Chroniques littéraires SFFF & autres plaisirs – Créatrice du podcast Littérature SFFF
Auteur : Elhyandra
J'ai une passion immense pour la lecture surtout quand elle nourrit l'imaginaire, fan de fantastique et de fantasy, il m'arrive tout de même de varier de temps en temps et lire des thrillers ou des romans historiques. En plus du blog, vous pouvez désormais me trouver sur le podcast Littérature SFFF lancé en août 2018 et trouvable sur Itunes.
Depuis quelques temps, je me renseigne beaucoup sur l'alimentation végétarienne, j'aime tester de nouvelle chose et la cuisine sans protéine animale innove énormément, la pâtisserie à base d'oléagineux et de lait végétaux est extra.
Globalement, je m'intéresse à tout ce qui est naturel, médecine comme soins cosmétiques, que ce soit acheté ou à faire soi-même.
Voilà
Un petit livre que j’aime beaucoup, on y trouve de la viande sur une seule recette, quelques unes avec de l’oeuf et sinon le reste est placé sous le signe des protéines végétales et/ou sans gluten, comme l’indique le titre, on reproduit de la malbouffe version IG (Indice glycémique) modéré à bas. Le blog de l’auteure ici.
Je vous présente mon smoothie vert favori (que je traine sur mon portable depuis 4 mois hum hum), bref mieux vaut tard que jamais :
Smoothie « in greens we trust » ou comment faire avaler des épinards aux petits enfants comme aux grands (comme moi) ni vu ni connu je t’embrouille (et c’est super bon) :
Ingrédients pour 2 à 3 verres :
2 bananes
4 kiwis
50g de feuilles d’épinards frais (je les achète surgelées crues mais j’en ai vu en sachet Bonduelle, mais du marché et magasin bio c’est mieux, on est d’accord ^^)
300 ml d’eau (j’ai parfois mis du jus d’aloe vera et aussi de l’eau de coco, faite comme ça vous chante)
2 à 4 càc de sirop d’agave (ajuster au goût, quand mes bananes sont très mûres je n’en mets qu’une c’est déjà bien sucré)
Comment qu’on fait :
Peler tous les fruits, les couper en rondelles, hop au blender
Ajouter les feuilles d’épinards (si fraiches les laver et déchirer, si surgelées comme moi hop au blender direct) puis l’eau et bzzz bzzzz (je fais bien le blender hein ^^)
Quel beau vert !!!
A ce moment, on goûte et on ajoute autant de cuillères de sirop d’agave que nécessaire selon ses goûts, puis re-mixage
Et hop, en bouteille thermos que j’embarque pour travailler (pour les heures de travail bizarres comme commencer à 13h, je bois mon repas juste après être arrivée à mon poste avant de commencer)
Attention : Le smoothie doit être avalé dans l’heure de sa préparation le mieux restant de le boire de suite, il va se dégrader avec le temps, vous risquez d’être malade ce serait dommage.
Astuce : Au lieu d’en faire une boisson, on peut aussi mettre en moule et hop au congélateur, ça vous fera des glaces saines et délicieuses pour les beaux jours (ou même en hiver hein ^^)
Bon appétit !
Si vous aimez faire des smoothies aussi, je suis preneuse des recettes à tester ^^
Sept longues années se sont écoulées depuis la fin tragique de l’aventure qui nous a opposés au Comte Dracula, moi, Mina Harker, mon mari, Jonathan, et trois de nos amis.
Et pourtant… je me souviens de chaque trait de son visage, de chaque muscle de son corps, comme s’il n’avait jamais cessé de m’étreindre.
Aujourd’hui, je ne peux plus supporter le poids de la culpabilité et je me dois d’écrire ce qui s’est réellement passé.
Loin du monstre qu’il pouvait être parfois, il était aussi un homme magnifique, d’une beauté terrifiante et d’une intelligence remarquable.
Je l’ai aimé au premier regard, d’une passion dévorante, charnelle et interdite. Et j’aime à croire que cet amour incendiaire fut partagé.
Voici mon journal intime.
Voici la véritable histoire de Dracula.
Mon avis :
J’ai acheté ce livre d’occasion l’an dernier, couverture, titre, synopsis, tout me plaisait et la lecture fût franchement agréable malgré quelques rares coquilles qui n’ont en rien gâché la lecture. Après Dracula de Bram Stocker (dont le film de Francis Ford Coppola est à tomber visuellement et très fidèle au livre), j’ai lu la suite qui se déroule 20 ans plus tard, Dracula l’immortel, écrite par un lointain petit neveu (Dacre Stocker) aidé d’un spécialiste d’après les notes laissées par le grand-tonton et maintenant, je redécouvre le mythe à travers les yeux de Mina, Ô joie ^^
La collection Black Moon est spécialisée pour le public YA mais personnellement j’ai beaucoup apprécié (certainement parce que je suis une fan du mythe, c’est possible ^^). Le ton du récit est parfaitement respecté je trouve (peut-être un ou deux anachronismes dans les réflexions et encore), Mina est tiraillée par sa conscience et les convenances de ce XIXè siècle et même si elle brûle pour Dracula (le mystérieux M. Wagner) elle est amoureuse de Jonathan (oui un triangle amoureux, eurkkkk). Son coeur balance (son corps aussi, coquine).
J’aurais préféré qu’elle choisisse Mr Wagner plutôt que de s’enfermer avec un Jonathan ennuyeux mais on connait tous la fin de l’histoire quoiqu’à la fin…on rattrape le roman de Dacre Stocker, Dracula l’immortel, pour un certain personnage ce qui est très intéressant. Mina vit intensément dans les bras de Dracula, elle devient passionnée et courageuse, alors qu’elle voue plutôt une tendre amitié que de l’amour pour Jonathan je trouve, qui est un ami d’enfance qui lui offre une vie douce et sereine après son enfance à l’orphelinat.
A travers les yeux de Mina, on découvre un autre Dracula, un immortel qui n’a rien du monstre que Van Helsing ou Jonathan ont dépeint, toutes les tragédies traversées dans l’ouvrage de Bram Stocker ont une autre réalité tout aussi plausible dans Dracula mon amour (ainsi que dans Dracula l’immortel que je ne peux que vous conseiller également).
En bref, passion vs raison, action, un couple impossible tellement romantique (ouais je peux être midinette quand y a des crocs ^^).
Ce livre compte pour le Challenge de la Littérature de l’imaginaire.
Ruppert Haversham, Arthur Ruterford et Hubert Michel, trois vampires aux caractères aussi différents que marqués, tentent de vivre normalement malgré la malédiction dont ils s’estiment victimes. Affiliés à la puissante Maison de Londres, ils se retrouvent chargés de l’éducation d’un nouveau collègue, Donald Crump.
Malheureusement, ce dernier se révèle être une véritable calamité qui va mettre en péril l’organisation dont il est censé faire partie. Par sa faute, la guerre avec la Maison de Cardiff prend des proportions alarmantes et ses camarades sont contraints de rattraper ses bêtises.
Leurs pérégrinations vont les mener de Londres à Upper Plot, un village qui semble recéler la clé de leur problème… et même peut-être davantage.
Mon avis :
Je vous retrouve à nouveau avec des vampires (et c’est pas fini, comme dirait la pub ^^). Bien que je sois sûre de ne pas découvrir l’auteure je n’arrive pas à retrouver ce que j’ai lu d’elle, par contre d’autres écrits de celle-ci se trouvent dans des anthologies que je lirai prochainement : Vampire malgré lui des éditions du Petit Caveau et Âme ténébreuse, Coeur lumineux des éditions du Chat noir.
Le récit se situe dans le Londres du XIXè siècle. Même si on peut parler de style gothique ce n’est pas « pompeux » sans être un ton familier non plus, nos trois mousquetaires aiment la déconne mais sans vulgarité, on reste cohérent par rapport au contexte avec une plume légère (ne pas s’attendre à du Bram Stocker ou du Anne Rice par exemple). Ce roman est bien ficelé, je n’ai pas trouvé de longueurs même dans les descriptions, ça permet de « se balader » dans le vieux Londres avec plaisir même si on est bien content de ne pas mettre réellement les pieds à Whitechapel par exemple.
Je me suis bien attachée à nos trois mousquetaires (ainsi surnommés par leur chef Jedediah) : ce fameux trio se compose d’Arthur, grande baraque qui aime régler ses problèmes à coup de dynamite (ça à le mérite d’être efficace en plus d’expéditif ^^), puis vient Ruppert, vieux Lord transformé sur le tard, c’est la tête pensante du groupe et la patience incarnée (jusqu’à sa rencontre avec Donald en tout cas) et enfin, Hubert, médecin prometteur avant sa transformation il a gardé ses compétences bien sûr mais c’est également un être plus sensible que ses compères, celui qui a le plus de mal à tourner la page et trouver sa place ce qui ne l’empêche pas d’être fiable et prêt à aider ses amis au moindre problème.
Tous trois sont censés chaperonner un nouveau vampire transformé sans autorisation, Donald. Problème (ça pourrait être son second prénom d’ailleurs), ce type ne s’intéresse qu’à sa personne et n’a aucune envie de suivre les ordres de la Maison de Londres, prenant des risques avec la Maison Cardiff pour assurer la survie de ses fesses. Bref, un être pitoyable qui le sera jusqu’à sa fin et on ne le prend pas du tout en pitié (c’est même assez drôle, mais quel con quand même ^^). Pour régler définitivement le problème avec la Maison Cardiff, ennemie depuis …. ben ils ne se souviennent même plus « c’est ballot », notre trio se retrouve à Uppert Plot, dans un monastère mystérieux où l’hostilité des habitants sera plus que palpable…
En conclusion, humour noir et action, sans avoir eu de franche rigolade c’était un roman agréable à lire, j’ai passé un bon moment en compagnie de nos trois mousquetaires.
Ce livre compte pour le Challenge de la Littérature de l’imaginaire.
A l’image du diable, les vampires sont multiformes et savent dissimuler leur cruauté sous divers masques. Ils peuvent être aristocrates, peintres ou simple rêveurs. Elles peuvent être actrices, comtesses ou filles de joie. Ils arpentent le passé, le présent et l’avenir. Ils se jouent des frontières, de l’Irlande au Japon, de Venise au grand Nord. Ils s’immiscent dans vos rêves de féerie, dans vos cauchemars futuristes. Et s’ils font pleuvoir bien des larmes, ils sauront peut-être vous voler un sourire.
Mais avant de pénétrer dans leur monde, il vous faudra faire une offrande car ce livre s’écrit à l’encre de vos veines.
Mon avis :
Souvenez-vous de cette première rencontre avec Céline Rosenheim(Diabolus in musica), pour un premier rendez-vous, on peut dire que ce fût mitigé… J’avais tout de même un deuxième livre dans ma PAL acheté d’occasion, attirée par le titre et la couverture d’une part, un synopsis qui me vend tout ce que j’aime d’autre part, allez go ! Eh bien, ce fût une agréable lecture (je l’ai torché en moins de 24h quoi) ^^
Premièrement, on y trouve de VRAIS vampires(bon y en a une dans le lot qui est « végétarienne » lol mais le reste sauve l’honneur, ouf), prédateur sensuel, solitaire, homme ou femme, de New-York au Japon, on suit notre sombre personnage mélancolique et cruel chassant sa proie.
Deuxièmement, c’est un recueil de nouvelles regroupant plusieurs formes de textes (théâtre, journal intime, poèmes et nouvelles). Le style est aussi sombre que dans le premier roman que j’ai lu d’elle mais j’ai bien plus accroché cette fois-ci, c’est poétique et macabre, très gothique, tout pour me plaire quoi ^^ (en fait c’est surtout avec le personnage dans Diabolus que j’avais eu du mal).
Pour ne rien gâcher, on peut s’amuser à écouter les chansons qui ont accompagné chacun des écrits (ceux n’aimant pas le Métal passeront leur chemin…à part pour les 2 extraits de musique classique lol).
Bianca est une réécriture de Blanche Neige qui était marrante, j’aurais aimé en savoir plus ; Le sang des Fées mêlait vampirisme et Faëry de manière innovante. L’enfant Lune est sordide brrr ; La main de Dieu représente assez bien ce que je pense de la chose ^^, etc etc, il y en a vraiment pour tous les goûts…macabres…
Déprimé s’abstenir ^^
En bref, le 3ème livre de Céline Rosenheim, Hiver Noir, est dans ma Wish !
Ce livre compte pour le Challenge de la Littérature de l’imaginaire
Je l’ai su quand j’ai vu l’enfant dans la tempête. J’ai entraperçu l’azur de sa magie étrange et intense, mon univers s’est métamorphosé. Moi qui me sentais si seul, si désespéré, j’ai découvert soudain pourquoi j’étais venu au monde : pour protéger celui qu’on m’a donné pour frère. Un frère pas tout à fait humain, pas tout à fait possible. Le protéger des autres et de lui-même : des décisions qu’il voudrait prendre afin de résoudre sa maudite Énigme. Car ce petit est doué pour se mettre – nous mettre – en péril ! Mais j’ai la faiblesse de croire que je suis plus têtu que lui.
Une nouvelle grande saga de fantasy. Les mages bleus, servants de l’Équilibre, ont été décimés, mais l’un des leurs a survécu au prix de son honneur, guidé par le besoin impérieux de transmettre la vie. Ses fils : Cerdric et Ceredawn, nés pour devenir les héros de ce voyage riche en périls, depuis les Marches jusqu’au séminaire d’Atilda.
Mon avis :
Je remercie Mérédith des Editions des Moutons électriques pour m’avoir proposé ce livre en service presse. L’extrait envoyé m’avait ferré tel un petit poisson et j’ai énormément apprécié ma lecture, de la fantasy non manichéenne comme j’aime, tout en subtilité, le style est hyper fluide même les descriptions ne cassent pas le rythme du récit, une vilaine fin en suspense bouh, je veux le T2 moi maintenant.
Cerdric est le personnage le plus touchant, abandonné par sa mère dès sa naissance non désirée, un père qui ne connait pas son existence et qui passe pour mort aux yeux de l’enfant pendant de longues années, il manque cruellement d’amour et d’attention. Quand Cerdric reçoit un mot accompagné d’un magnifique présent de la part de son père à l’âge de 16 ans, il fonce malgré l’hiver le rejoindre, son impétuosité aura malheureusement de graves conséquences…
Ceredawn est un magnifique petit garçon qui a une enfance très particulière auprès des fées et d’une étrange gardienne (on connait sa véritable nature bien plus loin dans le récit). Cerdric sera son ancre avec la réalité car le petit Ceredawn est investi d’une immense magie dont la puissance finira par le mettre à mal et obligera les frères à prendre la route vers Atilda. Le Séminaire lui enseignera à contrôler son pouvoir ou…il sera détruit par lui.
Un 3ème jeune homme apparait vers les 2/3 du récit, encore en retrait, on en apprendra beaucoup plus je pense dans le tome 2 mais celui-là est vraiment une âme torturée, flirtant avec la folie et le désir de vengeance, au pouvoir également terrible.
L’auteure n’a vraiment pas fait dans la facilité et on en veut encore en refermant son ouvrage. Complots, trahisons, magie, une histoire menée tambour battant, pas de temps mort et d’une grande richesse tant dans la psychologie des personnages que du décor ainsi que l’Histoire de ce monde. Vivement la suite donc.
Ce livre compte pour le Challenge de la Littérature de l’imaginaire
Ce soir, j’ai peut-être vaincu l’un des pires Unseelies de tous les temps, mais le silence et la désolation qui règnent dans ce qui était autrefois le coeur de Temple Bar me donnent le cafard. Je veux retrouver mon Dublin. Je veux que cette foutue glace disparaisse. Alors que je viens de faire halte, maussade, l’extrémité d’un objet dur et pointu se pose soudain dans mon dos. – Lâche ton épée, Dani, dit Mac derrière moi.
Mon avis :
Purée que je l’ai attendu longtemps ce tome, et purée que cette fin est frustrante comme d’habitude, je veux la suite maintenant et pas dans près de 2 ans encore… Par contre, le choix de changer de nom de série en cours de route vient de montrer ses limites, Mac a parlé tout le long de ce tome (on comprend pourquoi mais de toute façon la maison d’édition aurait dû poursuivre avec Fièvre comme la version anglophone plutôt que de diviser par Chroniques de…).
Je retrouve avec plaisir MacKayla. Le moment où le livre se décide enfin à lui venir en aide a été ma partie préférée. Le début est longuet et l’action démarre à partir de ce moment. Depuis le tome précédent, la réalité a cédé la place à un monde post-apocalyptique dans un Dublin dévasté en pleine reconstruction (la trame de notre monde connu est en train de se déliter, la fin est proche), Mac et Dani partent en sauvetage (mission suicide ?) avec une équipe de choc pour secourir un des Keltar.
Pour ceux qui ne connaissent pas cette série (qui démarre avec les 5 premiers tomes des Chroniques de MacKayla Lane), on y trouve de la tension sexuelle avec le dangereux et magnétique Barrons, des faës de la cours de Lumière (Seelies) et de la cours des ténèbres (Unseelies), de l’action et de la violence, de l’humour sous forme de sales piques bien senties comme j’adore, des héroïnes (Mac et Dani) forcées de s’adapter au monde en mutation entourées de testostérone sous les formes les plus alléchantes possibles ;-). De la magie et des armes de tous types, amis/ennemis dont la barrière est très floue. Des fins frustrantes à chaque tome, c’est vraiment dur 😦
Bon, ben y a plus qu’à attendre le T8 de la saga pff….
Samedi 27 février 2016, je suis allée au Salon Fantastique sur Paris où j’ai retrouvé et rencontré Caroline (sa chaine et son blog) pour 2-3h de papotage et visite du Salon, on a à peu près fait 3 fois le tour avec une foultitude de belles choses à voir (costumes, livres, bijoux, livres, objets en tout genre, LIVRES). Je peux parler pour deux je pense, on a été franchement sage, pas de casse à grande échelle mais un petit carton pour ma part (ce qui m’a sauvé c’est l’absence d’Estelle Faye qui était à une conférence et Elian Black’mor en pause déjeuner ou je ne sais où mais pas à sa place) donc je me suis dis que je prendrai leur livre un autre jour, peut-être aux Halliennales s’ils y sont. En tout cas j’ai adoré passer du temps avec toi ma belle, on recommence quand tu veux !
Mon petit bilan :
Premier arrêt : Les éditions du Chat noir
J’ai craqué pour les Chroniques d’Oakwood de Marianne Stern
« Oakwood, son église, sa grange abandonnée, ses tavernes, son cimetière. Et ses sorcières, au grand dam des prêtres qui se succèdent sans parvenir à éradiquer les diableries.
Lorsque la nuit tombe, les ombres s’étirent et drapent le hameau d’un manteau de noirceur, laissant à la lune le soin d’épier les plus sombres desseins. Cruelles malédictions et engeances démoniaques arpentent alors librement les rues aux faveurs de l’obscurité ; mieux vaut ne pas s’attarder en-dehors des logis, au risque de rencontrer la Mort au détour d’une bâtisse.
Pourtant, le vieux cimetière attire bien des convoitises… Certains affirmeront avoir aperçu la lueur chétive d’une lanterne au détour d’une tombe, d’autres diront avoir entendu des hurlements déchirants briser la torpeur nocturne. Les plus folles rumeurs circulent au village, mais ses habitants s’accordent à dire qu’il ne se trame rien d’anormal.
Entre spectres, pentacles, corbeaux et cadavres, quelques téméraires se risquent toutefois à des errances en solitaire. L’un en quête de l’être aimé, l’autre animé par une vengeance inassouvie, ou tout simplement, à la recherche du repos éternel. Or tous ignorent que dans l’ombre, la demoiselle d’Oakwood veille… »
Deuxième arrêt :Les éditions de l’Homme sans Nom
Le plus gros craquage du Salon fût chez eux avec, le coffret regroupant la trilogie Les Kerns de l’oubli de Feldrik Rivat (habillé tout en noir avec chapeau haut de forme et longue redingote, j’ai entendu mon père déconner avec Caro « Si tu le rencontres à Londres à minuit, tu te barres hein » ahahah) et Le Songe d’Adam de Sébastien Péguin (il m’a demandé si je voulais qu’il m’en parle, je lui ai répondu que c’était pas la peine, la mention de Simetierre de S. King me l’avait vendu direct, il m’a donc conseillé l’achat de l’anthologie du Salon qui revenait sur les origines de la magie qui relève les morts, conseil suivi).
Car c’est un roman choral magnifiquement construit.
Car l’ambiance évoque tour à tour 300, les épopées grecques, ou encore La Horde du Contrevent.
Car la narration à la première personne qui saute de personnage en personnage est ultra-prenante.
Car l’intrigue se développe sur de multiples niveaux, dévoilant des rebondissements constants.
« Plan d’ensemble. Vue d’oiseau. De la brume se dissipe, lentement, laissant percer la masse sombre d’une île. Elle se dresse, souveraine, dans son trône de pierre.
Almenarc’h.
Un vent violent balaye la scène. Assombrissant le ciel. Troublant les eaux du lac. L’Imprenable, forte d’un règne millénaire, vacille, sous la menace d’un simple silence. …peron de roche, fière citadelle, toi dont le nom est porté comme une légende aux confins du monde, pourquoi trembles-tu ? Craindrais-tu les ambitions fragiles de quelques mortels ? Cataxak, l’Ètranger ? Ulnhor, le roi déchu ? Roch, le gardien au cœur rongé par la colère ? Non, plus encore que tout autre nom, Almenarc’h craint le dernier de ses fils. Erkan. Guerrier maudit. Honni. Banni. Eh bien tremble, belle endormie. Car la main aveugle qui guide ce malheureux, elle, n’ignore rien du secret de tes entrailles. »
La réponse française au Simetierre de S. King !
« La gueule était à moitié déchiquetée, laissant deviner dans les chairs à vif d’un rose carminé un œil blanc et aveugle. »
Découvrez la naissance d’un maître de l’horreur français, avec ce roman mêlant gore et intrigue palpitante !
« Allemagne, Forêt-Noire, de nos jours. C’est dans ce cadre magnifique que s’installent Hugo, chercheur dans le domaine des lettres, et sa fille Morgane, inventive adolescente. Mais la Forêt-Noire est également le cadre de légendes ancestrales, dont certaines seraient peut-être bien plus que de simples légendes…
Et lorsque Morgane commence à percevoir des choses qui ne devraient pas exister et que les fantômes du passé du père et de la fille semblent devenir plus que des souvenirs, l’horreur surgira, et les disparitions au cœur des bois trouveront une explication que l’esprit humain ne peut concevoir… »
Pourquoi nous l’éditons
Parce qu’une collection d’imaginaire sans horreur, ce n’est pas une collection d’imaginaire digne de ce nom.
Parce que la pointe de philosophie et de littérature créent un sentiment de réel absolument terrifiant.
Parce qu’un peu de gore n’a jamais tué personne.
Parce qu’une ambiance poisseuse et oppressante
Parce qu’un beau fantastique classique, qui prend le soin de petit à petit prendre possession du réel.
(J’ai tout copié/collé directement du site des éditions, leur façon de procéder donne très envie de découvrir les livres qu’ils éditent).
Dernier arrêt livresque : Les éditions Mythologica
Un achat non prévu : Retour à Salemde Jacques Fuentealba qui me l’a bien vendu et l’anthologie du Salon Légendes abyssales qui est un recueil de nouvelles avec un beau panel d’auteurs.
« Des bayous de la Louisiane en passant par Séville, Las Vegas et New York, suivez le destin des descendants des sorcières de Salem au tournant du XXIe siècle.
Kathleen, Damian, Samantha, Elisabeth et Garlick, en se réappropriant leur passé, apprendront quelles terribles menaces pèsent sur leurs familles et se jetteront dans une guerre sans merci contre leurs nombreux ennemis. »
« Les légendes abyssales ont de tout temps intrigué et inquiété les Hommes. Qu’ils s’agisse des abysses marines, spatiales, mentales, retrouvez à travers ces treize récits, chacune de ces abysses littéraires, tantôt étonnantes, tantôt inquiétante. »
Petit craquage plaisir :
Une jolie paire d’oreille turquoise juste avant de quitter le Salon, je me suis promenée avec tout l’après-midi dans Paris en mode shopping et ballade, y a vraiment que dans cette ville qu’on peut se le permettre lol
Et voilà une photo des oreilles portées avec les cheveux dégagés et remis en place.
L’histoire commence en 3200 avant Jésus-Christ à Sumer, à l’époque de l’invention de l’écriture. Deux frères -les mages Alad et Eneresh -reçoivent des dieux le don de l’immortalité. Croyant avoir éliminé Alad, Eneresh gravit les échelons du pouvoir jusqu’à devenir le personnage le plus puissant de Sumer après le roi. Alors que les Sumériens sont attaquée par les armées de Sargon, Eneresh fomente un coup d’Etat avec l’aide de la propre fille du roi, devenue sa maîtresse. Mais en dépit de pouvoirs effrayants, le mage va devoir faire face à un adversaire inattendu : son frère Alad. Ce dernier a été secouru par les seuls êtres qui échappent au contrôle des dieux : les esprits féeriques des pierres, de l’air ou de l’eau, qui lui ont enseigné une autre voie, une autre magie, et ont fait de lui leur champion pour la lutte dantesque qui s’engage… A travers les siècles et les civilisations, les deux frères s’affronteront sous des identités différentes, influençant par leur victoire ou leur défaite le devenir de l’Humanité tout entière. Une fresque fabuleuse, érudite, haletante, à découvrir absolument.
Mon avis :
Tout d’abord, je tiens à remercier Julien des Editions Multivers pour m’avoir proposé un livre de mon choix en partenariat. Cette maison d’édition publie au format numérique des auteurs francophones dont les livres ne sont plus édités au format papier, de quoi les découvrir ou les redécouvrir, j’ai d’ailleurs glissé le nom de quelques maisons d’édition malheureusement disparu (d’Oxymore, Cauchemars et Nuit d’avril) qui proposaient de bons textes, à voir. Si vous aussi vous pensez à certains ouvrages d’auteurs francophones qui sont introuvables en papier, vous pouvez toujours en faire la demande.
J’avoue avoir joué la sécurité pour le coup en me tournant vers du Michel Pagel que je connaissais déjà pour avoir lu « Les flammes de la nuit » qui égratigne un brin les codes du conte de fée.
Dans cet opus, ce qui m’a séduite c’est le contexte avec l’antiquité du Proche-Orient, l’action démarre au moment où l’écriture fait son apparition, c’est LE point qui m’a fait me tourner vers cette lecture même si ce n’est pas l’essentiel dans le roman. On retrouve également la mythologie avec les dieux sumériens et akkadiens, la guerre qui devient imminente entre les deux nations en toile de fond.
L’intrigue en elle-même est somme toute assez classique, l’amour fraternel brisé par la soif de pouvoir d’Eneresh. Alad qui fera tout pour contrecarrer ses projets mégalomanes. Tous deux seront épaulés par leur pendant féminin dans leur projet, entre le sauveur et celui qui veut gouverner pour l’éternité sur le monde (ben ouais, mégalo vous dis-je ^^). Au milieu de tout ça, un petit « couple » créé par les évènements, Nadua et Pirig qui tentent vainement de prendre leur destin en main mais ils ne sont malheureusement que des jouets dans les mains des puissants.
J’ai beaucoup aimé cette lecture qui a été très rapide et simple, pas de longueur descriptive à n’en plus finir. J’aurais peut-être aimé en savoir plus sur la mythologie de ce coin du monde mais ce n’est clairement pas le but du récit, juste un cadre où faire évoluer les personnages et c’est déjà assez dépaysant. Il était marrant d’avoir les opinions opposées des frères quant à cette nouvelle invention, l’écriture, et j’ai apprécié également la mention dans le récit des esprits de la Nature et leurs pouvoirs. Le système métrique de l’époque était également une découverte.
En bref, je lirai le T2 un jour prochain avec plaisir pour avoir la suite et fin (je n’ai pas trouvé de mention d’autres tomes en tout cas ?) des aventures d’Alad et d’Eneresh.
Ce livre compte pour le challenge de la Littérature de l’imaginaire.
Vous savez, ces mauvaises choses qui arrivent aux gens bien ? C’est moi.
Avec douze chiens de l’enfer à mes trousses, il n’y a qu’un seul endroit où je pouvais me réfugier : un vieux couvent à l’abandon. Mais m’y terrer pendant des mois, enceinte jusqu’aux oreilles, n’a rien d’une sinécure. D’autant que Reyes semble malade même s’il me jure qu’il va bien. Heureusement, je ne manque pas d’amis. Et j’aurai bien besoin d’eux, parce que ce qui s’annonce a de quoi surprendre n’importe qui, même moi !
Mon avis :
« Des fois, j’ai envie de cornichons.
D’autres fois, du sang de mes ennemis.
Etrange. »
Charley Davidson
J’ai un amour immodéré pour cette série et pour Charley ainsi que tous ses proches, c’est avec une frustration grandissante que je le laissais traîner dans ma PAL en attendant de finir ENFIN mon pavé précédent (cf mon dernier billet) qui fût en plus une lecture pas top. Alors quand j’ai enfin pu me jeter dessus pour suivre les aventures de mon héroïne chérie, il n’a fait que frire, un week-end et hurlement de frustration comme à chaque tome, JE VEUX LE SUIVANNNNT !!!
Dans ce volume, la situation ne permet pas beaucoup d’action et on comprend parfaitement pourquoi, pas de souci, c’est sans compter sur l’humour de notre Charley, le grand évènement de deux de ses proches, l’inquiétude de Reyes quant à leurs amis-ennemis qui au final se révèlent opposés à ce qu’ils pensaient tous au départ, de méchantes surprises au final qui vont faire un mal de chien à notre couple et Charley va littéralement disjoncter (et on est de tout coeur avec sa détresse).
Une petite enquête en filigrane, même deux, qu’elle peut faire plus ou moins à distance.
Emotions et découverte des origines de Charley sont les maîtres mots de cet opus et on sait ENFIN qui est le mystérieux fantôme qui squatte son appart depuis le début (je laisse la surprise à ceux qui ne connaissent pas la série) (sachez que je vous tire les oreilles si vous ne l’avez pas encore lu) (n’est-ce pas Caro ^^).
Bref, j’adore encore et encore cette série, vivement la suite comme toujours.
La région située entre les royaumes instables de Deraine, Sagène et Roche est gouvernée à la pointe de l’épée par les hors-la-loi. Mais pour Hal Kailas, le seul pouvoir authentique est celui des Dragons.
Enfant, son rêve était d’apprendre à voler sur le dos d’un Dragon. La guerre va réaliser son voeu…
Pour la première fois, les redoutables Dragons sauvages sont devenus des armes vivantes, chevauchées par des hommes audacieux à l’ambition féroce.
Et le plus grand de tous ces Dragonniers n’est autre que Hal Kailas.
Mon avis :
En voilà un qui a trainé quelques années dans ma biblio avant que je l’ouvre et quelques mois qu’il « m’appelait », j’avais envie de dragons et je viens enfin de le terminer…je suis…déçue…. (Ouais…enfin il me donne ce que je voulais y trouver à peu près de la page 690 à 788…comment dire…).
Deux tomes où c’est juste la guerre et tactiques de guerre, innovation pour tuer le peuple ennemi etc bon…si vous êtes amateur du genre vous y trouverez votre compte mais moi…je voulais les dragons comme acteurs principaux, des bêtes intelligentes, sanglantes et qui crachent du feu partouuuuut et là rien, même pas une étincelle, ça me démangeait de rentrer dans le bouquin, me pointer devant l’un des bestiaux, lui craquer une allumettes sous le museau et « vas-y pépère, souffle ! ».
Bon, ok ils ne sont pas non plus adorables, tu peux te faire couper en deux d’un coup de dents ou arracher un bras, certes, mais il est décevant qu’ils soient utilisés comme de vulgaires montures pour faire la guerre, surtout au début.
La relation homme-dragon incarnée par Hal et Tempête s’étoffe un peu au fur et à mesure de l’histoire, l’ingéniosité de notre héros et sa témérité l’amène à grimper les échelons dans l’armée jusqu’à devenir un haut gradé. Il rêvait gamin de voler à dos de dragon, le contexte politique l’exauce, mais après la guerre que reste-t-il…
« Ce que l’Homme ne sait pas plier à sa volonté, il le détruit », amer constat pour Kailas.
Le tome 3 m’a donc un peu plus intéressé, guerre terminée, Hal s’ennuie et devient mercenaire au début. Je commence à me fâcher « ça va pas recommencer zut » et ouf, il se rend compte rapidement que si la cause de la guerre était « honorable » le pays n’aurait pas besoin de financer des soldats pour se battre en son nom, commence donc l’aventure à la recherche des origines des dragons, d’où ils viennent et pourquoi ils s’échouent en piètre état sur les plages de Deraine, qu’est ce qui provoque leur migration ?
Lecture plus que mitigée malheureusement, si vous connaissez des livres avec des Dragons fous furieux utilisant, feu, griffes, crocs et des flots de sang (mais oui ça va bien ^^) je suis preneuse 😉
Heureusement que mes lectures suivantes sont plus entraînantes mais bon, ça arrive d’avoir quelques ratés !
Ce livre compte pour le challenge de la Littérature de l’imaginaire.