Fantastique, Lectures "La tête dans les étoiles"

Dracula mon amour par Syrie James

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Editions Hachette

Collection Black Moon

545 pages

Paru en 2010

Quatrième de couv’ :

Sept longues années se sont écoulées depuis la fin tragique de l’aventure qui nous a opposés au Comte Dracula, moi, Mina Harker, mon mari, Jonathan, et trois de nos amis.

Et pourtant… je me souviens de chaque trait de son visage, de chaque muscle de son corps, comme s’il n’avait jamais cessé de m’étreindre.

Aujourd’hui, je ne peux plus supporter le poids de la culpabilité et je me dois d’écrire ce qui s’est réellement passé.

Loin du monstre qu’il pouvait être parfois, il était aussi un homme magnifique, d’une beauté terrifiante et d’une intelligence remarquable.

Je l’ai aimé au premier regard, d’une passion dévorante, charnelle et interdite. Et j’aime à croire que cet amour incendiaire fut partagé.

Voici mon journal intime.
Voici la véritable histoire de Dracula.

Mon avis :

J’ai acheté ce livre d’occasion l’an dernier, couverture, titre, synopsis, tout me plaisait et la lecture fût franchement agréable malgré quelques rares coquilles qui n’ont en rien gâché la lecture. Après Dracula de Bram Stocker (dont le film de Francis Ford Coppola est à tomber visuellement et très fidèle au livre), j’ai lu la suite qui se déroule 20 ans plus tard, Dracula l’immortel, écrite par un lointain petit neveu (Dacre Stocker) aidé d’un spécialiste d’après les notes laissées par le grand-tonton et maintenant, je redécouvre le mythe à travers les yeux de Mina, Ô joie ^^

La collection Black Moon est spécialisée pour le public YA mais personnellement j’ai beaucoup apprécié (certainement parce que je suis une fan du mythe, c’est possible ^^). Le ton du récit est parfaitement respecté je trouve (peut-être un ou deux anachronismes dans les réflexions et encore), Mina est tiraillée par sa conscience et les convenances de ce XIXè siècle et même si elle brûle pour Dracula (le mystérieux M. Wagner) elle est amoureuse de Jonathan (oui un triangle amoureux, eurkkkk). Son coeur balance (son corps aussi, coquine).

J’aurais préféré qu’elle choisisse Mr Wagner plutôt que de s’enfermer avec un Jonathan ennuyeux mais on connait tous la fin de l’histoire quoiqu’à la fin…on rattrape le roman de Dacre Stocker, Dracula l’immortel, pour un certain personnage ce qui est très intéressant. Mina vit intensément dans les bras de Dracula, elle devient passionnée et courageuse, alors qu’elle voue plutôt une tendre amitié que de l’amour pour Jonathan je trouve, qui est un ami d’enfance qui lui offre une vie douce et sereine après son enfance à l’orphelinat.

A travers les yeux de Mina, on découvre un autre Dracula, un immortel qui n’a rien du monstre que Van Helsing ou Jonathan ont dépeint, toutes les tragédies traversées dans l’ouvrage de Bram Stocker ont une autre réalité tout aussi plausible dans Dracula mon amour (ainsi que dans Dracula l’immortel que je ne peux que vous conseiller également).

En bref, passion vs raison, action, un couple impossible tellement romantique (ouais je peux être midinette quand y a des crocs ^^).

Ce livre compte pour le Challenge de la Littérature de l’imaginaire.

8760376

Bonne lecture !

Fantastique, Lectures "La tête dans les étoiles"

La Maison de Londres par Lydie Blaizot

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Editions du Petit Caveau

Collection Sang d’Absinthe

354 pages

Paru en 2010

Quatrième de couv’ :

Londres, 1895.

Ruppert Haversham, Arthur Ruterford et Hubert Michel, trois vampires aux caractères aussi différents que marqués, tentent de vivre normalement malgré la malédiction dont ils s’estiment victimes. Affiliés à la puissante Maison de Londres, ils se retrouvent chargés de l’éducation d’un nouveau collègue, Donald Crump.
Malheureusement, ce dernier se révèle être une véritable calamité qui va mettre en péril l’organisation dont il est censé faire partie. Par sa faute, la guerre avec la Maison de Cardiff prend des proportions alarmantes et ses camarades sont contraints de rattraper ses bêtises.
Leurs pérégrinations vont les mener de Londres à Upper Plot, un village qui semble recéler la clé de leur problème… et même peut-être davantage.

Mon avis :

Je vous retrouve à nouveau avec des vampires (et c’est pas fini, comme dirait la pub ^^). Bien que je sois sûre de ne pas découvrir l’auteure je n’arrive pas à retrouver ce que j’ai lu d’elle, par contre d’autres écrits de celle-ci se trouvent dans des anthologies que je lirai prochainement : Vampire malgré lui des éditions du Petit Caveau et Âme ténébreuse, Coeur lumineux des éditions du Chat noir.

Le récit se situe dans le Londres du XIXè siècle. Même si on peut parler de style gothique ce n’est pas « pompeux » sans être un ton familier non plus, nos trois mousquetaires aiment la déconne mais sans vulgarité, on reste cohérent par rapport au contexte avec une plume légère (ne pas s’attendre à du Bram Stocker ou du Anne Rice par exemple). Ce roman est bien ficelé, je n’ai pas trouvé de longueurs même dans les descriptions, ça permet de « se balader » dans le vieux Londres avec plaisir même si on est bien content de ne pas mettre réellement les pieds à Whitechapel par exemple.

Je me suis bien attachée à nos trois mousquetaires (ainsi surnommés par leur chef Jedediah) : ce fameux trio se compose d’Arthur, grande baraque qui aime régler ses problèmes à coup de dynamite (ça à le mérite d’être efficace en plus d’expéditif ^^), puis vient Ruppert, vieux Lord transformé sur le tard, c’est la tête pensante du groupe et la patience incarnée (jusqu’à sa rencontre avec Donald en tout cas) et enfin, Hubert, médecin prometteur avant sa transformation il a gardé ses compétences bien sûr mais c’est également un être plus sensible que ses compères, celui qui a le plus de mal à tourner la page et trouver sa place ce qui ne l’empêche pas d’être fiable et prêt à aider ses amis au moindre problème.

Tous trois sont censés chaperonner un nouveau vampire transformé sans autorisation, Donald. Problème (ça pourrait être son second prénom d’ailleurs), ce type ne s’intéresse qu’à sa personne et n’a aucune envie de suivre les ordres de la Maison de Londres, prenant des risques avec la Maison Cardiff pour assurer la survie de ses fesses. Bref, un être pitoyable qui le sera jusqu’à sa fin et on ne le prend pas du tout en pitié (c’est même assez drôle, mais quel con quand même ^^). Pour régler définitivement le problème avec la Maison Cardiff, ennemie depuis …. ben ils ne se souviennent même plus « c’est ballot », notre trio se retrouve à Uppert Plot, dans un monastère mystérieux où l’hostilité des habitants sera plus que palpable…

En conclusion, humour noir et action, sans avoir eu de franche rigolade c’était un roman agréable à lire, j’ai passé un bon moment en compagnie de nos trois mousquetaires.

Ce livre compte pour le Challenge de la Littérature de l’imaginaire.

8760376

Bonne lecture !

Fantastique, Lectures "La tête dans les étoiles"

A l’encre de tes veines par Céline Rosenheim

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Editions Rebelle

Collection Lune de sang

165 pages

Paru en 2012

Quatrième de couv’ :

A l’image du diable, les vampires sont multiformes et savent dissimuler leur cruauté sous divers masques. Ils peuvent être aristocrates, peintres ou simple rêveurs. Elles peuvent être actrices, comtesses ou filles de joie. Ils arpentent le passé, le présent et l’avenir. Ils se jouent des frontières, de l’Irlande au Japon, de Venise au grand Nord. Ils s’immiscent dans vos rêves de féerie, dans vos cauchemars futuristes. Et s’ils font pleuvoir bien des larmes, ils sauront peut-être vous voler un sourire.
Mais avant de pénétrer dans leur monde, il vous faudra faire une offrande car ce livre s’écrit à l’encre de vos veines.

Mon avis :

Souvenez-vous de cette première rencontre avec Céline Rosenheim (Diabolus in musica), pour un premier rendez-vous, on peut dire que ce fût mitigé… J’avais tout de même un deuxième livre dans ma PAL acheté d’occasion, attirée par le titre et la couverture d’une part, un synopsis qui me vend tout ce que j’aime d’autre part, allez go ! Eh bien, ce fût une agréable lecture (je l’ai torché en moins de 24h quoi) ^^

Premièrement, on y trouve de VRAIS vampires (bon y en a une dans le lot qui est « végétarienne » lol mais le reste sauve l’honneur, ouf), prédateur sensuel, solitaire, homme ou femme, de New-York au Japon, on suit notre sombre personnage mélancolique et cruel chassant sa proie.

Deuxièmement, c’est un recueil de nouvelles regroupant plusieurs formes de textes (théâtre, journal intime, poèmes et nouvelles). Le style est aussi sombre que dans le premier roman que j’ai lu d’elle mais j’ai bien plus accroché cette fois-ci, c’est poétique et macabre, très gothique, tout pour me plaire quoi ^^ (en fait c’est surtout avec le personnage dans Diabolus que j’avais eu du mal).

Pour ne rien gâcher, on peut s’amuser à écouter les chansons qui ont accompagné chacun des écrits (ceux n’aimant pas le Métal passeront leur chemin…à part pour les 2 extraits de musique classique lol).

Bianca est une réécriture de Blanche Neige qui était marrante, j’aurais aimé en savoir plus ; Le sang des Fées mêlait vampirisme et Faëry de manière innovante. L’enfant Lune est sordide brrr ; La main de Dieu représente assez bien ce que je pense de la chose ^^, etc etc, il y en a vraiment pour tous les goûts…macabres…

Déprimé s’abstenir ^^

En bref, le 3ème livre de Céline Rosenheim, Hiver Noir, est dans ma Wish !

Ce livre compte pour le Challenge de la Littérature de l’imaginaire

8760376

Bonne lecture

Fantastique, Lectures "La tête dans les étoiles"

Il neige sur Encelade par Olivier Moyano

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Editions du Chat noir

Collection Griffe sombre

193 pages

Paru en 2014

Quatrième de couv’ :

Après avoir survécu au meurtre de sa mère, Steven est placé en institution et confié aux bons soins de Sylvère Murat. Une relation particulière s’établit peu à peu entre le psychologue et son patient de quatre ans, obsédé par le mystère du « chat qui s’allume », dernières paroles de sa défunte mère. Cependant, au fil des sessions, le thérapeute décèle dans l’ombre du garçon un énigmatique inconnu qui parle au nom du petit. L’étrangeté de ce phénomène atteint un point de non-retour le jour où l’enfant disparaît sans laisser de traces.

Pour Sylvère, le lien n’est pas pour autant rompu. Au contraire, une série d’inexplicables coïncidences vient le renforcer, poussant le psychologue à mettre sa vie routinière entre parenthèses afin de partir à la recherche de Steven.
Mais ce qu’il trouvera au terme de son voyage sera au-delà de toute imagination…

Avec ce roman aux accents Murakamiens, Olivier Moyano nous offre une fiction empreinte d’onirisme où l’on apprend qu’il n’est jamais trop tard pour trouver sa place.

Mon avis :

Dans la première partie de l’histoire, on retrouve Steven, 4 ans, qui raconte avec ses mots d’enfant ce qu’il a vécu chez lui et les derniers mots de sa mère entendue pendant la dispute conjugale qui reviennent comme un leitmotiv tout au long de son séjour au Foyer de l’enfance. Ces rendez-vous sont rapportés par un expert-psychiatre au début puis par Sylvère Murat, psychologue, fasciné par le petit garçon et l’étrangeté qu’il dégage.

On aurait pu croire que Steven aurait été le personnage principal mais finalement non. Tout le récit est porté par Sylvère, qui s’interroge sur l’étrange apparition qui se superpose parfois à Steven et parle avec sa voix, ce qui fait peur au psychologue et l’interroge beaucoup. Un jour, Steven trouve la réponse à sa sempiternelle question ce qui le peine énormément et le pousse à la fugue.

Sylvère se réveille avec une tâche blanche sur le visage et apprend dans le même temps la disparition du petit garçon. Il plaque tout et part à sa recherche mais au final c’est lui qui va se découvrir, la signification de sa tâche également. Dans cette deuxième partie, le récit devient très onirique avec des rencontres salutaires qui feront avancer notre héros dans sa quête personnelle.

J’ai beaucoup aimé les références entre Peter Pan et Dr Jekyll & Mr Hyde, les constellations contées par Lucie qui donne envie de se procurer un télescope pour voir tout ça. Au moment des explications très scientifiques sur une étrange machine, j’avoue avoir le cerveau qui a plié bagages pendant quelques pages mais heureusement ça ne dure pas. La référence à Murakami est exacte, c’est très poétique comme style.

Cette lecture compte pour le challenge Littérature de l’imaginaire.

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Fantastique, Lectures "La tête dans les étoiles"

Vampires d’une nuit de printemps par Lia Vilorë

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Editions du Petit Caveau

Collection Sang neuf

244 pages

Paru en 2012

Quatrième de couv’ :

Cher journal,

Désormais, mon nom est Fáil, Lía Fáil, et je suis un vampire.
Sans déconner ?
Punaise de pouvoir idiot, et tu réponds à l’écrit en prime !
Ben, depuis le temps, je sais que tu ne sais pas t’empêcher d’écrire tes tracas alors…
Ouais… pas faux…
Alors, vas-y, raconte…
En décembre dernier, je suis devenue un vrai vampire du genre « Kit complet sans les petits inconvénients ». Avec le sexy garde-du-corps écossais en prime.
Tu vas en faire des envieuses ! 
Ouais… surtout qu’à l’heure qu’il est, c’est le seul à ne pas vouloir ma tête pour un crime que je n’ai pas commis !
Qui est ? 
Toute ma nouvelle famille m’accuse d’avoir assassiné notre Maître, celui qui m’a créée. Mais je te jure : j’ai rien fait !
Ça me rappelle quelque chose…
M’en parle pas !

Mon avis :

L’humour décalé y a que ça de vrai pour se détendre. Après un pavé (Oraisons) et un bouquin limite dépressif (Diabolus in musica) j’avais envie d’un truc léger, qui mette le sourire et se lise tout seul sans prise de tête, tous ces défis ont été remportés haut la main par ce bouquin.

J’ai déjà lu la plume de Lia Vilorë dans une anthologie de cette même maison d’édition « Or & sang » avec la nouvelle « Le sang du soleil« , je me garde les autres références sous le coude, j’aime énormément son style.

Lia Fail est la nouvelle et 13ème vampire du Convent Orfhlaith dirigé par Maximilian. Transformée après un accident de bus, elle est emmenée à Los Angeles où vivent ses nouveaux compagnons. Malheureusement pour elle, son nom et son statut réveille un mauvais souvenir pour quelques uns des vampires et un piège va être fomenté pour son élimination.

J’ai beaucoup aimé la mythologie installée par l’auteure, les vampires s’appellent des Eternels et les humains sont des Mortels, pas de toute puissance du prédateur et de sa proie. Leur façon de procéder pour se nourrir de sang est sympathique. On retrouve beaucoup de références cinématographiques comme celtiques, et chacun des vampires a un don plus ou moins dangereux. Celui de Lia est de faire parler et entendre aux autres les objets qui l’entourent ce qui se révèle bien pratique à de nombreuses reprises.

Mon bémol sera pour la quatrième de couv’ qui relate une scène qui n’arrive pas avant plus de 110 pages, elle aurait pu être un peu plus évasive pour le coup mais l’enquête en elle-même est bien cocasse avec les « témoins trouvés ».

Dans l’ensemble j’ai bien souri tout au long de ma lecture et rigolé une fois, je ne comprends pas trop ceux qui ont taxé ce livre de lourd à cause de l’humour étant donné que la quatrième montrait bien ce à quoi on devait s’attendre. Bref, ce livre est chouette si vous voulez vous amuser après une dure journée ou des lectures plus complexes.

Ce livre compte pour le challenge de la Littérature de l’imaginaire.

8760376

Bonne lecture

Fantastique, Lectures "La tête dans les étoiles"

Diabolus in musica par Céline Rosenheim

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Editions du Chat Noir

Collection Griffe sombre

152 pages

Paru en 2015

Quatrième de couv’ :

Yann est un être solitaire pour qui seule la musique compte, ses projets Sjel et Totentanz représentent tout son univers. Si sa timidité et son esprit rêveur ont toujours suscité l’incompréhension et le rejet, le jeune homme sait aussi que ce caractère a forgé sa créativité. Aujourd’hui, alors que les ombres menacent, sa différence pourrait être un don encore plus précieux, bien au-delà de son talent musical, car Yann perçoit une présence qui plane autour de la scène black metal, une aura maléfique qui pourrait bien anéantir l’inspiration et la vie des musiciens. J’ai toujours préféré le mode mineur, plus mélancolique. On dit qu’il est le mode de la nostalgie et c’est une humeur qui me correspond. Je voudrais commencer mon récit par une note de musique et je crois que ce livre s’écrira en sol mineur.

Mon avis :

Yann est guitariste dans un groupe de Black Metal atmosphérique médiéval (en quelques mots, j’ai perdu tous ceux qui ne sont pas branchés Métal je parie ^^) nommé Totentanz. Bon, je ne suis pas très fan de ce genre non plus surtout qu’il crache pas mal sur les « vendus » (ceux qui sont bien connus tels Immortal, Dimmu Borgir etc…si vous allez sur Youtube je vous garantis quelques cauchemars ^^) et vénère les petits groupes underground. Ces groupes dans le récit sont une création de l’auteure avec une rivalité entre Totentanz et Peccatum.

Entre les forêts d’Alsace et les Catacombes parisiennes, on suit notre héros solitaire tentant de protéger les membres de son groupe contre des créatures infernales, sa découverte du coupable et l’utilisation de son don d’Empfand.

J’ai eu beaucoup de mal au début à entrer dans l’histoire que j’ai trouvé plutôt hermétique, je n’ai pas de connaissance musicale alors que c’est la vie de Yann et tout tourne autour dans cette histoire. Le ton est plutôt mélancolique. J’ai finalement plus apprécié à partir de l’agression de Nyx où le récit a décollé enfin et où l’action a commencé.

J’avais pris ce livre tout court espérant me rattraper après mon gros pavé d’Oraisons, et ben non, c’est plutôt dense et j’ai bien trainé une semaine avec. Je n’avais jamais entendu parler d’Empfand donc la mythologie est plutôt pas mal mais ce fut une lecture plutôt moyenne au départ sans être désagréable, je n’ai pas été plus touchée que ça finalement. J’ai un autre livre de l’auteure dans ma PAL, à voir.

Ce livre compte pour le Challenge de la Littérature de l’imaginaire.

8760376

Bonne lecture

Fantastique, Fantasy, Lectures "La tête dans les étoiles"

Labyrinthes par Christophe Guillemain

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Editions secrètes

E-book

3,99 €

Paru en novembre 2015

 

Quatrième de couv’ :

Labyrinthes est un recueil de nouvelles où les personnages, solitaires, cherchent leur chemin dans leur univers. Tantôt une quête de survie, tantôt une nécessité intérieure, tous sont perdus et se hasardent dans des situations complexes et obscures. En chemin, on rencontrera des Trolls au détour d’une forêt, des fantômes dans un château, des monstres au bord de la mer… De Londres au fin fond de l’Arctique, Christophe Guillemain nous fait voyager et rêver à bord de son imaginaire. Serez-vous assez audacieux pour tenter votre chance dans ces labyrinthes ?

 

Mon avis :

J’ai lu ce recueil dans le cadre du Comité de lecture des Editions secrètes en octobre dernier, avant corrections finales et édition de l’ouvrage, il nous est demandé si oui ou non les textes sont en adéquation avec le titre et de parler de nos impressions et suggestions découlant de notre lecture. Si l’aventure vous tente, c’est par ici.

J’avais lu une nouvelle de Christophe Guillemain « Les frères de la Flamme noire » dans le recueil Feu des mêmes éditions, une nouvelle de Fantasy qui m’avait beaucoup plu. Ce recueil est disponible gratuitement (pour la version numérique) si vous souhaitez vous faire un avis.

Dans Labyrinthes, on retrouve 11 nouvelles :

  • L’étrange renaissance du ver, l’histoire du capitaine Xavion de Blascogne, grandement mutilé à la guerre, surnommé le Wyrm. Dans sa quête, il rencontrera une magicienne à l’aspect particulier qui lui fera chercher des ingrédients peu ragoûtants dans une forêt enchantée infestée de trolls.
  • Fuir le miroir où Uphira est prisonnière d’un palais tapissé de miroirs et autres surfaces réfléchissantes, je vous laisse découvrir leur fonction…
  • L’illusion dans le labyrinthe, Yuz se perd dans un labyrinthe façon toile d’araignée et se retrouve avec une petite communauté qui lui semble être une secte tellement les individus sont apathiques et de laissent diriger par Maogan. Leur terreur : Stragula.
  • L’ombre sous la voûte, Cleder est un jeune homme chétif, rendu chevalier invincible grâce au magicien Ulolidas, il devra traquer ce qui effraie les villageois dans un vieux fort.
  • Apocalypse dans l’océan blanc, la cité d’Agloo est un village qui dérive sur une plaque de banquise, la famine sévit et les adultes font l’erreur d’abattre un morse, la colère de la déesse Selna sera terrible, sa sentence prend une forme inattendue à la fin qui m’a bien surprise.
  • La nuit du bossu, Drel en a marre des moqueries de ses compagnons et se retrouve à chercher asile dans une communauté féminine, le sanctuaire de Sin-Mu, d’étranges nonnes que ces femmes…
  • La clé de voûte céleste, Caliste est obligé de voyager pour trouver du travail, il propose ses talents de restaurateur à un vieil homme dans un château très poussiéreux d’où se passe d’étranges choses…
  • Brouillard sur fond d’énigme, Lester sort dans les rues brumeuses de Bramah, l’esprit obscurci par l’opium, un tigre circule dans la cité…
  • Comme un arrière-goût d’Errantine, à New-Golgotha, un monde post-apocalyptique, de pauvres hères achètent de la drogue aux moines pour trouver le Sentier et un sens à leur existence dans la nouvelle foi…
  • Le ventre d’Ylluleda, Ylluleda est une guerrière traquée par le dieu Kronides, dont ces diverses transformations nous font penser à Zeus.
  • Tellurbis, ici et ailleurs, Arthur hérite de son oncle qui déménage, il trouve étrange d’avoir une semaine pour s’acclimater à l’atmosphère du manoir pour y vivre définitivement ou vendre, d’étranges phénomènes vont rapidement survenir…

 

Vous retrouvez dans cet ouvrage les différents genres de l’imaginaire, Fantasy, Fantastique et Science Fiction et on peut dire que l’auteur les maîtrise tous. Même si dans un recueil de nouvelles il y en a toujours qui nous plaisent plus que d’autres, alors même que je ne suis pas fan de la Science fiction et du post-apocalyptique, j’ai bien aimé L’illusion dans le labyrinthe, son espère d’araignée géante brrr, et j’ai aussi aimé le palais où est retenu Uphira qui a l’air magnifique, je n’ai aucun mal à m’imaginer ses alentours. Ylluleda est vraiment un personnage que j’apprécie beaucoup, mon regret est d’avoir seulement une nouvelle ce qui est frustrant, un roman sur son histoire serait tellement intéressant…

En bref, auteur à suivre, il ne m’a pour l’instant jamais déçue.

Vous trouvez les ouvrage en version numérique des Editions secrètes sur :

  • Amazon
  • Booken
  • Kobo
  • 7Switch

Bonne lecture

 

 

 

Fantastique, Lectures "La tête dans les étoiles"

Willow Hall par Cécile Guillot et Mina M.

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Editions du Chat noir

Collection Graphicat

46 pages

Paru en novembre 2015

Quatrième de couv’ :

Willow Hall… Les murs semblent me chuchoter des prières que je ne comprends pas… Les ombres s’allongent, chaque coin paraissant cacher quelque monstre à l’affut… Tout ici n’est que ténèbres et désespoir. La fillette dont je dois m’occuper reste plongée dans un silence indifférent. Elle est parfois entourée d’étranges papillons sortis de je ne sais où… créatures magnifiques mais qui m’arrachent à chaque fois un frisson involontaire ?

Mon avis :

Je ne suis pas branchée BD/Manga dans le sens où ça devient rapidement onéreux pour le temps de lecture avec très souvent des séries à rallonge, la blogo comme la booktubosphère m’ont tout de même fait repérer quelques titres que je me garde sous le coude au cas où l’envie de changement me prendrait. Pour les livres illustrés c’est différent, peu de textes mais des dessins en général à couper le souffle qui nous en donnent pour notre argent, c’est le cas de cet artbook.

Mina M. a par exemple réalisé les couvertures de la trilogie Néachronical de Jean Vigne (excellente série dont le rythme va crescendo en mélangeant les genres littéraires au fur et à mesure des tomes) et de Diabolus in musica (présent dans ma PAL). Dans cet opus, elle allie son talent à la plume de Cécile Guillot (Fille d’Hécate et The Pink tea time club) pour le plus bel effet (sa galerie pour un aperçu de son coup de crayon). Tous les titres cités sont dispo chez le Chat noir.

Cette histoire se situe à Willow Hall un manoir familial qui a vu passer nombre de tragédies, le sort s’acharne au fil des générations sur cette famille. Emily est gouvernante d’une petite fille bien étrange, évanescente, qui la plonge dans le malaise, d’abord tentée par la fuite elle va finir par s’attacher à la fillette jusqu’à se perdre.

Cécile fait parler son héroïne à travers un échange épistolaire adressé à son fiancé (dont on n’a pas les réponses ça n’apporterait rien de plus au récit), ce qui nous permet de suivre son cheminement dans ses interrogations, ses doutes puis sa décision de tout faire pour se faire accepter par la petite Lorena, entrer dans son monde, jusqu’à l’issue tragique relatée par une coupure de journal.

On est plongé dans une ambiance gothique, sombre, douce et mélancolique, avec des dessins magnifiques qui illustrent parfaitement la plume poétique de Cécile dans cet ouvrage.

Encore un artbook que j’ai adoré, petit à petit, ma collection s’agrandit. Je vous le recommande chaudement.

Bonne lecture

Fantastique, Lectures "La tête dans les étoiles"

Les Herbes de la Lune, Tome 2, par Anne Laure

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Editions du Chat noir

Collection Cheshire

219 pages

Paru en septembre 2015

Quatrième de couv’ :

« Mon équilibre personnel me faisait penser à un sablier. Il était de mon devoir de garder la même quantité de sable de chaque côté de l’ampoule en verre. Vie humaine. Vie druidique. En franchissant la ligne, je me perdrais. »

Après avoir embrassé sa véritable nature, Abigail va faire face à ses ambivalences pour gagner sa place au sein de la communauté, entre apprentissage et déboires sentimentaux…

Ma chronique du premier tome

Mon avis :

On retrouve Abigail le lendemain de Beltaine en plein désarroi, son révélateur vient de faire surface et la Loi druidique est claire, l’amour est proscrit entre le druide et son révélateur. Timothée disparait sans laisser de signe de vie et ce pendant plusieurs mois, autant dire que le premier tiers du roman se traine en longueur, Abi étant en pleine déprime, le moral oscillant entre crainte et espoir en plus de difficultés d’intégration dans le Cercle druidique.

Les druides peuvent remonter leur lignée avec chacun un descendant bien identifié, le fait qu’Abigail descende d’une orpheline les rend parfaitement hostiles à son intégration de même qu’elle garde des séquelles de sa confrontation avec l’Ennemi dans le premier volume. Une fois arrivée au premier tiers du roman, lors d’une fête druidique qui les réunissait tous, la filiation d’Abigail s’impose à tous et démarre l’action sur les chapeaux de roue, la haine des druides se déchaine, cette filiation est maudite, viennent la fuite… La Traque…

Un dénouement arrive à partir de la moitié du livre on se doute donc que tout n’est pas réglé. Une fois cette moitié passée, on retrouve Abi de nouveau déprimée, très franchement heureusement que le style de l’auteure est hyper fluide car la donzelle pleurniche un peu trop à mon goût rendant le récit assez long au début puis avant la révélation finale mais certains éléments relèvent quand même le tout, sa filiation ambiguë et le pacte scellé lors du 1er volume avec les Seigneurs des Marais qui se conclut à la fin de celui-ci.

Bref, lecture agréable dans l’ensemble malgré une Abi un peu trop molle à certains moments qui se secoue heureusement à d’autres, comme j’attends d’un livre qu’il me fasse passer un bon moment avant tout, son rôle est tenu ^^.

Bonne lecture

Fantastique, Lectures "La tête dans les étoiles"

Les Herbes de la Lune, Tome 1, par Anne Laure

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Editions du Chat Noir

Collection Cheshire

231 pages

Paru en septembre 2014

Quatrième de couv’ :

« Elle est différente, c’est certain. Pas seulement différente des autres filles. Elle est Autre. » Aussi sûrement que ses cauchemars récurrents ne sont pas le fruit de son imagination, l’univers que s’apprête à découvrir Abigail va lui ouvrir les portes de son passé, mais aussi de son avenir.
Les brumes mystérieuses de la lande, la force destructrice de la mer, la célébration du solstice d’hiver et la fête celtique de l’Alban Arthan : autant de secrets que la jeune étudiante ne pouvait soupçonner.

À présent, Abigail devra puiser dans la puissance du cycle lunaire pour affronter son destin qui s’est rapidement mis en marche. Bien trop rapidement…

 

Mon avis :

L’histoire se déroule en Bretagne où l’on suit Abigail, une jeune étudiante en histoire médiévale, qui fait des cauchemars récurrents depuis plusieurs semaines. Ses insomnies commencent à se faire handicapantes pour ses études et elle souhaite se soigner de manière naturelle, son instinct la pousse à se rendre dans une petite herboristerie. Son pendentif attire l’oeil du propriétaire qui lui propose de venir prendre des cours sur les soins naturels. Lors d’une soirée particulière à laquelle elle était invitée, Abigail à un malaise extrêmement violent qui la pousse en pleine nuit à chercher de l’aide auprès de Ler, l’herboriste, qui va lui expliquer qu’elle est une druidesse et s’étonne que sa famille ne l’y ait pas préparé. Débute alors pour Abi un parcours initiatique sur la magie de la nature.

Il ne faut pas s’attendre à un livre rythmé par l’action, c’est très introspectif, Abigail s’interroge sur ses pouvoirs, apprend que sa mère a été adoptée et donc ne connait rien de sa lignée druidique. On apprend avec elle les différentes fêtes druidiques, les vertus de certaines plantes, sa peur du pouvoir en elle. C’est également le temps du choix pour notre héroïne, avec le pouvoir qui la grise en même temps que de l’effrayer, saura-t-elle ne pas franchir la ligne, rester sourde à cette voix intérieure qui la tente vers le chaos ?

Même si l’héroïne passe son temps entre doute, espoir et apprentissage, le style d’écriture est fluide et permet à la lecture de ne pas être ennuyeuse comme on aurait pu le craindre. Le récit est centré sur Abi à 98 % mais il y a de temps à autre quelques petites lignes en italique qui reflètent les pensées de Timothée, on comprendra plus tard pour quelle raison ils sont liés.

Maelann est un autre personnage important lié à notre héroïne (non non pas de panique, il n’y a pas de triangle amoureux même si elle a une pointe de désir, son coeur lui ne se trompe pas et n’hésite pas).

Quelques clichés sont peut-être à déplorer : Timothée, le super canon de l’université, Don Juan qui sort habituellement avec les plus belles et qui jette son dévolu à la surprise de tous sur Abigail (pas qu’elle soit laide non plus hein, mais juste pas le standard habituel du gars). Maelann, le beau mâle ténébreux et énigmatique qu’elle a du mal à cerner et qui l’inquiète en même temps que de refléter un sombre désir de s’affranchir des lois guindées des druides. Morgan, le meilleur ami gay. A part ces légers détails, ma lecture fut agréable dans l’ensemble et j’ai d’ailleurs enchainé avec le tome 2.

Bonne lecture