Lectures "La tête dans les étoiles", Science Fiction

Mort aux grands ! par Pierre Léauté

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Editions Le Peuple de Mu

E-book (version papier dispo)

3,99 €

Paru en 2015

Quatrième de couv’ :

1919. La Première Guerre mondiale s’achève enfin et la France doit reconnaître sa défaite face à l’Allemagne. Humiliée, ruinée, la population vit désormais sous le joug du grand Kaiser. Des cendres de la défaite va cependant s’élever un homme qui ne se résigne pas : le soldat Augustin Petit !

Lui seul a compris les raisons de la déroute. Lui seul en connaît les responsables. Lui seul a le courage de les désigner : les grands ! Voici poindre la terrible revanche du plus patriote des rase-moquettes. Vive les petits bruns !

Deuxième roman de Pierre Léauté, Mort aux grands ! est une uchronie drôle et décalée qui n’oublie pas de nous faire réfléchir sur l’incroyable propension des peuples à choisir, parfois, les idées les plus stupides…

 

Mon avis :

Tout d’abord, je remercie l’auteur Pierre Léauté de m’avoir proposé son livre en novembre dernier et permis d’attendre le début d’année pour me plonger dans son roman.

Même si la SF ce n’est pas mon rayon en général (plutôt celui de chéri avec la Hard SF brrr), l’Uchronie et le Steampunk sont des sous-genres de la Science Fiction qui sont suffisamment soft pour moi. Les réécritures j’adore ça, l’Histoire aussi et l’auteur nous réécrit l’Histoire de la Première Guerre Mondiale, rien que ça.

Cette fois, point de Guerre 14-18 ni de France victorieuse. La guerre se termine en 1919, la France écrasée par l’Allemagne. Au peuple français de se résigner, s’estimer heureux de s’en sortir pas trop mal avec le traité de paix, sauf Augustin Petit, une gueule cassée, qui en rentrant chez lui rumine la vengeance. La défaite : c’est la faute des grandes perches ! La France sera sauvée par les petits !

Le ton est donné assez rapidement, imaginez une nouvelle faction politique de petits bruns, flanquant des dérouillées à tout ce qui dépasse le mètre 75 pire si c’est blond aux yeux bleus (une tare c’est sûr) heyhey ça rappelle quelque chose hein 😉

Augustin Petit sera le président du PPP : Parti des Plus Petits avec comme cri de rassemblement de ses partisans des Piou Piou partout où ils se trouvent, là je me suis bien marrée (ouais il m’en faut peu que voulez-vous ^^). Ils sont appelés les poussins, les autres partis se foutent d’eux littéralement et la France aussi au départ mais c’est sans compter la ténacité d’Augustin…et ses magouilles.

Les scènes les plus drôles sont le Tour de France à pied, le duel avec Clémenceau et la bataille de ménagère chez les anglais (un moment épique à lui tout seul). On rencontrera un journaliste s’appelant René Lataupe et d’autres jeux de mots de ce type pour d’autres candidats à la présidence.

Même si le ton est à la dérision, on sent tout de suite que c’est avant tout une satire de la société très actuelle où que l’on soit dans le monde, les dirigeants contre le peuple, le soulèvement du peuple pour un meilleur gouvernement, mais une fois au pouvoir….ne dit-on pas que de bonnes intentions l’Enfer est pavé ?

On rigole et on réfléchit tout à la fois, j’ai passé un bon moment de lecture, le final promet une vengeance froidement planifiée et un second tome.

Merci encore à l’auteur de m’avoir fait découvrir son roman.

Bonne lecture

 

Lectures "Les pieds sur Terre", Roman historique

Là où tombent les anges par Charlotte Bousquet

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Editions Gulf stream

Collection Electrogène

392 pages

Paru en 2015

Quatrième de couv’ :

Solange, dix-sept ans, court les bals parisiens en compagnie de Clémence et Lili. Naïve, la tête pleine de rêves, elle se laisse séduire par Robert Maximilien et accepte de l’épouser. Mais son prince est un tyran jaloux, qui ne la sort que pour l’exhiber lors de dîners mondains. Coincée entre Robert et Emma, sa vieille tante aigrie, Solange étouffe à petit feu. Quand la Première Guerre mondiale éclate, Robert est envoyé sur le front. C’est l’occasion pour Solange de s’affranchir de la domination de son mari et de commencer enfin à vivre, dans une ville où les femmes s’organisent peu à peu sans les hommes…

 

Mon avis :

Prémices de l’émancipation des femmes sur fond de Première Guerre Mondiale, le sujet me parle totalement et j’ai a-do-ré !!!

Le texte de découpe sous 3 formes :

  • Echanges épistolaires,
  • Journal intime et,
  • Récit

Epouses, mères, amantes ou femmes volontaires prêtes à participer à l’effort de guerre, on va suivre plusieurs femmes et leur façon de vivre sans les hommes. Elles vont devoir sortir de la maison et gagner un salaire et là, on se rend compte que beaucoup de patrons auront été de sacrés ordures quand même : baisse de salaire avec hausse du temps de travail, accidents et misère.

Notre protagoniste principale est Solange, petite jeune femme fragile et soumise, elle fuit un père violent pour se trouver sous la coupe d’un mari type pervers narcissique. Stéréotype qui malheureusement se voit très souvent même de nos jours. La guerre lui permettra de respirer, se découvrir en la libérant de son mari. On peut à ce moment la trouver très égoïste mais c’est ce qui lui permet de se construire justement et de s’affirmer en tant que femme. Solange dira une chose très juste en se comparant à un oiseau qui se serait lui même brisé les ailes de peur de voler, alors même si j’avais envie de la secouer comme un prunier au départ tellement sa soumission me rendait dingue, je l’ai trouvé touchante et elle peut être fière du chemin parcouru.

Lili est la joie de vivre, elle croque la vie et les hommes à pleines dents, s’éclate et fait tout à fond, sans filet, ne regarde pas en arrière et vit chaque instant avec intensité.

Clémence est l’amoureuse. Après une déception sentimentale, elle monte sur Paris. Elle rencontre les filles puis son Grand Amour, Pierre, le conte de fée tourne court avec la guerre, mariage précipité. On a envie de la prendre dans nos bras et de pleurer avec elle sa peur de le perdre à jamais.

Henriette, tante Emma et Marthe sont des personnages secondaires qui offrent d’autres visions féminines de cette période, rendant le récit d’autant plus complet.

Ce livre porté par la plume de Charlotte Bousquet est merveilleux même s’il traite d’une époque extrêmement dure, j’adore et je veux lire tous ces bouquins. J’ai l’Archipel des Numinées au complet dans ma PAL, cette série n’attendra pas longtemps pour en sortir.

C’est notre histoire, lisez-le !

Je vous laisse le lien de l’article de Mandy et la vidéo de Gaëlle.

Les autres livres de l’auteure qui m’intéressent :

  • Au miroir des Sphinx
  • Dragons
  • La marque de la bête
  • Le coeur d’Amarantha (série en plusieurs volumes)
  • Lettres aux ténèbres
  • Llorona on the Rocks
  • Mots rumeurs, mots cutter
  • Plumes de chats
  • Pouvoir et puissance
  • Précieuses, pas ridicules
  • Princesses des os
  • Reines et Dragons
  • Saison Rouge
  • Venenum

Ouais, tout ça 😉

Bonne lecture

 

Fantasy, Lectures "La tête dans les étoiles"

Kara Gillian, T6 : La Fureur du Démon par Diana Rowland

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Editions Milady

Collection Bit Lit

762 pages

Paru en 2015

Quatrième de couv’ :

SON MÉTIER : FLIC. SON HOBBY : INVOQUER DES DÉMONS.

Invocatrice de démons et à présent consultante pour le FBI, Kara Gillian a passé plusieurs mois au royaume des démons, à s’entraîner tout en se remettant de la trahison du seigneur démon Rhyzkahl. De retour sur Terre, elle va se lancer à la recherche d’un invocateur retenu prisonnier par les alliés de Rhyzkahl. Les machinations de ce dernier sont plus complexes que Kara n’aurait pu l’imaginer. Pourtant, elle ne peut se permettre d’échouer dans cette quête car le prix à payer serait… son âme.

Mon avis :

On laissait Kara à la fin du tome 5 se remettant de la trahison de Rhyzkahl, physiquement comme émotionnellement. Elle se refait une santé auprès du seigneur Mzatal et apprend à devenir une invocatrice en béton pour survivre et protéger ses proches. Sa nouvelle mission : récupérer Idris enlever par les seigneurs démons ennemis.

De retour sur Terre pour retrouver le jeune invocateur, un cadavre est déjà sur sa route et des mafieux entrent dans la danse. Pas de doute, ce tome dépote encore, y a de l’action. Kara est beaucoup plus mature et plus méfiante aussi. Ses amis anciens et nouveaux devront renouveler leur dévouement surtout ceux qui viennent du royaume de Rhyzkahl.

Le fil rouge, en plus de la recherche d’Idris, sera la lutte contre la perte de son identité qui survient petit à petit, provoquée par un virus démon pour les seigneurs souhaitant faire de Kara une esclave, un objet utile à leur but : régner sur la Terre (ouais rien que ça ^^). On en apprend plus sur Ryan et son hôte, sur Zack et son autre identité, les allégeances mises à mal par la cupidité.

Une série Bit lit sans vampire ni bête à poil, on trouve des invocateurs de démons, des démons et des seigneurs démons, toute une hiérarchie qui n’est pas aussi linéaire que ça, on en apprend un peu plus à chaque tome. A découvrir.

Bonne lecture

Fantastique, Lectures "La tête dans les étoiles"

Il neige sur Encelade par Olivier Moyano

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Editions du Chat noir

Collection Griffe sombre

193 pages

Paru en 2014

Quatrième de couv’ :

Après avoir survécu au meurtre de sa mère, Steven est placé en institution et confié aux bons soins de Sylvère Murat. Une relation particulière s’établit peu à peu entre le psychologue et son patient de quatre ans, obsédé par le mystère du « chat qui s’allume », dernières paroles de sa défunte mère. Cependant, au fil des sessions, le thérapeute décèle dans l’ombre du garçon un énigmatique inconnu qui parle au nom du petit. L’étrangeté de ce phénomène atteint un point de non-retour le jour où l’enfant disparaît sans laisser de traces.

Pour Sylvère, le lien n’est pas pour autant rompu. Au contraire, une série d’inexplicables coïncidences vient le renforcer, poussant le psychologue à mettre sa vie routinière entre parenthèses afin de partir à la recherche de Steven.
Mais ce qu’il trouvera au terme de son voyage sera au-delà de toute imagination…

Avec ce roman aux accents Murakamiens, Olivier Moyano nous offre une fiction empreinte d’onirisme où l’on apprend qu’il n’est jamais trop tard pour trouver sa place.

Mon avis :

Dans la première partie de l’histoire, on retrouve Steven, 4 ans, qui raconte avec ses mots d’enfant ce qu’il a vécu chez lui et les derniers mots de sa mère entendue pendant la dispute conjugale qui reviennent comme un leitmotiv tout au long de son séjour au Foyer de l’enfance. Ces rendez-vous sont rapportés par un expert-psychiatre au début puis par Sylvère Murat, psychologue, fasciné par le petit garçon et l’étrangeté qu’il dégage.

On aurait pu croire que Steven aurait été le personnage principal mais finalement non. Tout le récit est porté par Sylvère, qui s’interroge sur l’étrange apparition qui se superpose parfois à Steven et parle avec sa voix, ce qui fait peur au psychologue et l’interroge beaucoup. Un jour, Steven trouve la réponse à sa sempiternelle question ce qui le peine énormément et le pousse à la fugue.

Sylvère se réveille avec une tâche blanche sur le visage et apprend dans le même temps la disparition du petit garçon. Il plaque tout et part à sa recherche mais au final c’est lui qui va se découvrir, la signification de sa tâche également. Dans cette deuxième partie, le récit devient très onirique avec des rencontres salutaires qui feront avancer notre héros dans sa quête personnelle.

J’ai beaucoup aimé les références entre Peter Pan et Dr Jekyll & Mr Hyde, les constellations contées par Lucie qui donne envie de se procurer un télescope pour voir tout ça. Au moment des explications très scientifiques sur une étrange machine, j’avoue avoir le cerveau qui a plié bagages pendant quelques pages mais heureusement ça ne dure pas. La référence à Murakami est exacte, c’est très poétique comme style.

Cette lecture compte pour le challenge Littérature de l’imaginaire.

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Fantastique, Lectures "La tête dans les étoiles"

Vampires d’une nuit de printemps par Lia Vilorë

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Editions du Petit Caveau

Collection Sang neuf

244 pages

Paru en 2012

Quatrième de couv’ :

Cher journal,

Désormais, mon nom est Fáil, Lía Fáil, et je suis un vampire.
Sans déconner ?
Punaise de pouvoir idiot, et tu réponds à l’écrit en prime !
Ben, depuis le temps, je sais que tu ne sais pas t’empêcher d’écrire tes tracas alors…
Ouais… pas faux…
Alors, vas-y, raconte…
En décembre dernier, je suis devenue un vrai vampire du genre « Kit complet sans les petits inconvénients ». Avec le sexy garde-du-corps écossais en prime.
Tu vas en faire des envieuses ! 
Ouais… surtout qu’à l’heure qu’il est, c’est le seul à ne pas vouloir ma tête pour un crime que je n’ai pas commis !
Qui est ? 
Toute ma nouvelle famille m’accuse d’avoir assassiné notre Maître, celui qui m’a créée. Mais je te jure : j’ai rien fait !
Ça me rappelle quelque chose…
M’en parle pas !

Mon avis :

L’humour décalé y a que ça de vrai pour se détendre. Après un pavé (Oraisons) et un bouquin limite dépressif (Diabolus in musica) j’avais envie d’un truc léger, qui mette le sourire et se lise tout seul sans prise de tête, tous ces défis ont été remportés haut la main par ce bouquin.

J’ai déjà lu la plume de Lia Vilorë dans une anthologie de cette même maison d’édition « Or & sang » avec la nouvelle « Le sang du soleil« , je me garde les autres références sous le coude, j’aime énormément son style.

Lia Fail est la nouvelle et 13ème vampire du Convent Orfhlaith dirigé par Maximilian. Transformée après un accident de bus, elle est emmenée à Los Angeles où vivent ses nouveaux compagnons. Malheureusement pour elle, son nom et son statut réveille un mauvais souvenir pour quelques uns des vampires et un piège va être fomenté pour son élimination.

J’ai beaucoup aimé la mythologie installée par l’auteure, les vampires s’appellent des Eternels et les humains sont des Mortels, pas de toute puissance du prédateur et de sa proie. Leur façon de procéder pour se nourrir de sang est sympathique. On retrouve beaucoup de références cinématographiques comme celtiques, et chacun des vampires a un don plus ou moins dangereux. Celui de Lia est de faire parler et entendre aux autres les objets qui l’entourent ce qui se révèle bien pratique à de nombreuses reprises.

Mon bémol sera pour la quatrième de couv’ qui relate une scène qui n’arrive pas avant plus de 110 pages, elle aurait pu être un peu plus évasive pour le coup mais l’enquête en elle-même est bien cocasse avec les « témoins trouvés ».

Dans l’ensemble j’ai bien souri tout au long de ma lecture et rigolé une fois, je ne comprends pas trop ceux qui ont taxé ce livre de lourd à cause de l’humour étant donné que la quatrième montrait bien ce à quoi on devait s’attendre. Bref, ce livre est chouette si vous voulez vous amuser après une dure journée ou des lectures plus complexes.

Ce livre compte pour le challenge de la Littérature de l’imaginaire.

8760376

Bonne lecture

Fantastique, Lectures "La tête dans les étoiles"

Diabolus in musica par Céline Rosenheim

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Editions du Chat Noir

Collection Griffe sombre

152 pages

Paru en 2015

Quatrième de couv’ :

Yann est un être solitaire pour qui seule la musique compte, ses projets Sjel et Totentanz représentent tout son univers. Si sa timidité et son esprit rêveur ont toujours suscité l’incompréhension et le rejet, le jeune homme sait aussi que ce caractère a forgé sa créativité. Aujourd’hui, alors que les ombres menacent, sa différence pourrait être un don encore plus précieux, bien au-delà de son talent musical, car Yann perçoit une présence qui plane autour de la scène black metal, une aura maléfique qui pourrait bien anéantir l’inspiration et la vie des musiciens. J’ai toujours préféré le mode mineur, plus mélancolique. On dit qu’il est le mode de la nostalgie et c’est une humeur qui me correspond. Je voudrais commencer mon récit par une note de musique et je crois que ce livre s’écrira en sol mineur.

Mon avis :

Yann est guitariste dans un groupe de Black Metal atmosphérique médiéval (en quelques mots, j’ai perdu tous ceux qui ne sont pas branchés Métal je parie ^^) nommé Totentanz. Bon, je ne suis pas très fan de ce genre non plus surtout qu’il crache pas mal sur les « vendus » (ceux qui sont bien connus tels Immortal, Dimmu Borgir etc…si vous allez sur Youtube je vous garantis quelques cauchemars ^^) et vénère les petits groupes underground. Ces groupes dans le récit sont une création de l’auteure avec une rivalité entre Totentanz et Peccatum.

Entre les forêts d’Alsace et les Catacombes parisiennes, on suit notre héros solitaire tentant de protéger les membres de son groupe contre des créatures infernales, sa découverte du coupable et l’utilisation de son don d’Empfand.

J’ai eu beaucoup de mal au début à entrer dans l’histoire que j’ai trouvé plutôt hermétique, je n’ai pas de connaissance musicale alors que c’est la vie de Yann et tout tourne autour dans cette histoire. Le ton est plutôt mélancolique. J’ai finalement plus apprécié à partir de l’agression de Nyx où le récit a décollé enfin et où l’action a commencé.

J’avais pris ce livre tout court espérant me rattraper après mon gros pavé d’Oraisons, et ben non, c’est plutôt dense et j’ai bien trainé une semaine avec. Je n’avais jamais entendu parler d’Empfand donc la mythologie est plutôt pas mal mais ce fut une lecture plutôt moyenne au départ sans être désagréable, je n’ai pas été plus touchée que ça finalement. J’ai un autre livre de l’auteure dans ma PAL, à voir.

Ce livre compte pour le Challenge de la Littérature de l’imaginaire.

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Bonne lecture