Fantasy, Lectures "La tête dans les étoiles"

Les Enfants de Húrin par J.R.R. Tolkien

9782266191838

Editions Pocket

277 pages

Paru en 2013

Quatrième de couv’ :

Des milliers d’années avant les événements relatés dans « Le Seigneur des Anneaux », la Terre du Milieu est en proie aux luttes entre Morgoth, le premier Seigneur Ténébreux, et les Elfes, alliés aux Hommes. C’est contre Túrin et Niënor, les enfants de Húrin, que Morgoth lance une terrible malédiction, les contraignant à une vie errante, pour se venger du héros qui a osé le défier.

Túrin, héros humain qui cherche sa place parmi les Elfes et les Hommes dans un monde en guerre, lutte de manière spectaculaire et tragique contre Morgoth, nous faisant découvrir un passé méconnu de la Terre du Milieu.

Mon avis :

Il y a bien longtemps que je n’avais plus lu du Tolkien, après le Seigneurs des anneaux, Bilbo le Hobbit et le Silmarillion (oui j’ai lu l’histoire des Terres du milieu à l’envers ^^), voici venu le temps des Enfants de Húrin (et vlà t’y pas que j’ai la chanson de Casimir dans la tête maintenant pff).

Un petit lexique de prononciation au début du livre bien pratique, de jolies illustrations au milieu du livre et à chaque début de chapitre, voilà pour l’objet, tout petit au demeurant, si on enlève toutes les notes, arbres généalogiques, préface etc le nombre de pages se réduit grandement mais…ça reste du Tolkien ^^

Le récit s’ouvre sur une bataille épique avec Hommes et Elfes contre les Orques, beaucoup de soldats massacrés, des Ténèbres victorieuses et une malédiction sur la lignée de Húrin condamné par Morgoth à vivre pour voir sa famille se déliter. Le héros est donc Túrin, fils de Húrin, pantin de sa destinée qui sème la désolation et la mort partout où il passe avec son désir de combattre les Orques et reconquérir les terres du Dor-Lomin.

Au programme des réjouissances des batailles très nombreuses entre les simples escarmouches aux guerres à plus grande échelle, l’esclavage des peuples conquis, les descriptions de paysages fabuleux et la majesté des Elfes. Même dans un récit court, on en prend plein les mirettes.

J’aime le style de l’auteur, j’ai 2 autres bouquins de sa bibliographie dans ma PAL, ils y passeront certainement cette année, pour le fond par contre c’est du déjà lu, d’ailleurs un livre présenté dans les premiers mois de ce blog ici à la même thématique et final dramatique, donc pas de surprise et il y a dû y avoir d’autres auteurs inspirés par ce thème également. Je ne peux pas expliciter ledit thème sans gâcher la lecture de ceux qui n’auraient pas lu l’un des deux, je reste donc évasive désolée ^^

En bref, moins bien que Bilbo et le Seigneur des anneaux mais lu avec plaisir tout de même ^^

Ce livre compte pour le challenge de la Littérature de l’imaginaire (de la Fantasy en veux-tu en voilà pour les prochains temps, vous êtes prévenus).

8760376

Bonne lecture

Fantasy, Lectures "La tête dans les étoiles"

Kara Gillian, T6 : La Fureur du Démon par Diana Rowland

kara-gillian,-tome-6---la-fureur-du-demon-671710-250-400

Editions Milady

Collection Bit Lit

762 pages

Paru en 2015

Quatrième de couv’ :

SON MÉTIER : FLIC. SON HOBBY : INVOQUER DES DÉMONS.

Invocatrice de démons et à présent consultante pour le FBI, Kara Gillian a passé plusieurs mois au royaume des démons, à s’entraîner tout en se remettant de la trahison du seigneur démon Rhyzkahl. De retour sur Terre, elle va se lancer à la recherche d’un invocateur retenu prisonnier par les alliés de Rhyzkahl. Les machinations de ce dernier sont plus complexes que Kara n’aurait pu l’imaginer. Pourtant, elle ne peut se permettre d’échouer dans cette quête car le prix à payer serait… son âme.

Mon avis :

On laissait Kara à la fin du tome 5 se remettant de la trahison de Rhyzkahl, physiquement comme émotionnellement. Elle se refait une santé auprès du seigneur Mzatal et apprend à devenir une invocatrice en béton pour survivre et protéger ses proches. Sa nouvelle mission : récupérer Idris enlever par les seigneurs démons ennemis.

De retour sur Terre pour retrouver le jeune invocateur, un cadavre est déjà sur sa route et des mafieux entrent dans la danse. Pas de doute, ce tome dépote encore, y a de l’action. Kara est beaucoup plus mature et plus méfiante aussi. Ses amis anciens et nouveaux devront renouveler leur dévouement surtout ceux qui viennent du royaume de Rhyzkahl.

Le fil rouge, en plus de la recherche d’Idris, sera la lutte contre la perte de son identité qui survient petit à petit, provoquée par un virus démon pour les seigneurs souhaitant faire de Kara une esclave, un objet utile à leur but : régner sur la Terre (ouais rien que ça ^^). On en apprend plus sur Ryan et son hôte, sur Zack et son autre identité, les allégeances mises à mal par la cupidité.

Une série Bit lit sans vampire ni bête à poil, on trouve des invocateurs de démons, des démons et des seigneurs démons, toute une hiérarchie qui n’est pas aussi linéaire que ça, on en apprend un peu plus à chaque tome. A découvrir.

Bonne lecture

Fantasy, Lectures "La tête dans les étoiles"

Oraisons, l’intégrale par Samantha Bailly

1303-oraisons-i_org

Editions Bragelonne

716 pages (E-Book dispo)

Paru en 2013

Quatrième de couv’ :

En Hélderion, la mort peut rapporter beaucoup… surtout à la famille Manérian, qui procède aux oraisons, les rites funéraires du royaume. Mais la réalité de la mort les frappe de plein fouet lorsqu’on retrouve le corps de leur plus jeune fille dans une ruelle sordide.
Tout désigne les clans, ces dangereux rebelles qui s’opposent à Hélderion. Aileen, prête à tout pour venger sa cadette, se lance dans une enquête qui la mettra à rude épreuve.
Noony, leur soeur aînée, se retrouve quant à elle aux premières loges de l’entrée en guerre de son pays contre le continent voisin. Mais elle est bien décidée à s’opposer à ce conflit qui pourrait tourner en véritable massacre.
Prises dans des intrigues dont les enjeux les dépassent, les deux soeurs devront affronter le système qui les a forgées.

Mon avis :

Ce livre trainait depuis un moment dans ma PAL (pour pas dire 2 bonnes années ^^) et je suis bien contente de l’avoir enfin lu (une intégrale ça prend du temps tout de même) surtout avec tous les bons avis entendus sur la blogo que ce soit sur ce livre en particulier comme sur la plume de l’auteure.

Alors j’avoue avoir eu un peu peur au début en me rendant compte de la jeunesse des protagonistes mais l’histoire prend rapidement de l’ampleur et devient captivante ouf ce n’est pas du Young Adult.

Même si les héroïnes sont avant tout les filles Manérian, Aileen et Noony, on suit plusieurs autres personnages amis comme ennemis dans un monde totalement créé par l’auteure, religions, politique et conflits territoriaux, tout y est.

L’histoire démarre en Heldérion qui est un royaume gouverné par une religion l’Astracisme, ses relations avec Thyrane, un pays vaincu est des plus difficiles, des clans de rebelles provoque des troubles depuis plusieurs décennies. La plus jeune des Manérian, Mylianne, se fait assassiner un soir qu’elle fuit la pension et sa soeur Aileen fera tout (et ira très loin) pour assouvir son besoin de vérité mais les choses ne sont pas si simples et son monde va éclater par de nombreux coups du sort. Elle deviendra dure et déterminée, sa quête prendra un sombre tournant qu’elle n’imaginait pas, l’ennemi n’est pas celui qu’elle pensait.

Noony est l’ainée des Manérian, elle est destinée par son père à devenir oraisonnière (une figure centrale de la religion), elle envoie les âmes vers les astres d’origine (je vous laisse découvrir l’histoire pour plus d’informations ^^). Enfin, ça c’est ce qu’on lui a appris…La guerre qui se prépare entre Heldérion et Rouge-Terre la plonge dans le doute le plus complet et elle fera tout ce qui est en son pouvoir, aidée par Alexian, pour stopper le drame qui se prépare.

Ce qui est astucieux dans l’ouvrage c’est qu’en début de chapitre, on a un mot spécifique ou une notion tirée d’une journal de bord, d’une encyclopédie etc, qui explique en quelques lignes ce qui va se passer dans le dit chapitre ce qui permet de faire un roman de Fantasy sans détail à foison prenant 15 pages rendant le texte parfaitement adapté à des novices du genre. La plume est agréable et le tout se lit facilement. La magie opère.

Dans le tome 2, on en apprend beaucoup plus sur les raisons de la déclaration de guerre d’Heldérion contre Rouge-Terre et les preuves accablantes qui jettent Noony dans le désarroi le plus total. Aileen se trouve de drôles d’alliés et jouera un rôle d’envergure dans l’opération « Chute des étoiles ».

Ce livre compte pour le challenge Littérature de l’imaginaire.

8760376

Bonne lecture

Fantastique, Fantasy, Lectures "La tête dans les étoiles"

Labyrinthes par Christophe Guillemain

labyrinthe2_m

Editions secrètes

E-book

3,99 €

Paru en novembre 2015

 

Quatrième de couv’ :

Labyrinthes est un recueil de nouvelles où les personnages, solitaires, cherchent leur chemin dans leur univers. Tantôt une quête de survie, tantôt une nécessité intérieure, tous sont perdus et se hasardent dans des situations complexes et obscures. En chemin, on rencontrera des Trolls au détour d’une forêt, des fantômes dans un château, des monstres au bord de la mer… De Londres au fin fond de l’Arctique, Christophe Guillemain nous fait voyager et rêver à bord de son imaginaire. Serez-vous assez audacieux pour tenter votre chance dans ces labyrinthes ?

 

Mon avis :

J’ai lu ce recueil dans le cadre du Comité de lecture des Editions secrètes en octobre dernier, avant corrections finales et édition de l’ouvrage, il nous est demandé si oui ou non les textes sont en adéquation avec le titre et de parler de nos impressions et suggestions découlant de notre lecture. Si l’aventure vous tente, c’est par ici.

J’avais lu une nouvelle de Christophe Guillemain « Les frères de la Flamme noire » dans le recueil Feu des mêmes éditions, une nouvelle de Fantasy qui m’avait beaucoup plu. Ce recueil est disponible gratuitement (pour la version numérique) si vous souhaitez vous faire un avis.

Dans Labyrinthes, on retrouve 11 nouvelles :

  • L’étrange renaissance du ver, l’histoire du capitaine Xavion de Blascogne, grandement mutilé à la guerre, surnommé le Wyrm. Dans sa quête, il rencontrera une magicienne à l’aspect particulier qui lui fera chercher des ingrédients peu ragoûtants dans une forêt enchantée infestée de trolls.
  • Fuir le miroir où Uphira est prisonnière d’un palais tapissé de miroirs et autres surfaces réfléchissantes, je vous laisse découvrir leur fonction…
  • L’illusion dans le labyrinthe, Yuz se perd dans un labyrinthe façon toile d’araignée et se retrouve avec une petite communauté qui lui semble être une secte tellement les individus sont apathiques et de laissent diriger par Maogan. Leur terreur : Stragula.
  • L’ombre sous la voûte, Cleder est un jeune homme chétif, rendu chevalier invincible grâce au magicien Ulolidas, il devra traquer ce qui effraie les villageois dans un vieux fort.
  • Apocalypse dans l’océan blanc, la cité d’Agloo est un village qui dérive sur une plaque de banquise, la famine sévit et les adultes font l’erreur d’abattre un morse, la colère de la déesse Selna sera terrible, sa sentence prend une forme inattendue à la fin qui m’a bien surprise.
  • La nuit du bossu, Drel en a marre des moqueries de ses compagnons et se retrouve à chercher asile dans une communauté féminine, le sanctuaire de Sin-Mu, d’étranges nonnes que ces femmes…
  • La clé de voûte céleste, Caliste est obligé de voyager pour trouver du travail, il propose ses talents de restaurateur à un vieil homme dans un château très poussiéreux d’où se passe d’étranges choses…
  • Brouillard sur fond d’énigme, Lester sort dans les rues brumeuses de Bramah, l’esprit obscurci par l’opium, un tigre circule dans la cité…
  • Comme un arrière-goût d’Errantine, à New-Golgotha, un monde post-apocalyptique, de pauvres hères achètent de la drogue aux moines pour trouver le Sentier et un sens à leur existence dans la nouvelle foi…
  • Le ventre d’Ylluleda, Ylluleda est une guerrière traquée par le dieu Kronides, dont ces diverses transformations nous font penser à Zeus.
  • Tellurbis, ici et ailleurs, Arthur hérite de son oncle qui déménage, il trouve étrange d’avoir une semaine pour s’acclimater à l’atmosphère du manoir pour y vivre définitivement ou vendre, d’étranges phénomènes vont rapidement survenir…

 

Vous retrouvez dans cet ouvrage les différents genres de l’imaginaire, Fantasy, Fantastique et Science Fiction et on peut dire que l’auteur les maîtrise tous. Même si dans un recueil de nouvelles il y en a toujours qui nous plaisent plus que d’autres, alors même que je ne suis pas fan de la Science fiction et du post-apocalyptique, j’ai bien aimé L’illusion dans le labyrinthe, son espère d’araignée géante brrr, et j’ai aussi aimé le palais où est retenu Uphira qui a l’air magnifique, je n’ai aucun mal à m’imaginer ses alentours. Ylluleda est vraiment un personnage que j’apprécie beaucoup, mon regret est d’avoir seulement une nouvelle ce qui est frustrant, un roman sur son histoire serait tellement intéressant…

En bref, auteur à suivre, il ne m’a pour l’instant jamais déçue.

Vous trouvez les ouvrage en version numérique des Editions secrètes sur :

  • Amazon
  • Booken
  • Kobo
  • 7Switch

Bonne lecture

 

 

 

Fantasy, Lectures "La tête dans les étoiles"

Jadis, la ville infinie des Editions Mnémos

CVT_Jadis--carnets-et-souvenirs-picaresques-de-la-vil_5642
Charlotte Bousquet, Régis Antoine Jaulin, Raphaël Granier de Cassagnac, Mathieu Gaborit (auteurs) et Nicolas Fructus (illustrations)

Editions Mnémos

Collection Ourobores

191 pages

Paru en novembre 2015

 

Quatrième de couv’ :

UNE VILLE INFINIE

JADIS, un monde urbain où se succèdent à perte de vue jardins, ruines et palais à l’architecture fantasque inspirée de la Renaissance…

JADIS, la cité aux mille vies où chacun peut défier Dame Fortune, tisseuse du destin, pour gravir la Pyramide des Fanfreluches.

En ce jour, Maestro, le célèbre artiste, a convoqué trente plumes des plus affûtées. Son défi : que chacune narre la plus extraordinaire et la plus mouvementée des aventures qu’il lui ait été donné de vivre !

 

Mon avis :

Quoi de mieux pour commencer le Challenge de la Littérature de l’imaginaire que cet ouvrage tant attendu, financé de manière participative et de loin l’ouvrage le plus travaillé de ma bibliothèque. Pour lire cette relique, retrait le la jaquette et Ô surprise, couverture extérieure rigide recouverte d’un tissu rouge avec le nom en doré, de toute beauté 😉

20151203_211352-1

Avec 191 pages, je pensais le lire en 2 jours en mode petite joueuse…que nenni, d’ailleurs l’histoire se termine page 165, le reste est un…dictionnaire, c’est dire si le récit est bien dense. 4 auteurs : Charlotte Bousquet, Mathieu Gaborit, Régis Antoine Jaulin, Raphaël Granier de Cassagnac et l’illustrateur, Nicolas Frustus, ont joué pendant 1 an à un RPG sur papier pour nous offrir Jadis, la ville infinie.

Le but de Maestro ? Déjouer Dame Fortune (comprendre = la Destinée). Pour ce faire, il convoque divers habitants de tous horizons et rangs sociaux et leur soumet un jeu : lui raconter une aventure grandiose qui leur est arrivée, au fil des récits, la situation deviendra de plus en plus périlleuse et les morts surviennent rapidement…

Les plumes que je retrouve avec plaisir :

Charlotte Bousquet incarne Eris la Sélène, elle avance dans sa quête grâce à son don de voyance en tirant les cartes de son jeu de tarot. Elle se retrouvera à protéger un étrange petit garçon sur la route qui la mène sur les traces de la meurtrière de son frère et croisera la route de certains membres de la secte la Cabale des hommes  libres.

Mathieu Gaborit incarne Silenzio le Bougre, un nain, élevé dans les égouts par un Automaton (armure animée mais vide). Le style littéraire retranscrit bien le côté rustre du personnage. Dans son périple, il sera aidé par Eris et se verra offrir une étrange monture. Il lèvera également peu à peu le voile sur ses origines.

Les plumes que je découvre et un illustrateur :

Raphaël Granier de Cassagnac incarne un Sieur, représentant la Justice et seul capable de donner la Grande Mort (vs la petite mort c’est à dire la réincarnation). Son récit se trouve retranscrit sous la forme d’une pièce de théâtre ce qui est très particulier, je n’avais plus croisé ce genre littéraire depuis l’école. Les scènes et actes ne sont pas dans l’ordre ce qui ne gêne en aucun cas la compréhension, les révélations se trouvent en nombre dès l’acte I scène I d’où la nécessité de les placer après d’autres scènes.

Régis Antoine Jaulin incarne Don Desiderio. Ce personnage vit la nuit et dort le jour, se saoule allègrement du lever au coucher.  Maestro veut qu’il raconte son voyage qui l’a libéré de la trame de la tisseuse, on en comprendra l’importance au fur et à mesure du récit. Régis Antoine ponctue son texte de nombreuses références tirées de la mythologie gréco-romaine et de la littérature classique. C’est le personnage avec celui d’Eris que j’ai préféré, le plus haut en couleur.

Nicolas Fructus incarne Maestro et magnifie le récit de chaque personnage par ses illustrations (dont quelques unes interdites au moins de 16 ans ^^) et quelques lettres adressées aux personnages comme fil rouge pour leurs aventures. Je ne connaissais pas son travail qui est vraiment de qualité, de même, les nombreuses affiches qui accompagnaient l’ouvrage bonnes à être encadrées et exposées dans la bibliothèque de mes rêves…

En brefcette histoire est riche en vocabulaire peu commun, fans de Secret Story passés votre chemin sous peine d’avoir le cerveau qui disjoncte ^^. Plus sérieusement, c’est une oeuvre de Fantasy peu commune, dont l’influence de chaque auteur se ressent ce qui fait qu’on a du mal à la classer, peut-être en Dark Fantasy tout de même, mais pas sûr, avec des pointes de Steampunk. Lisez bien les explications dans le glossaire pour le calendrier, les diverses castes et quelques emplois souvent rencontrés avant de commencer la lecture pour vous mettre dans le bain, toutes les infos ne sont pas forcément nécessaires et se devinent au fil de la lecture une fois plongée dedans.

Ce livre se savoure, j’ai mis 6 jours à lire 165 pages, un record, mais avec plaisir. Les pauses sont nécessaires pour « digérer » chaque morceau de récit (et faut travailler aussi ^^). Ce n’est clairement pas un livre à lire pour une approche de la Fantasy sous peine de fuir (pour ça, mieux vaut commencer par Trudi Canavan par exemple qui est plus abordable) mais pour les lecteurs confirmés de l’imaginaire, je vous le recommande chaudement.

Livre 1/36 du Challenge de la Littérature de l’imaginaire

8760376

Bonne lecture

Fantasy, Lectures "La tête dans les étoiles"

Légendes Faës, Tome 1 : La chienne de l’ombre par Manon Elisabeth d’Ombremont

legendes-faes-tome-1---la-chienne-de-l-ombre-602528

Editions Lancelot

301 pages

Paru en avril 2015

Quatrième de couv’ :

Cette histoire n’est absolument pas féérique et n’a pas une fin heureuse. À peine donne-t-elle une morale. De toute façon, qui s’en soucie encore ?

Le passé n’apprend plus rien, puisque personne n’en tire des enseignements !

Vous tenez entre vos mains le récit de la chute des mondes, provoquée par une poignée d’êtres aveugles. Des acteurs aisément remplaçables, animés par leurs désirs futiles de vengeance, de pouvoir et de sang. C’est une course éternelle, un cycle condamné à se répéter.

Dans le nôtre, il n’aura fallu qu’une guerrière fomoire, un Seigneur noir, une reine Banshee et un dieu-dragon pour déclencher une fin programmée.

Ensemble, ils m’ont fait écrire l’Histoire en lettres de sang…

Mon avis :

J’ai acheté ce livre lors du festival des Trolls & Légendes en avril dernier. Pendant que Frédéric Livyns me dédicaçais son livre, sa p’tite voisine, notre futée Manon donc, m’a tout de suite accrochée par un « vous aimez les histoires de Fantasy non manichéennes ? » « Ouiiii » et voilà, un nouveau précieux avait rejoint ma PAL (oui, je suis faible ^^).

Pour le coup, si vous aimez les ambiances très noires et avez l’estomac bien accroché, ce roman est fait pour vous. Torture, viol, loi du plus fort sont les règles dans cette histoire.

On se retrouve dans la cour des Faës Unseelies qui composent la cour sombre, ennemis des Seelies. Les 2 principales héroïnes sont les princesses Melyan et Elyalë, filles du roi Unseelie Fenrir. Ne vous imaginez surtout pas de mignonnes petites princesses pour qui tout leur est dû, non. Fenrir n’en a rien à faire de ses filles, il est extrêmement cruel, beaucoup de ses héritiers sont morts, tuer par ses soins pour la plupart. Melyan est le fruit d’un viol avec une fée et Elyalë est le résultat d’un pacte avec la reine Banshee. Vous souhaitez une histoire d’amour ? Passez votre chemin, cette faiblesse n’a clairement pas sa place dans ce monde.

Tout commence avec le bannissement d’un dieu-dragon, Elcmar, ses pouvoirs lui sont arrachés par les autres dieux-dragons et il en sauve une parcelle confiée à son allié Fenrir. 1000 ans plus tard, Melyan et Elyalë seront les instruments du destin, manipulées par Elcmar qui prépare sa vengeance au péril de la bonne marche du Monde. Chacun protège ses intérêts en premier lieu, se fichant royalement de l’avenir du Monde.

Melyan est mi-fomoire mi-fée, son souhait est de devenir une grande guerrière pour devenir maitresse de son destin, son pouvoir de guérison la rend résistante face aux coups, les effaçant pour la laisser comme neuve. Son camarade Telbrin s’en donne donc à coeur joie pour la battre comme plâtre (pas par plaisir hein mais c’est comme ça, seuls les forts doivent survivre).

Elyalë est une magicienne, prise pour faible par son père et son peuple. Elle est également sous-estimée par le peuple ennemi, ce dont elle saura tirer avantage…Sa soeur est la seule en qui elle a confiance. Une fois Melyan prête en tant que guerrière, elle deviendra une protectrice et le bras armée « la chienne de l’ombre » de sa soeur Banshee.

L’histoire est sombre dans le texte mais également au sens littéral du terme, la cour Unseelie se trouve dans une grotte, son peuple est nyctalope, la lumière, arme des Seelie, les aveugle et les handicape dans les combats.

En bref, j’ai adoré ce roman, il s’est lu très vite, les actions et complots s’enchainent, on n’a pas le temps de s’ennuyer. Si je devais émettre un bémol, c’est le prix du livre, 15 € pour un poche d’à peine 300 pages ça fait cher quand même. Mais c’est tout, le contenu lui est excellent tout simplement.

Le tome 2 est déjà dans les mains de l’éditeur, à paraitre en 2016.

Bonne lecture

Fantasy, Lectures "La tête dans les étoiles"

Powerful, Tome 1 : Le Royaume d’Harcilor par S. N. Lemoing


CVT_Powerful-tome-1--Le-royaume-dHarcilor_2259

Auto-édition

E-Book

Paru en juin 2015

Résumé :

Depuis douze ans, le pouvoir a été usurpé au royaume d’Harcilor.
Cyr, un homme de savoir, et son fils adoptif, Kaaz, ont constitué une école secrète.

En effet, dans ce monde certaines personnes naissent dotées de pouvoirs magiques : les Silarens.
Seulement, il n’est pas toujours aisé de déceler ses pouvoirs.
Ils seront bientôt rejoints par une jeune femme bien mystérieuse qui a beaucoup à leur apprendre.

Alors que Litar, reconnu comme l’être le plus puissant du royaume s’absente durant quelques temps, ils entrevoient pour la première fois la possibilité d’agir.
Parviendront-ils à retrouver leur liberté ? Feront-ils les bons choix ?

Mon avis :

J’avais repéré ce livre sur le blog de Riz-Deux-ZzZ et il m’avait bien intéressé puis l’auteure m’a contacté en titillant un peu plus ma curiosité vu que je m’intéressais au végétalisme et à la médecine naturelle, deux thèmes présents dans son roman en plus du côté imaginaire, ça devrait me plaire. Même si j’ai préféré me payer son exemplaire, tout travail méritant salaire, je la remercie tout de même d’avoir pensé à moi, c’était très sympa.

Plusieurs points m’ont tout de même gêné dans ma lecture mais je n’irai pas non plus jusqu’à dire que c’est un mauvais roman (je ne me permettrai jamais de cracher sur le travail de quelqu’un de toute façon, si vraiment j’avais détesté je n’en parlerai tout simplement pas).

Tout d’abord, le style est simple et agréable, le roman se lit très vite, l’auteure va droit au but. Il y a beaucoup de personnages mais ça peut aller, je m’y suis retrouvée assez facilement car ils reviennent régulièrement sur le devant de la scène, les adultes comme les ados. L’évolution de la relation entre Selna et Kaaz est un peu en dents de scie et pas suffisamment travaillée dans la profondeur, un jour ils s’aiment bien, le lendemain c’est à couteaux tirés et le pompon c’est quand Kaaz fut gravement blessé et a reproché à Selna d’avoir protégé le gamin innocent incapable de se défendre seul plutôt que lui (qui a 2 pouvoirs et qui a de son propre chef quitté le bouclier de Selna au mépris de ce qu’elle lui avait dit) et s’est permis de lui sortir un pathétique « je croyais que tu m’aimais » pff là ça fait plus gamin que  guerrier hein.

J’ai beaucoup aimé Cyr, le sage érudit de l’histoire qui enseigne aux enfants et aux adultes, une épaule sûre et discrète, même s’il fait parti de ceux qui n’ont pas de pouvoir inné (Iesilarens) il a appris la magie « matérielle » on va dire, contrairement aux « Silarens » qui sont dotés de pouvoirs (un ou plusieurs ça dépend) dès leur naissance et le découvre plus ou moins à l’adolescence ou pendant l’enfance c’est selon. Le nouveau roi a fait en sorte que le savoir ne soit plus prodigué et c’est le système D pour l’apprentissage. L’auteure a crée toute une langue dont quelques termes sont distillés au fil du récit, avec un glossaire en fin de livre.

J’ai bien aimé suivre Ty et Chellis, 2 adolescents aux personnalités bien approfondies, pas niais, ils sont très actifs dans la rébellion fomentée, Chellis veut se battre pour ce qui est juste même si ses opinions politiques diffèrent radicalement de celles de son père avec un dénouement somme toute heureux pour le coup.

Et c’est peut-être là que ça me chiffonne, chaque problème trouve une solution trop simpliste, pas suffisamment réaliste, je pense notamment à Litar et Selna. Elle le prive de ses pouvoirs, de sa situation, le laissant estropié en partie et ils papotent …. on me fait ce coup-là désolée mais le gus je lui tiendrai un chien de sa chienne, je l’aurais mauvaise. Soyons honnêtes, même les tyrans sont persuadés de faire ce qu’il faut pour leur jouet peuple. Sans compter que Ty se découvre un pouvoir super rare et hyper pratique à la fin, ça aurait pu être mieux exploité en créant un doute au moment de son Exploration par Selna et des petites tensions au fil du récit.

Pour ce qui est du récit en lui même, il oscille entre le présent et le passé sous forme de flash back surtout concernant Selna mais aussi l’attaque du château par Relan et quelques flashs concernant Kaaz. Quelques améliorations également à apporter de ce côté, les flash back sont rarement identifiés, même si on s’y retrouve en quelques phrases il serait plus judicieux de l’annoter en début de chapitre (c’est fait quelques fois alors je ne sais pas si c’est plutôt un problème de fichier Amazon ou quoi), mais là c’est juste un détail.

De même, ce n’est qu’à 80 % du récit qu’on a une explication sur la façon de vivre du peuple d’Harcilor, pourquoi les habitants n’exploitent pas la Nature et vivent avec, il aurait été plus judicieux de trouver ce thème au début entre le prologue et le chapitre 3 même s’il y a beaucoup de choses à mettre en place effectivement, dans un roman de fantasy tout est créé de bout en bout.

Pour ce qui est de la fin, je trouve que je peux m’arrêter là, c’est suffisamment ouvert pour s’en contenter, chacun va faire sa vie, Litar repartir de zéro, tout comme il est possible de lire le tome 2, c’est selon. Comme c’est un Royaume découpé en 3 morceaux, je pense que chaque tome se concentrera sur une partie du royaume.

Bon, j’ai bien aimé sans être emballée, trop de trucs qui tombent à pic quand même mais le roman se lit bien et rapidement, pour un débutant en Fantasy ça peut totalement le faire. Des orphelins, un coup d’état, des traditions intelligentes avec la Nature, le respect des uns et des autres, pas de supérieur encore moins avec le nouveau rôle de Cyr, y a de l’idée malgré quelques facilités mais la fantasy doit bien être le genre littéraire le plus dur à maitriser, tout est à faire de A à Z, alors dans l’ensemble chapeau bas.

Merci à l’auteure et bonne lecture

Fantasy, Lectures "La tête dans les étoiles"

Charley Davidson, T7 : Sept tombes et pas de corps par Darynda Jones

sept10

Editions Milady

Collection Bit-Lit

476 pages

Paru en août 2015

Quatrième de couv’ :

Douze chiens de l’enfer se sont échappés. Leur but : tuer Charley Davidson, faucheuse hors du commun et détective privée à ses heures, et rapporter son cadavre à Satan. Mais la jeune femme a d’autres problèmes, comme son père disparu alors qu’il menait une enquête des plus étranges. Ou encore une ex-meilleure amie qui la hante nuit et jour, une épidémie de suicides qui laisse les autorités perplexe et un fiancé sexy à mourir qui s’est attiré les faveurs d’une célébrité locale… Le moins qu’on puisse dire c’est que Charley ne passe pas la meilleure semaine de sa vie.
Mon avis :
Difficile de donner un avis sur un tome 7 sans dévoiler beaucoup trop de choses en tuant toute la découverte de la série à ceux qui ne la connaissent pas, alors je vais faire un peu vague et expliquer pourquoi Charley Davidson est ma série préférée.
Dans cette aventure, on retrouve notre Charley toujours aussi excentrique (c’est pour ça qu’on l’aime), menant enquêtes et vie perso mouvementée comme à son habitude c’est-à-dire de façon totalement farfelue mais sans sa caféine chérie, attention aux dommages collatéraux ^^ et pour ce tome, l’ennemi est un très gros morceau, même Reyes (fils de Satan tout de même) se retrouve mis à mal et sans plan de bataille, totalement désarmé, il ne nous avait pas habitué à sa faiblesse le fiston.
La fin nous laisse avec une Charley en état de choc et la vengeance qui bouillonne en même temps que sa peine immense….mais faudra le lire pour savoir ^^
Je n’ai qu’une hâte, lire le tome 8.
Voilà LE truc qui me plait dans cette série, chaque tome est bourré d’action et d’humour, un peu de scènes sexy mais pas trop et la fin est toujours accrocheuse, nous donnant la bave aux lèvres jusqu’à la prochaine sortie (j’exagère un peu là ?).
Les personnages ont tous un petit quelque chose qui nous accroche :
Charley et son attitude loufoque, elle donne des noms à tout c’est à dire que chacun de ses seins, ovaires, cerveau et par extension canapé, douche etc ont un p’tit prénom. Ses réparties très second degré sont à mourir de rire mais on aime aussi son courage (ou son inconscience ??? Elle se met dans de ces situations parfois…souvent) pour trouver les coupables et libérer les âmes des victimes.
Cookie, secrétaire et meilleure amie de Charley, est aussi délire que notre Faucheuse favorite, leurs conversations sont toujours succulentes pour se détendre et rire un bon coup.
J’aime cette nana, c’est le cerveau bis de sa patronne (qui fonctionne pour le coup ahah), c’est une épaule solide sur laquelle s’appuyer, j’en veux une copie dans la vraie vie pour faire les 400 coups (père Noël si tu passes par là…).
Et le 3ème perso principal, c’est Reyes, l’homme ou du moins l’Homme qui met toutes les lectrices en ébullition, les hormones façon bombe nucléaire, félin, beau, chaud comme la braise, hum bref…
Le duo Charley – Reyes se trouve dans mon top 3 des couples de Bit-lit qui me plaisent le plus avec Rebecca et Raphaël (Rebecca Kean) et Elena et Raphaël (Chasseuse de vampires).
Le petit truc en plus de cette série : chaque chapitre est représenté par un message humoristique tiré de T-Shirt, autocollant de voiture etc, quelques exemples :
« Je questionne souvent ma santé mentale. Des fois, elle me répond. »
Tee-Shirt
« Voir propriétaire pour instructions de prise en main. »
Nouveau soutien-gorge
« Tu es la raison pour laquelle je me lève le matin, ça, et parce que dois pisser. »
E-card
« Si je suis en colère, prends-moi dans tes bras et dis-moi à quel point je suis belle. Si je grogne, recule à une distance raisonnable et jette-moi du chocolat. »
Meilleur conseil. Du monde
Ne m’entraîne pas vers la tentation. Suis-moi, plutôt, je connais un raccourci ! »
Tee-Shirt
Avouez, ça donne envie 😉
Bonne lecture
Fantasy, Lectures "La tête dans les étoiles"

L’Agent des ombres, tome 7 : Chiens de guerre par Michel Robert

91Czi22tytL

Editions : Pocket ou (Fleuve noir pour le grand format)

Paru en : Septembre 2014 pour le format poche

Pages : 569

Le héros :

Dans ce monde, il y a plusieurs plans dont les principaux, la Lumière, les Ténèbres et le Chaos, et on peut voyager de l’un à l’autre par des portails de téléportation entre autre.

Nous suivons Cellendhyll de Cortavar, qui vient à l’origine du plan maître de la Lumière, qui se destinait à devenir Lige de l’empereur, trahi par ses compagnons, battu et laissé pour mort. Intervient Morion, prince du Chaos, qui en échange de la vie lui fait jurer de le servir, c’est ainsi que Cellendhyll devient un agent du Chaos, une ombre autrement dit un guerrier d’exception, une arme vivante, qui tôt ou tard consommera sa vengeance.

Dans ce tome :

Cellendhyll se retrouve à végéter à Tygarde, empire de la Lumière, un serment d’allégeance arraché par l’empereur Priam en échange de la vie de sa compagne, Constance. Il n’est que rage bouillonnante, un fauve en cage alors qu’il ne voulait qu’une chose, sa liberté, après avoir servi 10 ans durant le prince du Chaos. Il se sent trahi encore une fois et sa frustration est à son comble.

Vient l’action avec l’évasion de la Prison de l’oubli de Vargh Loken, chef d’une petite section de combattants d’élite, les Chiens de guerre. Son objectif : se venger de la traitrise de Priam et pour ce faire, il va toucher aux bases de l’empire. Dès l’attaque de la banque principale, Cellendhyll le sent, l’adversaire est à sa mesure voire meilleur et il n’aura qu’une hâte, arriver à la confrontation.

Mon avis :

Michel Robert n’a pas son pareil pour offrir des romans hypers visuels, que ce soit dans les décors, les banquets où chaque service est minutieusement détaillé (et nous met l’eau à la bouche, j’avais envie de tout goûter), les vins minutieusement décrits dans les sensations éprouvées (Cellendhyll est amateur de bons crus dans ces moments de détente), jusqu’aux scènes de combat tellement riches qu’on prend des cours d’arts martiaux ni plus ni moins, limite on pourrait les reproduire (déconseillé tout de même).

Comme d’habitude, j’ai adoré suivre Cellendhyll dans ses aventures et vu la fin pleine d’interrogations sur ses parents et leur fin plus tragique que ce qu’on avait bien voulu lui dire, le tome 8 promet d’avoir encore un bon rythme dans l’action.

Bonne lecture