Fantastique, Lectures "La tête dans les étoiles"

La Comédie Inhumaine, intégrale par Michel Pagel

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Voilà un billet qui aura un format un peu particulier.

J’avais participé en début d’année à la campagne participative sur Ulule lancée par les Moutons électriques pour éditer l’intégralité de la Comédie Inhumaine de Michel Pagel, les 8 tomes sont arrivés la semaine dernière dans ma boite aux lettres (et le facteur ne s’est pas gêné pour forcer en mode « faut que ça rentre » et c’est rentré, par contre pour le sortir…j’ai dû arracher le carton de devant pour libérer les livres lol tout va bien, en tout cas y a pas de bobo à déplorer ^^).

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Fantastique, Lectures "La tête dans les étoiles"

Le Songe d’Adam par Sébastien Péguin

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Editions de l’Homme sans nom

386 pages

Paru en 2011

Quatrième de cour’ :

Allemagne, Forêt-Noire, de nos jours.

C’est dans ce cadre magnifique que s’installent Hugo, chercheur dans le domaine des lettres, et sa fille Morgane, inventive adolescente. Mais la Forêt-Noire est également le cadre de légendes ancestrales, dont certaines seraient peut-être bien plus que de simples légendes…
Et lorsque Morgane commence à percevoir des choses qui ne devraient pas exister et que les fantômes du passé du père et de la fille semblent devenir plus que des souvenirs, l’horreur surgit, et les disparitions au cœur des bois trouvent une explication que l’esprit humain ne peut concevoir…

Mon avis :

Ce livre est sorti rapidement ma PAL pour une fois, acheté au Salon fantastique de février dernier, sa référence à Simetierre de Stephen King m’avait beaucoup intrigué. Une fois le livre refermé, je suis un brin mitigée (pour la 2ème lecture consécutive ça m’ennuie un peu…). Je m’explique :

Le manque de rythme est le point majeur en tout cas sur les 250 premières pages ce qui fait beaucoup quand même avant que l’action commence. 3 scènes majeures, la première à près de 100 pages qui fait planer l’inquiétude, les 2 suivantes à environ 190-200 pages et 300 pages plus gores l’une que l’autre, faut avoir le coeur bien accroché à partir de là…mais la pression retombe comme un soufflé après chacune des 2 premières scènes glauques.

Le pourquoi du soufflé : le père, Hugo, est un chercheur, il fait une thèse sur Dionysos et son parallèle avec Jésus et Dieu puis d’autres éléments viennent se surajouter aux premiers complexifiant petit à petit l’intrigue entre mythes, religions et philosophie, ces passages de recherche sont longs, en but avec des protagonistes qui soit cherchent à lui faire abandonner ses recherches soit lui donnent de la matière en racontant telle ou telle anecdote, tel document ou tel mythe dont Hugo ne savait rien. Ce sont ces passages très longs entre les courtes scènes d’action qui me font parler de « soufflé », ils coupent totalement l’élan du récit (bien que nécessaire, c’est le fond de l’histoire).

Sa fille, Morgane, a des jeux pour ses 15 ans qui me laissent perplexe, ils ne sont absolument pas en adéquation avec son âge pour jouer dans le sable de la carrière je trouve, a contrario, à d’autres moments elle a une force créatrice incroyable pour le dessin ou la poésie donc une plus grande maturité, peut-être la dualité entre l’enfance qui se termine et l’âge adulte proche… Hugo est hanté par sa défunte femme et à un moment elle lui reproche de ne pas avoir dit à Morgane toutes ses origines et à la fin du livre on n’est pas vraiment plus avancé sur ce point qui aurait pu être plus exploité.

Le final qui rattrape le tout : A partir de la 3ème scène beurk beurk ^^l’intrigue s’accélère et se démêle enfin pour notre plaisir, l’ambiance autour des protagonistes et de la Forêt Noire devient de plus en plus inquiétante comme je l’aurais souhaité depuis le début (ou bien je ne suis pas assez impressionnable ?? ^^) , entre les recherches d’Hugo qui aboutissent mais de façon inattendue lui laissant présager le pire, le drame concernant Morgane, les points de vue s’enchainent et se télescopent pour prendre un rythme effréné.

Les mélanges de mythologie grecque, nordique et chrétienne avec leurs ressemblances sont très intéressantes tout de même.

En bref, longuet mais bien glauque sur les 100 dernières pages, mitigée au final je m’attendais à une ambiance plus inquiétante tout du long du roman mais c’est une lecture qui s’est somme toute bien passée tout de même.

D’autres avis chez : Fungi,

Ce livre compte pour le Challenge de la Littérature de l’imaginaire.

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Bonne lecture !

Lectures "La tête dans les étoiles", Science Fiction

Montres enchantées par Collectif (en LC)

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Editions du Chat Noir

Collection Black Steam

395 pages

Paru en 2014

Quatrième de couv’ :

Indécis entre fuite et union, le temps est un amant insaisissable. Omniprésent, dès qu’on le regarde, il s’efface pourtant, déjà évanescent. Inlassablement, il permet croissance ou use jusqu’à l’extinction. L’être humain pourchasse depuis toujours ce dieu créateur et destructeur, en quête de son asservissement. Secondes, minutes, heures… L’esprit cartésien a beau le fractionner, il n’en demeure pas moins incontrôlable.
Et si la relecture de notre passé, de notre culture, ou encore du progrès scientifique nous en accordait la maîtrise, l’Homme saurait-il mieux gérer son temps ?
Plongez-vous sans perdre une minute dans cette anthologie et peut-être, parmi ses pages, percevrez-vous le tic-tac de ces montres enchantées.

Mon avis :

J’ai effectué cette lecture en commun avec Caroline et je peux dire, heureusement, parce qu’on s’est bien soutenue moralement, arrivées au premier week-end, nous commencions à craquer et étions prêtes à lâcher l’affaire…comme vous vous en doutez au ton de départ…ce ne fût malheureusement pas une réussite et je pense pouvoir parler pour deux pour le détail qui va suivre, à peu de chose près, on a eu le même ressenti, c’est parti :

Celles qui ont bien heureusement égayé notre lecture :

Da Svidaniya Rossia ! fût sans conteste ma favorite au point qu’un roman à la place de la nouvelle aurait été bienvenu (Caro me rejoint sur ce point), cette nouvelle reprend le mythe d’Anastasia Romanov et sa survie. Vient ensuite, Je reviendrai avec son remake de Terminator (ça m’y a fait penser en tout cas même si je n’ai pas vu le film). Derrière les engrenages fût très touchante, beaucoup d’émotion dans son final. L’agonie des aiguilles qui met en avant le courage d’une chercheuse face aux mensonges des autorités. Le cimetière des heures perdues et sa vengeance d’un autre âge qui s’abat sur les descendants d’une ville et pour finir, Malvina Malmoore qui revisite le vampirisme.

Celles plutôt pas mal mais manque un truc :

Et depuis, je compte les heures, une vengeance qui tourne mal, une nana bien chieuse qu’on aurait bien baffé, univers qui nous a paru un brin hermétique. Allergène, pas mal, revisite S. Holmes, Jack l’éventreur etc, j’ai plus aimé que Caro qui aurait souhaité plus, trop brouillon au final. Le toquant, là c’est l’inverse, j’ai moins aimé que Caro, l’amour entre humain et automate, une fin un brin sordide à mon goût. Pacte mécanique, se situe dans le même univers que le roman La nuit des coeurs froids en bien meilleur mais toujours ce souci du « je comprends pas tout dès qu’il y a de la mécanique flûte ».

La fin en « c’est quoi ce bordel, t’as compris ? Non ! Chiotte » :

Tourbillon aux Trois Ponts d’or, ça commençait bien, un meurtre en chambre close à résoudre mais…on n’a jamais compris le truc des poires, si quelqu’un l’a lu et pouvait nous expliquer, merci d’avance ^^. Au fil du temps, encore une thématique intéressante, la Nature qui reprend ses droits mais une fin encore trop hermétique…

Celles où ça a cassé :

Le club des érudits hallucinés, avec Gustave Eiffel en Guest Star s’il vous plait…mais non…des riches qui s’ennuient qui s’amusent avec la science mouais. Comment meurent les fantômes, une héroïne comme morte à l’intérieur (ok elle a ses raisons) fuyant les problèmes et d’une passivité bordel…met les doigts dans la prise chérie ça va te donner de l’énergie hein ^^. When time drives you insane, revisite le mythe d’Eurydice et Orphie mais j’ai eu énormément de mal avec le style et Caro idem. La mécamonstruosité de Mr Helpiquet, j’ai abandonné, n’en pouvant plu, big up à Caro qui s’est accrochée courageusement.

Je ne parle pas de The Pink Tea Time Club car je l’ai lu en intégrale et chroniqué Ici

En conclusion, on en a débattu à plusieurs reprises, le Steampunk n’est pas un genre adapté au format de nouvelle (selon nous en tout cas), à part quelques jolies surprises, la majorité nous a perdu ou ennuyé ou laissé perplexe, tant pis pour cette fois.

Groupe accompagnant la rédaction de ce billet : Epica

Chansons : Another me in Lack’ech ; Tides of time ; Presto (Vivaldi en plein concert de Métal yeah)

Bonne lecture

Fantastique, Lectures "La tête dans les étoiles"

Dracula mon amour par Syrie James

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Editions Hachette

Collection Black Moon

545 pages

Paru en 2010

Quatrième de couv’ :

Sept longues années se sont écoulées depuis la fin tragique de l’aventure qui nous a opposés au Comte Dracula, moi, Mina Harker, mon mari, Jonathan, et trois de nos amis.

Et pourtant… je me souviens de chaque trait de son visage, de chaque muscle de son corps, comme s’il n’avait jamais cessé de m’étreindre.

Aujourd’hui, je ne peux plus supporter le poids de la culpabilité et je me dois d’écrire ce qui s’est réellement passé.

Loin du monstre qu’il pouvait être parfois, il était aussi un homme magnifique, d’une beauté terrifiante et d’une intelligence remarquable.

Je l’ai aimé au premier regard, d’une passion dévorante, charnelle et interdite. Et j’aime à croire que cet amour incendiaire fut partagé.

Voici mon journal intime.
Voici la véritable histoire de Dracula.

Mon avis :

J’ai acheté ce livre d’occasion l’an dernier, couverture, titre, synopsis, tout me plaisait et la lecture fût franchement agréable malgré quelques rares coquilles qui n’ont en rien gâché la lecture. Après Dracula de Bram Stocker (dont le film de Francis Ford Coppola est à tomber visuellement et très fidèle au livre), j’ai lu la suite qui se déroule 20 ans plus tard, Dracula l’immortel, écrite par un lointain petit neveu (Dacre Stocker) aidé d’un spécialiste d’après les notes laissées par le grand-tonton et maintenant, je redécouvre le mythe à travers les yeux de Mina, Ô joie ^^

La collection Black Moon est spécialisée pour le public YA mais personnellement j’ai beaucoup apprécié (certainement parce que je suis une fan du mythe, c’est possible ^^). Le ton du récit est parfaitement respecté je trouve (peut-être un ou deux anachronismes dans les réflexions et encore), Mina est tiraillée par sa conscience et les convenances de ce XIXè siècle et même si elle brûle pour Dracula (le mystérieux M. Wagner) elle est amoureuse de Jonathan (oui un triangle amoureux, eurkkkk). Son coeur balance (son corps aussi, coquine).

J’aurais préféré qu’elle choisisse Mr Wagner plutôt que de s’enfermer avec un Jonathan ennuyeux mais on connait tous la fin de l’histoire quoiqu’à la fin…on rattrape le roman de Dacre Stocker, Dracula l’immortel, pour un certain personnage ce qui est très intéressant. Mina vit intensément dans les bras de Dracula, elle devient passionnée et courageuse, alors qu’elle voue plutôt une tendre amitié que de l’amour pour Jonathan je trouve, qui est un ami d’enfance qui lui offre une vie douce et sereine après son enfance à l’orphelinat.

A travers les yeux de Mina, on découvre un autre Dracula, un immortel qui n’a rien du monstre que Van Helsing ou Jonathan ont dépeint, toutes les tragédies traversées dans l’ouvrage de Bram Stocker ont une autre réalité tout aussi plausible dans Dracula mon amour (ainsi que dans Dracula l’immortel que je ne peux que vous conseiller également).

En bref, passion vs raison, action, un couple impossible tellement romantique (ouais je peux être midinette quand y a des crocs ^^).

Ce livre compte pour le Challenge de la Littérature de l’imaginaire.

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Bonne lecture !

Fantastique, Lectures "La tête dans les étoiles"

La Maison de Londres par Lydie Blaizot

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Editions du Petit Caveau

Collection Sang d’Absinthe

354 pages

Paru en 2010

Quatrième de couv’ :

Londres, 1895.

Ruppert Haversham, Arthur Ruterford et Hubert Michel, trois vampires aux caractères aussi différents que marqués, tentent de vivre normalement malgré la malédiction dont ils s’estiment victimes. Affiliés à la puissante Maison de Londres, ils se retrouvent chargés de l’éducation d’un nouveau collègue, Donald Crump.
Malheureusement, ce dernier se révèle être une véritable calamité qui va mettre en péril l’organisation dont il est censé faire partie. Par sa faute, la guerre avec la Maison de Cardiff prend des proportions alarmantes et ses camarades sont contraints de rattraper ses bêtises.
Leurs pérégrinations vont les mener de Londres à Upper Plot, un village qui semble recéler la clé de leur problème… et même peut-être davantage.

Mon avis :

Je vous retrouve à nouveau avec des vampires (et c’est pas fini, comme dirait la pub ^^). Bien que je sois sûre de ne pas découvrir l’auteure je n’arrive pas à retrouver ce que j’ai lu d’elle, par contre d’autres écrits de celle-ci se trouvent dans des anthologies que je lirai prochainement : Vampire malgré lui des éditions du Petit Caveau et Âme ténébreuse, Coeur lumineux des éditions du Chat noir.

Le récit se situe dans le Londres du XIXè siècle. Même si on peut parler de style gothique ce n’est pas « pompeux » sans être un ton familier non plus, nos trois mousquetaires aiment la déconne mais sans vulgarité, on reste cohérent par rapport au contexte avec une plume légère (ne pas s’attendre à du Bram Stocker ou du Anne Rice par exemple). Ce roman est bien ficelé, je n’ai pas trouvé de longueurs même dans les descriptions, ça permet de « se balader » dans le vieux Londres avec plaisir même si on est bien content de ne pas mettre réellement les pieds à Whitechapel par exemple.

Je me suis bien attachée à nos trois mousquetaires (ainsi surnommés par leur chef Jedediah) : ce fameux trio se compose d’Arthur, grande baraque qui aime régler ses problèmes à coup de dynamite (ça à le mérite d’être efficace en plus d’expéditif ^^), puis vient Ruppert, vieux Lord transformé sur le tard, c’est la tête pensante du groupe et la patience incarnée (jusqu’à sa rencontre avec Donald en tout cas) et enfin, Hubert, médecin prometteur avant sa transformation il a gardé ses compétences bien sûr mais c’est également un être plus sensible que ses compères, celui qui a le plus de mal à tourner la page et trouver sa place ce qui ne l’empêche pas d’être fiable et prêt à aider ses amis au moindre problème.

Tous trois sont censés chaperonner un nouveau vampire transformé sans autorisation, Donald. Problème (ça pourrait être son second prénom d’ailleurs), ce type ne s’intéresse qu’à sa personne et n’a aucune envie de suivre les ordres de la Maison de Londres, prenant des risques avec la Maison Cardiff pour assurer la survie de ses fesses. Bref, un être pitoyable qui le sera jusqu’à sa fin et on ne le prend pas du tout en pitié (c’est même assez drôle, mais quel con quand même ^^). Pour régler définitivement le problème avec la Maison Cardiff, ennemie depuis …. ben ils ne se souviennent même plus « c’est ballot », notre trio se retrouve à Uppert Plot, dans un monastère mystérieux où l’hostilité des habitants sera plus que palpable…

En conclusion, humour noir et action, sans avoir eu de franche rigolade c’était un roman agréable à lire, j’ai passé un bon moment en compagnie de nos trois mousquetaires.

Ce livre compte pour le Challenge de la Littérature de l’imaginaire.

8760376

Bonne lecture !

Fantastique, Lectures "La tête dans les étoiles"

A l’encre de tes veines par Céline Rosenheim

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Editions Rebelle

Collection Lune de sang

165 pages

Paru en 2012

Quatrième de couv’ :

A l’image du diable, les vampires sont multiformes et savent dissimuler leur cruauté sous divers masques. Ils peuvent être aristocrates, peintres ou simple rêveurs. Elles peuvent être actrices, comtesses ou filles de joie. Ils arpentent le passé, le présent et l’avenir. Ils se jouent des frontières, de l’Irlande au Japon, de Venise au grand Nord. Ils s’immiscent dans vos rêves de féerie, dans vos cauchemars futuristes. Et s’ils font pleuvoir bien des larmes, ils sauront peut-être vous voler un sourire.
Mais avant de pénétrer dans leur monde, il vous faudra faire une offrande car ce livre s’écrit à l’encre de vos veines.

Mon avis :

Souvenez-vous de cette première rencontre avec Céline Rosenheim (Diabolus in musica), pour un premier rendez-vous, on peut dire que ce fût mitigé… J’avais tout de même un deuxième livre dans ma PAL acheté d’occasion, attirée par le titre et la couverture d’une part, un synopsis qui me vend tout ce que j’aime d’autre part, allez go ! Eh bien, ce fût une agréable lecture (je l’ai torché en moins de 24h quoi) ^^

Premièrement, on y trouve de VRAIS vampires (bon y en a une dans le lot qui est « végétarienne » lol mais le reste sauve l’honneur, ouf), prédateur sensuel, solitaire, homme ou femme, de New-York au Japon, on suit notre sombre personnage mélancolique et cruel chassant sa proie.

Deuxièmement, c’est un recueil de nouvelles regroupant plusieurs formes de textes (théâtre, journal intime, poèmes et nouvelles). Le style est aussi sombre que dans le premier roman que j’ai lu d’elle mais j’ai bien plus accroché cette fois-ci, c’est poétique et macabre, très gothique, tout pour me plaire quoi ^^ (en fait c’est surtout avec le personnage dans Diabolus que j’avais eu du mal).

Pour ne rien gâcher, on peut s’amuser à écouter les chansons qui ont accompagné chacun des écrits (ceux n’aimant pas le Métal passeront leur chemin…à part pour les 2 extraits de musique classique lol).

Bianca est une réécriture de Blanche Neige qui était marrante, j’aurais aimé en savoir plus ; Le sang des Fées mêlait vampirisme et Faëry de manière innovante. L’enfant Lune est sordide brrr ; La main de Dieu représente assez bien ce que je pense de la chose ^^, etc etc, il y en a vraiment pour tous les goûts…macabres…

Déprimé s’abstenir ^^

En bref, le 3ème livre de Céline Rosenheim, Hiver Noir, est dans ma Wish !

Ce livre compte pour le Challenge de la Littérature de l’imaginaire

8760376

Bonne lecture

Fantasy, Lectures "La tête dans les étoiles"

Le Livre de l’Enigme, T1 : Source des tempêtes par Nathalie Dau

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Editions des Moutons Electriques

Collection  » La bibliothèque voltaïque »

E-book (dispo en papier)

Paru le 3 mars 2016

Quatrième de couv’ :

Les ténèbres ont un cœur de lumière.

Je l’ai su quand j’ai vu l’enfant dans la tempête. J’ai entraperçu l’azur de sa magie étrange et intense, mon univers s’est métamorphosé. Moi qui me sentais si seul, si désespéré, j’ai découvert soudain pourquoi j’étais venu au monde : pour protéger celui qu’on m’a donné pour frère. Un frère pas tout à fait humain, pas tout à fait possible. Le protéger des autres et de lui-même : des décisions qu’il voudrait prendre afin de résoudre sa maudite Énigme. Car ce petit est doué pour se mettre – nous mettre – en péril ! Mais j’ai la faiblesse de croire que je suis plus têtu que lui.

Une nouvelle grande saga de fantasy. Les mages bleus, servants de l’Équilibre, ont été décimés, mais l’un des leurs a survécu au prix de son honneur, guidé par le besoin impérieux de transmettre la vie. Ses fils : Cerdric et Ceredawn, nés pour devenir les héros de ce voyage riche en périls, depuis les Marches jusqu’au séminaire d’Atilda.

 

Mon avis :

Je remercie Mérédith des Editions des Moutons électriques pour m’avoir proposé ce livre en service presse. L’extrait envoyé m’avait ferré tel un petit poisson et j’ai énormément apprécié ma lecture, de la fantasy non manichéenne comme j’aime, tout en subtilité, le style est hyper fluide même les descriptions ne cassent pas le rythme du récit, une vilaine fin en suspense bouh, je veux le T2 moi maintenant.

Cerdric est le personnage le plus touchant, abandonné par sa mère dès sa naissance non désirée, un père qui ne connait pas son existence et qui passe pour mort aux yeux de l’enfant pendant de longues années, il manque cruellement d’amour et d’attention. Quand Cerdric reçoit un mot accompagné d’un magnifique présent de la part de son père à l’âge de 16 ans, il fonce malgré l’hiver le rejoindre, son impétuosité aura malheureusement de graves conséquences…

Ceredawn est un magnifique petit garçon qui a une enfance très particulière auprès des fées et d’une étrange gardienne (on connait sa véritable nature bien plus loin dans le récit). Cerdric sera son ancre avec la réalité car le petit Ceredawn est investi d’une immense magie dont la puissance finira par le mettre à mal et obligera les frères à prendre la route vers Atilda. Le Séminaire lui enseignera à contrôler son pouvoir ou…il sera détruit par lui.

Un 3ème jeune homme apparait vers les 2/3 du récit, encore en retrait, on en apprendra beaucoup plus je pense dans le tome 2 mais celui-là est vraiment une âme torturée, flirtant avec la folie et le désir de vengeance, au pouvoir également terrible.

L’auteure n’a vraiment pas fait dans la facilité et on en veut encore en refermant son ouvrage. Complots, trahisons, magie, une histoire menée tambour battant, pas de temps mort et d’une grande richesse tant dans la psychologie des personnages que du décor ainsi que l’Histoire de ce monde. Vivement la suite donc.

Ce livre compte pour le Challenge de la Littérature de l’imaginaire

8760376

Bonne lecture

 

Fantasy, Lectures "La tête dans les étoiles"

Les Chroniques de Dani Mega O’Malley – 2 : Burned par K. M. Moning

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Editions J’ai lu

540 pages

Paru en février 2016

Quatrième de couv’ :

Ce soir, j’ai peut-être vaincu l’un des pires Unseelies de tous les temps, mais le silence et la désolation qui règnent dans ce qui était autrefois le coeur de Temple Bar me donnent le cafard. Je veux retrouver mon Dublin. Je veux que cette foutue glace disparaisse. Alors que je viens de faire halte, maussade, l’extrémité d’un objet dur et pointu se pose soudain dans mon dos. – Lâche ton épée, Dani, dit Mac derrière moi.

Mon avis :

Purée que je l’ai attendu longtemps ce tome, et purée que cette fin est frustrante comme d’habitude, je veux la suite maintenant et pas dans près de 2 ans encore… Par contre, le choix de changer de nom de série en cours de route vient de montrer ses limites, Mac a parlé tout le long de ce tome (on comprend pourquoi mais de toute façon la maison d’édition aurait dû poursuivre avec Fièvre comme la version anglophone plutôt que de diviser par Chroniques de…).

Je retrouve avec plaisir MacKayla. Le moment où le livre se décide enfin à lui venir en aide a été ma partie préférée. Le début est longuet et l’action démarre à partir de ce moment. Depuis le tome précédent, la réalité a cédé la place à un monde post-apocalyptique dans un Dublin dévasté en pleine reconstruction (la trame de notre monde connu est en train de se déliter, la fin est proche), Mac et Dani partent en sauvetage (mission suicide ?) avec une équipe de choc pour secourir un des Keltar.

Pour ceux qui ne connaissent pas cette série (qui démarre avec les 5 premiers tomes des Chroniques de MacKayla Lane), on y trouve de la tension sexuelle avec le dangereux et magnétique Barrons, des faës de la cours de Lumière (Seelies) et de la cours des ténèbres (Unseelies), de l’action et de la violence, de l’humour sous forme de sales piques bien senties comme j’adore, des héroïnes (Mac et Dani) forcées de s’adapter au monde en mutation entourées de testostérone sous les formes les plus alléchantes possibles ;-). De la magie et des armes de tous types, amis/ennemis dont la barrière est très floue. Des fins frustrantes à chaque tome, c’est vraiment dur 😦

Bon, ben y a plus qu’à attendre le T8 de la saga pff….

Bonne lecture

Fantasy, Lectures "La tête dans les étoiles"

Les Immortels, T1 : Les mages de Sumer par Michel Pagel

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Editions Multivers

E-book

3,49 €

Paru en 2014

Quatrième de couv’ :

L’histoire commence en 3200 avant Jésus-Christ à Sumer, à l’époque de l’invention de l’écriture. Deux frères -les mages Alad et Eneresh -reçoivent des dieux le don de l’immortalité. Croyant avoir éliminé Alad, Eneresh gravit les échelons du pouvoir jusqu’à devenir le personnage le plus puissant de Sumer après le roi. Alors que les Sumériens sont attaquée par les armées de Sargon, Eneresh fomente un coup d’Etat avec l’aide de la propre fille du roi, devenue sa maîtresse. Mais en dépit de pouvoirs effrayants, le mage va devoir faire face à un adversaire inattendu : son frère Alad. Ce dernier a été secouru par les seuls êtres qui échappent au contrôle des dieux : les esprits féeriques des pierres, de l’air ou de l’eau, qui lui ont enseigné une autre voie, une autre magie, et ont fait de lui leur champion pour la lutte dantesque qui s’engage… A travers les siècles et les civilisations, les deux frères s’affronteront sous des identités différentes, influençant par leur victoire ou leur défaite le devenir de l’Humanité tout entière. Une fresque fabuleuse, érudite, haletante, à découvrir absolument.

Mon avis :

Tout d’abord, je tiens à remercier Julien des Editions Multivers pour m’avoir proposé un livre de mon choix en partenariat. Cette maison d’édition publie au format numérique des auteurs francophones dont les livres ne sont plus édités au format papier, de quoi les découvrir ou les redécouvrir, j’ai d’ailleurs glissé le nom de quelques maisons d’édition malheureusement disparu (d’Oxymore, Cauchemars et Nuit d’avril) qui proposaient de bons textes, à voir. Si vous aussi vous pensez à certains ouvrages d’auteurs francophones qui sont introuvables en papier, vous pouvez toujours en faire la demande.

J’avoue avoir joué la sécurité pour le coup en me tournant vers du Michel Pagel que je connaissais déjà pour avoir lu « Les flammes  de la nuit » qui égratigne un brin les codes du conte de fée.

Dans cet opus, ce qui m’a séduite c’est le contexte avec l’antiquité du Proche-Orient, l’action démarre au moment où l’écriture fait son apparition, c’est LE point qui m’a fait me tourner vers cette lecture même si ce n’est pas l’essentiel dans le roman. On retrouve également la mythologie avec les dieux sumériens et akkadiens, la guerre qui devient imminente entre les deux nations en toile de fond.

L’intrigue en elle-même est somme toute assez classique, l’amour fraternel brisé par la soif de pouvoir d’Eneresh. Alad qui fera tout pour contrecarrer ses projets mégalomanes. Tous deux seront épaulés par leur pendant féminin dans leur projet, entre le sauveur et celui qui veut gouverner pour l’éternité sur le monde (ben ouais, mégalo vous dis-je ^^). Au milieu de tout ça, un petit « couple » créé par les évènements, Nadua et Pirig qui tentent vainement de prendre leur destin en main mais ils ne sont malheureusement que des jouets dans les mains des puissants.

J’ai beaucoup aimé cette lecture qui a été très rapide et simple, pas de longueur descriptive à n’en plus finir. J’aurais peut-être aimé en savoir plus sur la mythologie de ce coin du monde mais ce n’est clairement pas le but du récit, juste un cadre où faire évoluer les personnages et c’est déjà assez dépaysant. Il était marrant d’avoir les opinions opposées des frères quant à cette nouvelle invention, l’écriture, et j’ai apprécié également la mention dans le récit des esprits de la Nature et leurs pouvoirs. Le système métrique de l’époque était également une découverte.

En bref, je lirai le T2 un jour prochain avec plaisir pour avoir la suite et fin (je n’ai pas trouvé de mention d’autres tomes en tout cas ?) des aventures d’Alad et d’Eneresh.

Ce livre compte pour le challenge de la Littérature de l’imaginaire.

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Bonne lecture

 

Fantasy, Lectures "La tête dans les étoiles"

Charley Davidson, T8 : Huit tombes dans la nuit par Darynda Jones

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Editions Milady

Collection Bit Lit

379 pages

Paru en janvier 2016

Quatrième de couv’ :

Vous savez, ces mauvaises choses qui arrivent aux gens bien ? C’est moi.

Avec douze chiens de l’enfer à mes trousses, il n’y a qu’un seul endroit où je pouvais me réfugier : un vieux couvent à l’abandon. Mais m’y terrer pendant des mois, enceinte jusqu’aux oreilles, n’a rien d’une sinécure. D’autant que Reyes semble malade même s’il me jure qu’il va bien. Heureusement, je ne manque pas d’amis. Et j’aurai bien besoin d’eux, parce que ce qui s’annonce a de quoi surprendre n’importe qui, même moi !

Mon avis :

« Des fois, j’ai envie de cornichons.

D’autres fois, du sang de mes ennemis.

Etrange. »

Charley Davidson

J’ai un amour immodéré pour cette série et pour Charley ainsi que tous ses proches, c’est avec une frustration grandissante que je le laissais traîner dans ma PAL en attendant de finir ENFIN mon pavé précédent (cf mon dernier billet) qui fût en plus une lecture pas top. Alors quand j’ai enfin pu me jeter dessus pour suivre les aventures de mon héroïne chérie, il n’a fait que frire, un week-end et hurlement de frustration comme à chaque tome, JE VEUX LE SUIVANNNNT !!!

Dans ce volume, la situation ne permet pas beaucoup d’action et on comprend parfaitement pourquoi, pas de souci, c’est sans compter sur l’humour de notre Charley, le grand évènement de deux de ses proches, l’inquiétude de Reyes quant à leurs amis-ennemis qui au final se révèlent opposés à ce qu’ils pensaient tous au départ, de méchantes surprises au final qui vont faire un mal de chien à notre couple et Charley va littéralement disjoncter (et on est de tout coeur avec sa détresse).

Une petite enquête en filigrane, même deux, qu’elle peut faire plus ou moins à distance.

Emotions et découverte des origines de Charley sont les maîtres mots de cet opus et on sait ENFIN qui est le mystérieux fantôme qui squatte son appart depuis le début (je laisse la surprise à ceux qui ne connaissent pas la série) (sachez que je vous tire les oreilles si vous ne l’avez pas encore lu) (n’est-ce pas Caro ^^).

Bref, j’adore encore et encore cette série, vivement la suite comme toujours.

Bonne lecture