Fantastique, Lectures "La tête dans les étoiles"

Le Chant du Coucou par Frances Hardinge

Editions l’Atalante 2018

Quatrième de couv’ :

Ce qui bougea en premier, ce furent les yeux, les yeux superbes de verre gris-vert. Ils pivotèrent lentement pour se fixer sur le visage de Triss. Puis la petite bouche frémit, s’ouvrit pour parler.
« Qu’est-ce que tu fais là ? Pour qui tu te prends ? C’est ma famille. »

Quand Triss se réveille à la suite d’une noyade dont elle a réchappé, elle comprend que quelque chose ne tourne pas rond : elle est prise de fringales incoercibles, elle se réveille la nuit des brindilles dans les cheveux, et sa sœur a peur d’elle.

Mon avis :

Pour préparer mon épisode pour Halloween j’avais déjà deux lectures dont l’ambiance était parfaite, autant en ajouter un 3ème et -1 dans la PAL du même coup :

  • L’intrigue :

Triss se réveille dans son lit en se sentant très bizarre, le médecin et ses parents sont à son chevet et lui annoncent qu’elle est rentrée la veille trempée après une chute dans la rivière et qu’elle était fiévreuse. Sa petite soeur Pen, elle, n’est pas soulagée du tout de la voir se réveiller et son regard brûle de peur et de haine. Bien que Triss est habituée aux épisodes de maladie dus à sa constitution fragile, cette fois elle a peur que ce ne soit plus sérieux et que ses parents s’en rendent compte. Elle voit ses poupées prendre vie et hurler à son approche, les ciseaux de couturier se tortiller dans ses mains cherchant à la tuer, et personne d’autre n’a ce type de vision dans son entourage, Triss fait tout pour paraitre le plus normale possible mais Pen n’est pas d’avis à la laisser tromper son monde en toute quiétude…

  • Les personnages :

La famille Crescent se compose du père, Piers, brillant architecte qui embellit la ville d’Elchester avec des monuments modernes de plus en plus ambitieux. Céleste la mère est une femme réservée comme le sont les épouses bourgeoises du début du XXème siècle, entièrement tournée vers le bien-être de sa famille et les convenances. Ils ont 3 enfants, Sébastian, Theresa surnommée Triss et Penelope surnommée Pen. Cette famille de notable a été durement touchée comme tout un chacun par la Grande Guerre, le fils de la famille est décédée durant l’hiver 1918 sur le front français à la fin de la guerre. La chambre de Sébastian a été transformée en mausolée et personne n’a le droit d’y entrer comprendre les petites filles.

Des deux fillettes, il y a Triss, 11 ans, qui est d’un naturel très doux et docile, toujours malade, elle est très couvée et gâtée par ses parents. A l’inverse, il y a la petite Pen, 9 ans, intrépide et qui fait souvent des fugues, ses parents ne donnent pas l’impression de s’en inquiéter outre mesure et sous ses airs bravaches on sent que la petite fille en souffre beaucoup, d’où sa rivalité avec sa grande soeur.

Liée à cette famille par la mort de son fiancé Sébastian, on découvre Violet Parish, jeune femme volontaire qui a participé à l’effort de guerre comme de nombreuses femmes et qui comme beaucoup refuse de retourner à la maison pour vivre docilement avec un petit mari, elle est livreuse à motocyclette, possède un franc parler qui horrifie les Crescent et un hiver perpétuel la talonne mystérieusement.

  • L’ambiance :

Le récit nous est servi du point de vue de Triss, elle nous relate les grattements et les voix qu’elle entend dans sa tête, son sentiment de ne pas être à sa place, son amnésie au début du récit, elle ne se souvient plus où est sa chambre par exemple, c’est de cette façon qu’elle découvre le sanctuaire qu’est devenue la chambre de son grand frère Sébastian. Pourquoi sa petite soeur est-elle aussi venimeuse envers elle et surtout d’où vient cette faim atroce qui lui fait manger des quantités énormes à en effrayer tout son entourage sans pour autant lui faire gagner du poids, pire, elle maigrit. Au fur et à mesure des réponses que recevra notre héroïne, on découvrira le peuple de Faerie qui s’est installé en périphérie du monde des humains, les pactes qu’il est dangereux de briser et le féroce désir de vivre même pour les êtres nés de la magie et des maléfices.

En bref :

C’est avec plaisir que j’ai découvert ce livre reprenant un personnage du folklore européen, le changeling, un être créé par les fées pour prendre la place des enfants humains en paiement d’une dette par exemple. Sous le regard de Triss et les souvenirs de son alter-ego, nous seront dévoilés de lourds secrets qui rongent tous les membres de cette famille qui finissent par effriter le beau vernis que l’argent avait posé dessus.

D’autres avis chez : Sometimes, Boudicca,

Bonne lecture !

4 réflexions au sujet de “Le Chant du Coucou par Frances Hardinge”

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