

  • Amazon
  • Booken
  • Kobo
  • 7Switch

Bonne lecture

 

 

 

Fantasy, Lectures "La tête dans les étoiles"

Jadis, la ville infinie des Editions Mnémos

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Charlotte Bousquet, Régis Antoine Jaulin, Raphaël Granier de Cassagnac, Mathieu Gaborit (auteurs) et Nicolas Fructus (illustrations)

Editions Mnémos

Collection Ourobores

191 pages

Paru en novembre 2015

 

Quatrième de couv’ :

UNE VILLE INFINIE

JADIS, un monde urbain où se succèdent à perte de vue jardins, ruines et palais à l’architecture fantasque inspirée de la Renaissance…

JADIS, la cité aux mille vies où chacun peut défier Dame Fortune, tisseuse du destin, pour gravir la Pyramide des Fanfreluches.

En ce jour, Maestro, le célèbre artiste, a convoqué trente plumes des plus affûtées. Son défi : que chacune narre la plus extraordinaire et la plus mouvementée des aventures qu’il lui ait été donné de vivre !

 

Mon avis :

Quoi de mieux pour commencer le Challenge de la Littérature de l’imaginaire que cet ouvrage tant attendu, financé de manière participative et de loin l’ouvrage le plus travaillé de ma bibliothèque. Pour lire cette relique, retrait le la jaquette et Ô surprise, couverture extérieure rigide recouverte d’un tissu rouge avec le nom en doré, de toute beauté 😉

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Avec 191 pages, je pensais le lire en 2 jours en mode petite joueuse…que nenni, d’ailleurs l’histoire se termine page 165, le reste est un…dictionnaire, c’est dire si le récit est bien dense. 4 auteurs : Charlotte Bousquet, Mathieu Gaborit, Régis Antoine Jaulin, Raphaël Granier de Cassagnac et l’illustrateur, Nicolas Frustus, ont joué pendant 1 an à un RPG sur papier pour nous offrir Jadis, la ville infinie.

Le but de Maestro ? Déjouer Dame Fortune (comprendre = la Destinée). Pour ce faire, il convoque divers habitants de tous horizons et rangs sociaux et leur soumet un jeu : lui raconter une aventure grandiose qui leur est arrivée, au fil des récits, la situation deviendra de plus en plus périlleuse et les morts surviennent rapidement…

Les plumes que je retrouve avec plaisir :

Charlotte Bousquet incarne Eris la Sélène, elle avance dans sa quête grâce à son don de voyance en tirant les cartes de son jeu de tarot. Elle se retrouvera à protéger un étrange petit garçon sur la route qui la mène sur les traces de la meurtrière de son frère et croisera la route de certains membres de la secte la Cabale des hommes  libres.

Mathieu Gaborit incarne Silenzio le Bougre, un nain, élevé dans les égouts par un Automaton (armure animée mais vide). Le style littéraire retranscrit bien le côté rustre du personnage. Dans son périple, il sera aidé par Eris et se verra offrir une étrange monture. Il lèvera également peu à peu le voile sur ses origines.

Les plumes que je découvre et un illustrateur :

Raphaël Granier de Cassagnac incarne un Sieur, représentant la Justice et seul capable de donner la Grande Mort (vs la petite mort c’est à dire la réincarnation). Son récit se trouve retranscrit sous la forme d’une pièce de théâtre ce qui est très particulier, je n’avais plus croisé ce genre littéraire depuis l’école. Les scènes et actes ne sont pas dans l’ordre ce qui ne gêne en aucun cas la compréhension, les révélations se trouvent en nombre dès l’acte I scène I d’où la nécessité de les placer après d’autres scènes.

Régis Antoine Jaulin incarne Don Desiderio. Ce personnage vit la nuit et dort le jour, se saoule allègrement du lever au coucher.  Maestro veut qu’il raconte son voyage qui l’a libéré de la trame de la tisseuse, on en comprendra l’importance au fur et à mesure du récit. Régis Antoine ponctue son texte de nombreuses références tirées de la mythologie gréco-romaine et de la littérature classique. C’est le personnage avec celui d’Eris que j’ai préféré, le plus haut en couleur.

Nicolas Fructus incarne Maestro et magnifie le récit de chaque personnage par ses illustrations (dont quelques unes interdites au moins de 16 ans ^^) et quelques lettres adressées aux personnages comme fil rouge pour leurs aventures. Je ne connaissais pas son travail qui est vraiment de qualité, de même, les nombreuses affiches qui accompagnaient l’ouvrage bonnes à être encadrées et exposées dans la bibliothèque de mes rêves…

En brefcette histoire est riche en vocabulaire peu commun, fans de Secret Story passés votre chemin sous peine d’avoir le cerveau qui disjoncte ^^. Plus sérieusement, c’est une oeuvre de Fantasy peu commune, dont l’influence de chaque auteur se ressent ce qui fait qu’on a du mal à la classer, peut-être en Dark Fantasy tout de même, mais pas sûr, avec des pointes de Steampunk. Lisez bien les explications dans le glossaire pour le calendrier, les diverses castes et quelques emplois souvent rencontrés avant de commencer la lecture pour vous mettre dans le bain, toutes les infos ne sont pas forcément nécessaires et se devinent au fil de la lecture une fois plongée dedans.

Ce livre se savoure, j’ai mis 6 jours à lire 165 pages, un record, mais avec plaisir. Les pauses sont nécessaires pour « digérer » chaque morceau de récit (et faut travailler aussi ^^). Ce n’est clairement pas un livre à lire pour une approche de la Fantasy sous peine de fuir (pour ça, mieux vaut commencer par Trudi Canavan par exemple qui est plus abordable) mais pour les lecteurs confirmés de l’imaginaire, je vous le recommande chaudement.

Livre 1/36 du Challenge de la Littérature de l’imaginaire

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Bonne lecture