Fantastique, Fantasy, Lectures "La tête dans les étoiles", Science Fiction

Âme ténébreuse, Coeur lumineux par Collectif

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Editions du Chat noir

Collection Griffe sombre

297 pages

Paru en 2016

 

Quatrième de couv’ :

La romantic fantasy est une variation autour de la fantasy, à travers des histoires plus féminines et poétiques. Ce sous-genre est apparu grâce à de grandes dames de l’imaginaire pour qui le féminisme était une valeur importante, pour ne pas dire un combat.
Des écrivains d’aujourd’hui rendent hommage à ces auteurs d’hier, en redonnant vie à des héroïnes fortes et passionnées. Suivez-les sur les rivages d’Avalon, mais aussi dans nos rues familières ou vers des mondes encore inconnus… Embrassez les ténèbres pour renaître dans la lumière !

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Lectures "La tête dans les étoiles", Science Fiction

Montres enchantées par Collectif (en LC)

montres

Editions du Chat Noir

Collection Black Steam

395 pages

Paru en 2014

Quatrième de couv’ :

Indécis entre fuite et union, le temps est un amant insaisissable. Omniprésent, dès qu’on le regarde, il s’efface pourtant, déjà évanescent. Inlassablement, il permet croissance ou use jusqu’à l’extinction. L’être humain pourchasse depuis toujours ce dieu créateur et destructeur, en quête de son asservissement. Secondes, minutes, heures… L’esprit cartésien a beau le fractionner, il n’en demeure pas moins incontrôlable.
Et si la relecture de notre passé, de notre culture, ou encore du progrès scientifique nous en accordait la maîtrise, l’Homme saurait-il mieux gérer son temps ?
Plongez-vous sans perdre une minute dans cette anthologie et peut-être, parmi ses pages, percevrez-vous le tic-tac de ces montres enchantées.

Mon avis :

J’ai effectué cette lecture en commun avec Caroline et je peux dire, heureusement, parce qu’on s’est bien soutenue moralement, arrivées au premier week-end, nous commencions à craquer et étions prêtes à lâcher l’affaire…comme vous vous en doutez au ton de départ…ce ne fût malheureusement pas une réussite et je pense pouvoir parler pour deux pour le détail qui va suivre, à peu de chose près, on a eu le même ressenti, c’est parti :

Celles qui ont bien heureusement égayé notre lecture :

Da Svidaniya Rossia ! fût sans conteste ma favorite au point qu’un roman à la place de la nouvelle aurait été bienvenu (Caro me rejoint sur ce point), cette nouvelle reprend le mythe d’Anastasia Romanov et sa survie. Vient ensuite, Je reviendrai avec son remake de Terminator (ça m’y a fait penser en tout cas même si je n’ai pas vu le film). Derrière les engrenages fût très touchante, beaucoup d’émotion dans son final. L’agonie des aiguilles qui met en avant le courage d’une chercheuse face aux mensonges des autorités. Le cimetière des heures perdues et sa vengeance d’un autre âge qui s’abat sur les descendants d’une ville et pour finir, Malvina Malmoore qui revisite le vampirisme.

Celles plutôt pas mal mais manque un truc :

Et depuis, je compte les heures, une vengeance qui tourne mal, une nana bien chieuse qu’on aurait bien baffé, univers qui nous a paru un brin hermétique. Allergène, pas mal, revisite S. Holmes, Jack l’éventreur etc, j’ai plus aimé que Caro qui aurait souhaité plus, trop brouillon au final. Le toquant, là c’est l’inverse, j’ai moins aimé que Caro, l’amour entre humain et automate, une fin un brin sordide à mon goût. Pacte mécanique, se situe dans le même univers que le roman La nuit des coeurs froids en bien meilleur mais toujours ce souci du « je comprends pas tout dès qu’il y a de la mécanique flûte ».

La fin en « c’est quoi ce bordel, t’as compris ? Non ! Chiotte » :

Tourbillon aux Trois Ponts d’or, ça commençait bien, un meurtre en chambre close à résoudre mais…on n’a jamais compris le truc des poires, si quelqu’un l’a lu et pouvait nous expliquer, merci d’avance ^^. Au fil du temps, encore une thématique intéressante, la Nature qui reprend ses droits mais une fin encore trop hermétique…

Celles où ça a cassé :

Le club des érudits hallucinés, avec Gustave Eiffel en Guest Star s’il vous plait…mais non…des riches qui s’ennuient qui s’amusent avec la science mouais. Comment meurent les fantômes, une héroïne comme morte à l’intérieur (ok elle a ses raisons) fuyant les problèmes et d’une passivité bordel…met les doigts dans la prise chérie ça va te donner de l’énergie hein ^^. When time drives you insane, revisite le mythe d’Eurydice et Orphie mais j’ai eu énormément de mal avec le style et Caro idem. La mécamonstruosité de Mr Helpiquet, j’ai abandonné, n’en pouvant plu, big up à Caro qui s’est accrochée courageusement.

Je ne parle pas de The Pink Tea Time Club car je l’ai lu en intégrale et chroniqué Ici

En conclusion, on en a débattu à plusieurs reprises, le Steampunk n’est pas un genre adapté au format de nouvelle (selon nous en tout cas), à part quelques jolies surprises, la majorité nous a perdu ou ennuyé ou laissé perplexe, tant pis pour cette fois.

Groupe accompagnant la rédaction de ce billet : Epica

Chansons : Another me in Lack’ech ; Tides of time ; Presto (Vivaldi en plein concert de Métal yeah)

Bonne lecture

Fantastique, Lectures "La tête dans les étoiles"

Black Mambo par Collectif

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Editions : Le Chat noir

Collection : Griffe sombre

Pages : 317

Paru en : Mars 2015

Recueil de 3 nouvelles :

L’ivresse du Djinn de Vanessa Terral :

Leila est une belle jeune femme algérienne qui va se marier. Elle rêvait de liberté, d’études, ne souhaite pas se soumettre à la tradition mais doit s’y résoudre sous la pression familiale et celle de la superstition car Leila est possédée, pendant ses absences elle fait des choses sans s’en souvenir mais qui marquent son entourage. Après un exorcisme terrible que tous pensaient réussi, la jeune femme va s’enfoncer dans l’horreur sous l’emprise du Djinn qui la convoite.

La danse éternelle des roseaux de Sophie Dabat :

Hlengiwe est Swazie, petite fille elle a été témoin du meurtre rituel de sa mère qui l’a laissé traumatisée. Dès qu’elle l’a pu, Hlengiwe a fui le Swaziland et fait sa vie à Marseille, grimpant les échelons de la police grâce à sa ténacité. Le jour où son équipe trouve une femme et un bébé mutilés dans une ruelle de la cité phocéenne, elle reconnait tout de suite le rituel Muti qui a marqué sa vie, s’ensuit un retour au pays pour tenter d’arrêter le carnage qui ravage également le Swaziland depuis des temps immémoriaux.

Les enfants de Samedi de Morgane Caussarieu :

Après une rixe à Paris laissant un homme en sang entrainant sa fuite de squat en taudis depuis plusieurs mois, Mika, jeune paumé drogué jusqu’aux yeux se retrouve en Nouvelle Orléans grâce à une grand-tante tombée du ciel qui tient à connaitre son unique héritier avant de mourir. Attirant rapidement les ennuis il se retrouve malgré lui confronté au vaudou et tente avec Ghilane de sauver ses miches.

Mon avis :

J’ai beaucoup apprécié retrouver la plume de Vanessa Terral après « l’Aube de la guerrière » lu il y a quelques années. Les scènes sont si bien décrites qu’on a l’impression de sentir la chaleur des briques sur la peau de Leila quand elle est torturée (euh pardon exorcisée… Ahem). La scène abominable avec son bébé est horrifiante de précision, âme sensible s’abstenir. On en apprend beaucoup sur les superstitions coraniques, j’ai aimé ce mélange de fantastique sur fond de croyances religieuses.

Pour Sophie Dabat, j’avais été moyennement convaincue dans son recueil « Fragments & Cicatrices » puis redécouverte avec succès dans le recueil « Les dames baroques » aux éditions du Riez. Pour ce 3ème essai j’avoue avoir été de nouveau conquise par sa plume comme quoi, laisser une seconde chance à un jeune écrivain ça peut se révéler payant. Cette fois-ci, elle nous emmène dans les profondeurs de l’Afrique et ses croyances ancestrales où les victimes protègent les bourreaux de peur des représailles avec l’atrocité des rites Muti sur fond de vie éternelle. Pas de doute, je relirai cette auteure avec plaisir.

Totale découverte pour Morgane Caussarieu, j’ai déjà repéré d’autres titres pour continuer à la suivre, son style me rappelle beaucoup Poppy Z. Brite en carrément moins dégueu tant mieux. Le personnage de Ghilane est intrigant, mambo réputée du culte vaudou dans le Vieux Carré, on voyage et on frissonne en même temps que d’apprendre beaucoup sur le culte des esclaves africains. Coup de gueule à la mentalité sudiste de la vieille tante raciste, on lui mettrait des claques à l’ancêtre.

Au final, encore un texte qui m’a bien accroché de ma maison d’éditions préférée, j’en ai encore plusieurs dans ma PAL. J’apprécie beaucoup les recueils de nouvelles pour découvrir des plumes d’auteurs amateurs ou confirmés qui peuvent révéler de bonnes surprises.

Bonne lecture