Fantastique, Lectures "La tête dans les étoiles"

Palimpsestes, T1 : Impressionnisme par Emmanuelle Nuncq

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Editions du Chat Noir

Collection Black Steam

271 pages

Paru en janvier 2016

Quatrième de couv’ :

Paris, 1894

C’est l’effervescence au Louvre : le musée accueille la Pythie, une statue ramenée d’un site archéologique de Delphes. Alors que tous les yeux des visiteurs sont rivés sur la nouvelle œuvre, ceux de Samuel, un jeune gardien, se posent sur Clara, une étudiante en Arts, habituée des salles. Mais depuis l’inauguration de l’exposition, d’étranges événements forcent la rencontre de ces deux jeunes gens, nouvellement associés pour comprendre ce qu’il se trame dans les couloirs du Louvre et empêcher que Paris ne sombre, ensevelie sous les couches du Temps et de l’Histoire.

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Fantastique, Lectures "La tête dans les étoiles"

Ana l’Etoilée, T1 : L’Ours et la Colombe par Ophélie Bruneau

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Editions du Chat Noir

Collection Féline

126 pages

Paru en février 2016

Quatrième de couv’ :

Ana Montañez au civil, Estrellada de mon nom de sorcière, je vis à Londres où j’exerce le beau métier de praticienne occulte.
Un contrat inattendu me tombe dessus alors que je voulais justement changer d’air : un dénommé Federico Ruiz, nouveau propriétaire d’une maison hantée à Madrid, fait appel à moi pour libérer le fantôme. Un client séduisant, le soleil de mon Espagne natale… Voilà la parenthèse dont j’avais besoin.
En théorie, je ne devrais pas court-circuiter ainsi les Sœurs de Diane, le cercle magique local ; encore moins sachant que ce sont elles, à l’origine, qui ont détecté mes pouvoirs. Pour un simple exorcisme, je peux me le permettre, je suppose. Qu’est-ce que je risque après tout ? Je connais mon métier. Mais les spectres madrilènes ont parfois la peau dure. Je crois que j’avais oublié à quel point.

Mon avis :

Difficile de chroniquer un roman aussi court sans trop en dire…en tout cas c’est le type de livre à privilégier quand on veut diminuer sa PAL rapidement, en quelques heures c’est terminé et même si c’est sympa, je n’en garderai pas un souvenir impérissable, j’ai d’ailleurs oublié le nom du gars, heureusement qu’il est écrit sur la quatrième ^^

Donc, on se retrouve avec une petite Ana, sorcière, qui pratique l’exorcisme. Sa mission : désenvoûter la maison de son nouveau client à Madrid, reçue en héritage. Les choses vont rapidement mal tourner en premier lieu, son commanditaire n’est pas ce qu’il prétend être et le fantôme est coriace, manquant de la tuer, à partir de là ça ira de mal en pis au point que le coven local aura vent de son trafic et Ana aura une bonne tape sur les doigts pour ne pas avoir demandé l’autorisation de travailler sur le territoire des sorcières madrilènes.

En bref, lecture rapide, bon style mais pas de réelle surprise, vu que c’est un tome 1 forcément c’est que la mission est une réussite ^^, sympathique histoire, je ne sais pas encore si je lirai la suite, à voir.

Ce livre compte pour le Challenge de la Littérature de l’imaginaire

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Bonne lecture !

Lectures "La tête dans les étoiles", Science Fiction

Montres enchantées par Collectif (en LC)

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Editions du Chat Noir

Collection Black Steam

395 pages

Paru en 2014

Quatrième de couv’ :

Indécis entre fuite et union, le temps est un amant insaisissable. Omniprésent, dès qu’on le regarde, il s’efface pourtant, déjà évanescent. Inlassablement, il permet croissance ou use jusqu’à l’extinction. L’être humain pourchasse depuis toujours ce dieu créateur et destructeur, en quête de son asservissement. Secondes, minutes, heures… L’esprit cartésien a beau le fractionner, il n’en demeure pas moins incontrôlable.
Et si la relecture de notre passé, de notre culture, ou encore du progrès scientifique nous en accordait la maîtrise, l’Homme saurait-il mieux gérer son temps ?
Plongez-vous sans perdre une minute dans cette anthologie et peut-être, parmi ses pages, percevrez-vous le tic-tac de ces montres enchantées.

Mon avis :

J’ai effectué cette lecture en commun avec Caroline et je peux dire, heureusement, parce qu’on s’est bien soutenue moralement, arrivées au premier week-end, nous commencions à craquer et étions prêtes à lâcher l’affaire…comme vous vous en doutez au ton de départ…ce ne fût malheureusement pas une réussite et je pense pouvoir parler pour deux pour le détail qui va suivre, à peu de chose près, on a eu le même ressenti, c’est parti :

Celles qui ont bien heureusement égayé notre lecture :

Da Svidaniya Rossia ! fût sans conteste ma favorite au point qu’un roman à la place de la nouvelle aurait été bienvenu (Caro me rejoint sur ce point), cette nouvelle reprend le mythe d’Anastasia Romanov et sa survie. Vient ensuite, Je reviendrai avec son remake de Terminator (ça m’y a fait penser en tout cas même si je n’ai pas vu le film). Derrière les engrenages fût très touchante, beaucoup d’émotion dans son final. L’agonie des aiguilles qui met en avant le courage d’une chercheuse face aux mensonges des autorités. Le cimetière des heures perdues et sa vengeance d’un autre âge qui s’abat sur les descendants d’une ville et pour finir, Malvina Malmoore qui revisite le vampirisme.

Celles plutôt pas mal mais manque un truc :

Et depuis, je compte les heures, une vengeance qui tourne mal, une nana bien chieuse qu’on aurait bien baffé, univers qui nous a paru un brin hermétique. Allergène, pas mal, revisite S. Holmes, Jack l’éventreur etc, j’ai plus aimé que Caro qui aurait souhaité plus, trop brouillon au final. Le toquant, là c’est l’inverse, j’ai moins aimé que Caro, l’amour entre humain et automate, une fin un brin sordide à mon goût. Pacte mécanique, se situe dans le même univers que le roman La nuit des coeurs froids en bien meilleur mais toujours ce souci du « je comprends pas tout dès qu’il y a de la mécanique flûte ».

La fin en « c’est quoi ce bordel, t’as compris ? Non ! Chiotte » :

Tourbillon aux Trois Ponts d’or, ça commençait bien, un meurtre en chambre close à résoudre mais…on n’a jamais compris le truc des poires, si quelqu’un l’a lu et pouvait nous expliquer, merci d’avance ^^. Au fil du temps, encore une thématique intéressante, la Nature qui reprend ses droits mais une fin encore trop hermétique…

Celles où ça a cassé :

Le club des érudits hallucinés, avec Gustave Eiffel en Guest Star s’il vous plait…mais non…des riches qui s’ennuient qui s’amusent avec la science mouais. Comment meurent les fantômes, une héroïne comme morte à l’intérieur (ok elle a ses raisons) fuyant les problèmes et d’une passivité bordel…met les doigts dans la prise chérie ça va te donner de l’énergie hein ^^. When time drives you insane, revisite le mythe d’Eurydice et Orphie mais j’ai eu énormément de mal avec le style et Caro idem. La mécamonstruosité de Mr Helpiquet, j’ai abandonné, n’en pouvant plu, big up à Caro qui s’est accrochée courageusement.

Je ne parle pas de The Pink Tea Time Club car je l’ai lu en intégrale et chroniqué Ici

En conclusion, on en a débattu à plusieurs reprises, le Steampunk n’est pas un genre adapté au format de nouvelle (selon nous en tout cas), à part quelques jolies surprises, la majorité nous a perdu ou ennuyé ou laissé perplexe, tant pis pour cette fois.

Groupe accompagnant la rédaction de ce billet : Epica

Chansons : Another me in Lack’ech ; Tides of time ; Presto (Vivaldi en plein concert de Métal yeah)

Bonne lecture

Autour du livre, PAL & Envies

Braquage chez le Chat noir

Coucou,

Jeudi soir, j’avais 3 petits nouveaux dans ma PAL (qui n’attendait que ça voyons, flirter avec les 100 livres pas encore lus ce n’est pas beaucoup…si ?…oups)

Sur les 4 nouveautés, j’ai choisi :

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La romantic fantasy est une variation autour de la fantasy, à travers des histoires plus féminines et poétiques. Ce sous-genre est apparu grâce à de grandes dames de l’imaginaire pour qui le féminisme était une valeur importante, pour ne pas dire un combat.
Des écrivains d’aujourd’hui rendent hommage à ces auteurs d’hier, en redonnant vie à des héroïnes fortes et passionnées. Suivez-les sur les rivages d’Avalon, mais aussi dans nos rues familières ou vers des mondes encore inconnus… Embrassez les ténèbres pour renaitre dans la lumière !

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Ana Montañez au civil, Estrellada de mon nom de sorcière, je vis à Londres où j’exerce le beau métier de praticienne occulte.
Un contrat inattendu me tombe dessus alors que je voulais justement changer d’air : un dénommé Federico Ruiz, nouveau propriétaire d’une maison hantée à Madrid, fait appel à moi pour libérer le fantôme. Un client séduisant, le soleil de mon Espagne natale… Voilà la parenthèse dont j’avais besoin.
En théorie, je ne devrais pas court-circuiter ainsi les Sœurs de Diane, le cercle magique local ; encore moins sachant que ce sont elles, à l’origine, qui ont détecté mes pouvoirs. Pour un simple exorcisme, je peux me le permettre, je suppose. Qu’est-ce que je risque après tout ? Je connais mon métier. Mais les spectres madrilènes ont parfois la peau dure. Je crois que j’avais oublié à quel point.

30761_aj_m_1003

Paris, 1894

C’est l’effervescence au Louvre : le musée accueille la Pythie, une statue ramenée d’un site archéologique de Delphes. Alors que tous les yeux des visiteurs sont rivés sur la nouvelle œuvre, ceux de Samuel, un jeune gardien, se posent sur Clara, une étudiante en Arts, habituée des salles. Mais depuis l’inauguration de l’exposition, d’étranges événements forcent la rencontre de ces deux jeunes gens, nouvellement associés pour comprendre ce qu’il se trame dans les couloirs du Louvre et empêcher que Paris ne sombre, ensevelie sous les couches du Temps et de l’Histoire.

 

Avec notre commande, on reçoit également le catalogue de toutes les sorties prévues en 2016, autant dire que j’ai déjà ma petite liste avec en tête :

Le Tome 3 des Damnés de Dana et le Tome 3 de La geste des exilés + beaucoup d’autres ^^

Plus un ou deux livres déjà sortis que j’espère retrouver sur leur stand samedi prochain à Paris lors du Salon du Fantastique.

Vous vous êtes laissés tenter également ?

Bisous

Fantastique, Lectures "La tête dans les étoiles"

Il neige sur Encelade par Olivier Moyano

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Editions du Chat noir

Collection Griffe sombre

193 pages

Paru en 2014

Quatrième de couv’ :

Après avoir survécu au meurtre de sa mère, Steven est placé en institution et confié aux bons soins de Sylvère Murat. Une relation particulière s’établit peu à peu entre le psychologue et son patient de quatre ans, obsédé par le mystère du « chat qui s’allume », dernières paroles de sa défunte mère. Cependant, au fil des sessions, le thérapeute décèle dans l’ombre du garçon un énigmatique inconnu qui parle au nom du petit. L’étrangeté de ce phénomène atteint un point de non-retour le jour où l’enfant disparaît sans laisser de traces.

Pour Sylvère, le lien n’est pas pour autant rompu. Au contraire, une série d’inexplicables coïncidences vient le renforcer, poussant le psychologue à mettre sa vie routinière entre parenthèses afin de partir à la recherche de Steven.
Mais ce qu’il trouvera au terme de son voyage sera au-delà de toute imagination…

Avec ce roman aux accents Murakamiens, Olivier Moyano nous offre une fiction empreinte d’onirisme où l’on apprend qu’il n’est jamais trop tard pour trouver sa place.

Mon avis :

Dans la première partie de l’histoire, on retrouve Steven, 4 ans, qui raconte avec ses mots d’enfant ce qu’il a vécu chez lui et les derniers mots de sa mère entendue pendant la dispute conjugale qui reviennent comme un leitmotiv tout au long de son séjour au Foyer de l’enfance. Ces rendez-vous sont rapportés par un expert-psychiatre au début puis par Sylvère Murat, psychologue, fasciné par le petit garçon et l’étrangeté qu’il dégage.

On aurait pu croire que Steven aurait été le personnage principal mais finalement non. Tout le récit est porté par Sylvère, qui s’interroge sur l’étrange apparition qui se superpose parfois à Steven et parle avec sa voix, ce qui fait peur au psychologue et l’interroge beaucoup. Un jour, Steven trouve la réponse à sa sempiternelle question ce qui le peine énormément et le pousse à la fugue.

Sylvère se réveille avec une tâche blanche sur le visage et apprend dans le même temps la disparition du petit garçon. Il plaque tout et part à sa recherche mais au final c’est lui qui va se découvrir, la signification de sa tâche également. Dans cette deuxième partie, le récit devient très onirique avec des rencontres salutaires qui feront avancer notre héros dans sa quête personnelle.

J’ai beaucoup aimé les références entre Peter Pan et Dr Jekyll & Mr Hyde, les constellations contées par Lucie qui donne envie de se procurer un télescope pour voir tout ça. Au moment des explications très scientifiques sur une étrange machine, j’avoue avoir le cerveau qui a plié bagages pendant quelques pages mais heureusement ça ne dure pas. La référence à Murakami est exacte, c’est très poétique comme style.

Cette lecture compte pour le challenge Littérature de l’imaginaire.

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Fantastique, Lectures "La tête dans les étoiles"

Diabolus in musica par Céline Rosenheim

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Editions du Chat Noir

Collection Griffe sombre

152 pages

Paru en 2015

Quatrième de couv’ :

Yann est un être solitaire pour qui seule la musique compte, ses projets Sjel et Totentanz représentent tout son univers. Si sa timidité et son esprit rêveur ont toujours suscité l’incompréhension et le rejet, le jeune homme sait aussi que ce caractère a forgé sa créativité. Aujourd’hui, alors que les ombres menacent, sa différence pourrait être un don encore plus précieux, bien au-delà de son talent musical, car Yann perçoit une présence qui plane autour de la scène black metal, une aura maléfique qui pourrait bien anéantir l’inspiration et la vie des musiciens. J’ai toujours préféré le mode mineur, plus mélancolique. On dit qu’il est le mode de la nostalgie et c’est une humeur qui me correspond. Je voudrais commencer mon récit par une note de musique et je crois que ce livre s’écrira en sol mineur.

Mon avis :

Yann est guitariste dans un groupe de Black Metal atmosphérique médiéval (en quelques mots, j’ai perdu tous ceux qui ne sont pas branchés Métal je parie ^^) nommé Totentanz. Bon, je ne suis pas très fan de ce genre non plus surtout qu’il crache pas mal sur les « vendus » (ceux qui sont bien connus tels Immortal, Dimmu Borgir etc…si vous allez sur Youtube je vous garantis quelques cauchemars ^^) et vénère les petits groupes underground. Ces groupes dans le récit sont une création de l’auteure avec une rivalité entre Totentanz et Peccatum.

Entre les forêts d’Alsace et les Catacombes parisiennes, on suit notre héros solitaire tentant de protéger les membres de son groupe contre des créatures infernales, sa découverte du coupable et l’utilisation de son don d’Empfand.

J’ai eu beaucoup de mal au début à entrer dans l’histoire que j’ai trouvé plutôt hermétique, je n’ai pas de connaissance musicale alors que c’est la vie de Yann et tout tourne autour dans cette histoire. Le ton est plutôt mélancolique. J’ai finalement plus apprécié à partir de l’agression de Nyx où le récit a décollé enfin et où l’action a commencé.

J’avais pris ce livre tout court espérant me rattraper après mon gros pavé d’Oraisons, et ben non, c’est plutôt dense et j’ai bien trainé une semaine avec. Je n’avais jamais entendu parler d’Empfand donc la mythologie est plutôt pas mal mais ce fut une lecture plutôt moyenne au départ sans être désagréable, je n’ai pas été plus touchée que ça finalement. J’ai un autre livre de l’auteure dans ma PAL, à voir.

Ce livre compte pour le Challenge de la Littérature de l’imaginaire.

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Bonne lecture

Fantastique, Lectures "La tête dans les étoiles"

Willow Hall par Cécile Guillot et Mina M.

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Editions du Chat noir

Collection Graphicat

46 pages

Paru en novembre 2015

Quatrième de couv’ :

Willow Hall… Les murs semblent me chuchoter des prières que je ne comprends pas… Les ombres s’allongent, chaque coin paraissant cacher quelque monstre à l’affut… Tout ici n’est que ténèbres et désespoir. La fillette dont je dois m’occuper reste plongée dans un silence indifférent. Elle est parfois entourée d’étranges papillons sortis de je ne sais où… créatures magnifiques mais qui m’arrachent à chaque fois un frisson involontaire ?

Mon avis :

Je ne suis pas branchée BD/Manga dans le sens où ça devient rapidement onéreux pour le temps de lecture avec très souvent des séries à rallonge, la blogo comme la booktubosphère m’ont tout de même fait repérer quelques titres que je me garde sous le coude au cas où l’envie de changement me prendrait. Pour les livres illustrés c’est différent, peu de textes mais des dessins en général à couper le souffle qui nous en donnent pour notre argent, c’est le cas de cet artbook.

Mina M. a par exemple réalisé les couvertures de la trilogie Néachronical de Jean Vigne (excellente série dont le rythme va crescendo en mélangeant les genres littéraires au fur et à mesure des tomes) et de Diabolus in musica (présent dans ma PAL). Dans cet opus, elle allie son talent à la plume de Cécile Guillot (Fille d’Hécate et The Pink tea time club) pour le plus bel effet (sa galerie pour un aperçu de son coup de crayon). Tous les titres cités sont dispo chez le Chat noir.

Cette histoire se situe à Willow Hall un manoir familial qui a vu passer nombre de tragédies, le sort s’acharne au fil des générations sur cette famille. Emily est gouvernante d’une petite fille bien étrange, évanescente, qui la plonge dans le malaise, d’abord tentée par la fuite elle va finir par s’attacher à la fillette jusqu’à se perdre.

Cécile fait parler son héroïne à travers un échange épistolaire adressé à son fiancé (dont on n’a pas les réponses ça n’apporterait rien de plus au récit), ce qui nous permet de suivre son cheminement dans ses interrogations, ses doutes puis sa décision de tout faire pour se faire accepter par la petite Lorena, entrer dans son monde, jusqu’à l’issue tragique relatée par une coupure de journal.

On est plongé dans une ambiance gothique, sombre, douce et mélancolique, avec des dessins magnifiques qui illustrent parfaitement la plume poétique de Cécile dans cet ouvrage.

Encore un artbook que j’ai adoré, petit à petit, ma collection s’agrandit. Je vous le recommande chaudement.

Bonne lecture

Fantastique, Lectures "La tête dans les étoiles"

Les Herbes de la Lune, Tome 2, par Anne Laure

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Editions du Chat noir

Collection Cheshire

219 pages

Paru en septembre 2015

Quatrième de couv’ :

« Mon équilibre personnel me faisait penser à un sablier. Il était de mon devoir de garder la même quantité de sable de chaque côté de l’ampoule en verre. Vie humaine. Vie druidique. En franchissant la ligne, je me perdrais. »

Après avoir embrassé sa véritable nature, Abigail va faire face à ses ambivalences pour gagner sa place au sein de la communauté, entre apprentissage et déboires sentimentaux…

Ma chronique du premier tome

Mon avis :

On retrouve Abigail le lendemain de Beltaine en plein désarroi, son révélateur vient de faire surface et la Loi druidique est claire, l’amour est proscrit entre le druide et son révélateur. Timothée disparait sans laisser de signe de vie et ce pendant plusieurs mois, autant dire que le premier tiers du roman se traine en longueur, Abi étant en pleine déprime, le moral oscillant entre crainte et espoir en plus de difficultés d’intégration dans le Cercle druidique.

Les druides peuvent remonter leur lignée avec chacun un descendant bien identifié, le fait qu’Abigail descende d’une orpheline les rend parfaitement hostiles à son intégration de même qu’elle garde des séquelles de sa confrontation avec l’Ennemi dans le premier volume. Une fois arrivée au premier tiers du roman, lors d’une fête druidique qui les réunissait tous, la filiation d’Abigail s’impose à tous et démarre l’action sur les chapeaux de roue, la haine des druides se déchaine, cette filiation est maudite, viennent la fuite… La Traque…

Un dénouement arrive à partir de la moitié du livre on se doute donc que tout n’est pas réglé. Une fois cette moitié passée, on retrouve Abi de nouveau déprimée, très franchement heureusement que le style de l’auteure est hyper fluide car la donzelle pleurniche un peu trop à mon goût rendant le récit assez long au début puis avant la révélation finale mais certains éléments relèvent quand même le tout, sa filiation ambiguë et le pacte scellé lors du 1er volume avec les Seigneurs des Marais qui se conclut à la fin de celui-ci.

Bref, lecture agréable dans l’ensemble malgré une Abi un peu trop molle à certains moments qui se secoue heureusement à d’autres, comme j’attends d’un livre qu’il me fasse passer un bon moment avant tout, son rôle est tenu ^^.

Bonne lecture

Fantastique, Lectures "La tête dans les étoiles"

Les Herbes de la Lune, Tome 1, par Anne Laure

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Editions du Chat Noir

Collection Cheshire

231 pages

Paru en septembre 2014

Quatrième de couv’ :

« Elle est différente, c’est certain. Pas seulement différente des autres filles. Elle est Autre. » Aussi sûrement que ses cauchemars récurrents ne sont pas le fruit de son imagination, l’univers que s’apprête à découvrir Abigail va lui ouvrir les portes de son passé, mais aussi de son avenir.
Les brumes mystérieuses de la lande, la force destructrice de la mer, la célébration du solstice d’hiver et la fête celtique de l’Alban Arthan : autant de secrets que la jeune étudiante ne pouvait soupçonner.

À présent, Abigail devra puiser dans la puissance du cycle lunaire pour affronter son destin qui s’est rapidement mis en marche. Bien trop rapidement…

 

Mon avis :

L’histoire se déroule en Bretagne où l’on suit Abigail, une jeune étudiante en histoire médiévale, qui fait des cauchemars récurrents depuis plusieurs semaines. Ses insomnies commencent à se faire handicapantes pour ses études et elle souhaite se soigner de manière naturelle, son instinct la pousse à se rendre dans une petite herboristerie. Son pendentif attire l’oeil du propriétaire qui lui propose de venir prendre des cours sur les soins naturels. Lors d’une soirée particulière à laquelle elle était invitée, Abigail à un malaise extrêmement violent qui la pousse en pleine nuit à chercher de l’aide auprès de Ler, l’herboriste, qui va lui expliquer qu’elle est une druidesse et s’étonne que sa famille ne l’y ait pas préparé. Débute alors pour Abi un parcours initiatique sur la magie de la nature.

Il ne faut pas s’attendre à un livre rythmé par l’action, c’est très introspectif, Abigail s’interroge sur ses pouvoirs, apprend que sa mère a été adoptée et donc ne connait rien de sa lignée druidique. On apprend avec elle les différentes fêtes druidiques, les vertus de certaines plantes, sa peur du pouvoir en elle. C’est également le temps du choix pour notre héroïne, avec le pouvoir qui la grise en même temps que de l’effrayer, saura-t-elle ne pas franchir la ligne, rester sourde à cette voix intérieure qui la tente vers le chaos ?

Même si l’héroïne passe son temps entre doute, espoir et apprentissage, le style d’écriture est fluide et permet à la lecture de ne pas être ennuyeuse comme on aurait pu le craindre. Le récit est centré sur Abi à 98 % mais il y a de temps à autre quelques petites lignes en italique qui reflètent les pensées de Timothée, on comprendra plus tard pour quelle raison ils sont liés.

Maelann est un autre personnage important lié à notre héroïne (non non pas de panique, il n’y a pas de triangle amoureux même si elle a une pointe de désir, son coeur lui ne se trompe pas et n’hésite pas).

Quelques clichés sont peut-être à déplorer : Timothée, le super canon de l’université, Don Juan qui sort habituellement avec les plus belles et qui jette son dévolu à la surprise de tous sur Abigail (pas qu’elle soit laide non plus hein, mais juste pas le standard habituel du gars). Maelann, le beau mâle ténébreux et énigmatique qu’elle a du mal à cerner et qui l’inquiète en même temps que de refléter un sombre désir de s’affranchir des lois guindées des druides. Morgan, le meilleur ami gay. A part ces légers détails, ma lecture fut agréable dans l’ensemble et j’ai d’ailleurs enchainé avec le tome 2.

Bonne lecture

 

Fantastique, Lectures "La tête dans les étoiles"

La pelote d’épingles par Cécile G. Cortes

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Editions du Chat Noir

Collection Féline

271 pages

Paru en février 2015

L’histoire :

Notre petite héroïne est une mignonne fée-fleur toute en nuance de violet comme l’indique son nom, de la racine des cheveux jusqu’aux ongles des orteils. C’est la meilleure dans son genre et c’est pourquoi elle se retrouve, à peine rentrée de mission, renvoyée dans le monde des humains pour accomplir sa commande de Grand Amour.

Violette est sûre d’elle et c’est la fleur au fusil et un brin autoritaire qu’elle met tout en oeuvre jusqu’à la rencontre des deux tourtereaux, anticipant les violons et les étoiles dans les yeux, leur traçant un avenir radieux, Sevan (le Prince) et Elisabeth (la Princesse) se retrouvent face à face et … RIEN ! Et quand elle tombe par hasard sur une partie de jambes en l’air bien bestiale entre Elisabeth et le meilleur ami de Sevan pratiquement sous le nez de celui-ci, c’est clair, la petite marraine n’était pas préparée au changement de moeurs du XXIe. Toute bouleversée, elle se retrouve dans les bras de Sevan qui profite de la naïveté de la tendre fée pour batifoler un peu avec.

Suite à ça, la pauvre Violette se retrouve violemment châtiée et expulsée à vie du royaume des fées qui n’est pas aussi rose qu’on pourrait le croire. Elisabeth la prend sous son aile, et la petite fée déchue soigne ses blessures extérieures comme intérieures.

Mon avis :

Dans cette petite romance fantastique, les fées et les muses sont connues des êtres humains, oui, des muses, sexy et prédatrices, elles repèrent les talents de demain, les fées forment les couples, dans les deux cas c’est un honneur que d’être repéré par l’une ou l’autre. Notre « couple » attire les deux créatures.

Elisabeth est une jeune couturière qui stagne dans son boulot, sa supérieure faisant ce qu’il faut pour qu’elle ne progresse pas dans la hiérarchie. Sevan est « chanteur » plutôt comprendre qu’il ânonne des textes sans âme, machine à tubes et à fric, sans possibilité d’être lui-même et empêché de faire ce qu’il aime.

Bien que la mission de Violette capote, Sevan et Elisabeth sont grands amis et la petite fée a le nez fin en repérant le talent de Solène, petite soeur de Gabriel, ce qui ne passe pas inaperçu pour Gigi, la muse de Sevan, qui attendait que son poulain mûrisse son projet, un groupe rock et décalé se crée.

Pendant ce temps, chacun évolue en douceur, pas de mièvrerie ni de bons sentiments qui coulent à flot des pages, c’est une grande amitié avant tout qui mûrit, les liens entre les personnages sont solides, Violette est entre de bonnes mains avec Elisabeth et Solène qui l’aident à se reconstruire. Les projets se dénouent d’eux-mêmes avec de bonnes rencontres et l’amour nait finalement de façon inattendue…deux fois…et même une troisième histoire qui pointe le bout de son nez peut-être.

A la fin, on apprend enfin qui est le commanditaire de la fameuse demande de Grand Amour et pourquoi ça ne pouvait que foirer, bien marrant.

Oh et sur la plage de Normandie, on rencontre aussi des créatures mythiques mais chut…

Bonne lecture